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mardi 31 décembre 2013

Bilan de 2013 (Livres, Films, Séries TV) : une année bien remplie



Bon. Mon dernier "C'est lundi, que lisez-vous ?" remonte aux calendes grecques et ces derniers mois, vous ne m'avez vu qu'à travers mes chroniques (j'ai aussi un compte Instagram tenu à jour régulièrement donc n'hésitez pas à aller le voir. Pseudo : strangeprettyskull) et cette fois-ci j'ai décidé de faire un article un peu plus personnel, au cas où vous croiriez que je suis une machine qui juge des livres et des films.

Vous êtes motivés ? Tant mieux ! Commençons, parce que ça risque d'être long.
(Ne vous inquiétez pas, cet article est coupé en plusieurs parties que vous pouvez passer)

Cet article comportera donc un classement de mes plus belles découvertes de 2013 en terme de livres, films, musique et séries (comme l'indique mon titre, en fait).  Mais également quelques anecdotes dont tout le monde s'en fout intéressantes par rapport à mon blog voire mon parcours.


Rewind de cette année 2013 

Sommaire :
- Histoire du blog
- Top/Flop livres
- Top/Flop films
- Découvertes séries 
-  Découvertes musique


Histoire du blog :


1/01 : Le premier jour de cette première année, j'ai transformé mon blog fiction qui n'avançait pas d'un pouce depuis bien des mois en un blog de critiques de films et de livres. J'ai été inspiré par le travail d'une bloggeuse en particulier : Lothfleur de Secret Forbidden World que je connaissais depuis un petit moment  sur la plateforme Skyrock. Je venais aussi de découvrir le blog Wandering-World qui me convainc de tenter l'aventure.
Ma toute première chronique a été postée le jour même car je venais de voir Les Cinq Légendes, mon film d'animation préféré de l'année avec Moi Moche et Méchant 2. La chronique faisait trois lignes et n'était pas très détaillée si ce n'est "j'ai adoré ! les graphismes étaient géniaux, les personnages attachants, j'ai ris, j'ai été ému...". Quand je vois qu'aujourd'hui je peux faire des chroniques beaucoup plus longues et détaillées, je ne suis pas peu fier.

J'ai continué de faire des chroniques et même si le compteur de visites ne s'est pas emballé, je ne me suis pas découragé.

7/03 : Je termine Struck By Lightning de Chris Colfer, mon tout premier livre VO. J'étais dans la voiture en chemin pour le cinéma et je suis resté bouche bée dix minutes après avoir lu la fin.

8/03 : Une trentaine de chroniques plus tard, j'ai décidé, après avoir vu beaucoup de bloggers le faire, de changer de plateforme et de m'installer sur Blogger, là où je suis encore aujourd'hui. Je l'avais fait car je voulais certaines libertés que Blogger (et d'autres plateformes) propose que Skyrock ne propose pas.
J'ai transféré toutes mes chroniques sur ce nouveau blog que vous êtes en train de visiter.

12/06 : Mon blog comptabilise pas mal de chroniques et de vues. J'ai posté ma candidature pour devenir chroniqueur Gallimard Jeunesse et je suis retenu. Pendant un an (voire plus) je recevrai des livres en échanges de chroniques.

28/12 : J'écris cet article en repensant à l'année écoulée et bon sang ! J'en ai fait des choses ! 
Actuellement, je comptabilise :
- 82 livres lus (Challenge Goodreads relevé haut la main ;-) dont 5 en VO
- 73 films vus (tous au cinéma, eh oui !)
- 6606 visites sur mon blog. C'est énorme ! Ce chiffre c'est grâce à vous et je vous remercie infiniment. 

Articles les plus consultés cette année '(en commençant par LE plus consulté) :
1. Les Profs
2. Monstres Academy
3. 1984. George Orwell
4. Oblivion
5. World War Z
6. Upside Down
7. 2 Broke Girls
8. Le petit Nicolas. Sempé et Goscini 
9. Percy Jackson 1/Le voleur de foudre. Rick Riordan.
10. Les croods

Maintenant, passons au plus intéressant : les classements. Pour chaque catégorie, j'en présenterai 5 (soit les 5 meilleurs et les 5 pires pour les livres et les films) :
Certaines des séries et certains des albums présentés recevront un article spécial.
Attention : Pour les livres et films qui apparaissent dans la catégorie flop, je tiens à préciser que mon avis n'engage que moi et que si vous tenez à formuler votre désaccord (ce que vous avez tout à fait le droit de faire), veuillez le faire avec un minimum de politesse et des arguments s'il vous plaît.


Livres



Top : 



Struck By Lightning, Chris Colfer
Chronique détaillée 
Bon. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que c'est LE livre de 2013 pour moi. Mon plus grand coup de cœur de l'année. Ma toute première lecture VO, un roman intelligent avec un anti-héros si attachant. 
Peut-être que vous ne l'avez pas trouvé si intéressant que ça mais j'assume totalement le fait de l'avoir adoré. 



 

Boys don't cry de Malorie Blackman

Chronique détaillée

Une énorme surprise et un coup de foudre. Un concept peu abordé dans la littérature YA aux personnages attachants et à la morale très belle.
Le style de l'auteure est magnifique et même si les personnages sont des hommes, elle a totalement réussi à capter leur état d'esprit.


Les chemins de poussière 1/Saba ange de la mort, Moira Young
Chronique détaillée
Une dystopie magnifique, que j'ai préféré à Hunger Games, même. Un parfait dosage entre l'action et les relations humaines. Un personnage principal qui a des qualités comme des défauts et qui apprend une importante leçon de vie.

Le passe-miroir 1/Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos 
Chronique détaillée
Un roman tout bonnement génial. Il m'a réconcilié avec le fantastique. L'univers et les idées de l'auteure sont si originales et tout simplement : lisez-le !
J'ai hâte de découvrir ce que nous réserve la suite.


Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb
Chronique détaillée
Lorsque je mets Stupeur et Tremblements, c'est un regroupement de ses œuvres sur le Japon. Stupeur et tremblements a été le premier et le meilleur pour moi mais j'aime ses autres romans. 
La plume est à la fois poétique et dynamique. Les évènements sont cocasses et l'auteure nous fait découvrir une facette du Japon qu'on n'a pas l'habitude de voir.





Flop :



L'écrivain de la famille de Grégoire Delacourt
Je n'ai vraiment pas suivi l'engouement qu'ont les gens à propos de cet auteur. J'ai lu également La liste de mes envies mais honnêtement, je ne crierais pas au génie.
L'écrivain de la famille est le seul roman que j'ai abandonné au cours de l'année. Bien que court, je n'avais pas la force de finir cette histoire.
Théa pour l'éternité de Florence Hinckel
Chronique détaillée

Alors là ! Je le répète comme dans ma chronique : j'ai détesté ce roman à un point ! A la base je ne voulais pas publier la chronique mais bon, les rares fois où je déteste un roman, il fallait bien l'écrire.
Théa m'a tellement énervé ! Cette fille qui a tout sans rien donner en échange m'a donné envie de lui mettre une paire de claques. 



Réseau(x) de Vincent Villeminot
Chronique détaillée
Un roman bien trop compliqué à suivre avec des personnages en surabondance et une histoire que ne m'a pas plu.







 La Passerelle de Lorrie Moore

Un roman pas si terrible mais que j'ai très peu aimé. 
Je n'ai pas réussi à cerner le personnage de Tassie, un mélange très étrange entre la fille de la campagne, les mains dans la boue et l'universitaire intellectuelle qui fait des dégustations de vins.
L'histoire en elle-même s'annonçait intéressante mais ce que nous dit le résumé commence très tard et se finit brusquement très tôt, sans que les questions posées soient éclairées.


Six jours pour (sur)vivre de Philip Webb


Honnêtement, je ne me souviens même plus de ce roman, à part que je me suis fortement ennuyé.

 

 

 

Films



Top :



Insaisissables

Chronique détaillée


Époustouflant. C'est tout ce que j'ai à dire. Le meilleur film de 2013 selon moi. 
Une intrigue captivante, un concept fort plaisant. Un tout époustouflant.



 
Gatsby le magnifique
Chronique détaillée
Mon plus gros coup de coeur en film. Je m'attendais à quelque chose comme Sur la Route (que je n'ai pas aimé) mais pas du tout !
La musique, les costumes, l'ambiance, l'époque, l'histoire d'amour. Tout. 
J'ai lu le livre et l'adaptation y est très fidèle.

Moi moche et méchant 2
 Chronique détaillée
Cette année on nous a proposé beaucoup de films d'animations mais Moi moche et méchant 2 a été celui que j'ai préféré (avec Les 5 légendes).
J'ai bien ris, les personnages sont attachants et il m'a rappelé Le Lorax que j'avais également beaucoup aimé.






 

 
 Hunger Games 2 : l'embrasement
Chronique détaillée
Une adaptation très fidèle d'un roman déjà très bon. La suite encore mieux d'un film déjà très bon.
Un superbe jeu d'acteurs, des costumes époustouflants et une arène aussi bien que je l'avais imaginé.





L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S Spivet
 Chronique détaillée
Enchanteur, fidèle au roman, des personnages tous très attachants et une histoire magnifique.
Et puis il fallait quand même mettre un film français (ou du moins pas américain) dans ce classement.






Flop :



Cogan. Killing them softly.

Chronique détaillée

Un film que j'ai trouvé long, très long, très très long. 
Les personnages sont tous des chiens (pour rester poli), les dialogues sont insipides.
Si vous vous attendez à de l'action, vous allez être déçus.
Die hard 5 : belle journée pour mourir

Chronique détaillée

Contrairement à Cogan, beaucoup, beaucoup trop d'action.
Le scénario était tellement impressionnant que je l'ai déjà oublié.
Un film où passer par la fenêtre du dixième étage est tout aussi conventionnel que passer par une porte.
Tonnerre

Un film dont vous n'entendrez sûrement pas et ce n'est pas plus mal si vous n'aimez pas les films d'auteurs pseudo intellectuel, n'allez pas voir ce film. 






Elysium
Chronique détaillée
Alors dans l'absolu, je n'ai pas détesté Elysium mais c'est une très grosse déception. J'en attendais beaucoup et le rendu m'a déçu.
Ce que j'espérais être une dystopie avec une morale en béton et des affrontements politiques s'est révélé n'être qu'un film d'action avec des armes de folie et une logique quelque peu absurde.




C'est la fin

 Une comédie de potes (un peu beauf, il faut se le dire) à laquelle je n'ai pas accroché du tout. C'est d'ailleurs étonnant  hypocrite de voir que les américains font l'éloge de ce genre de film où la beuverie est monnaie courante alors qu'ils veulent préserver leurs enfants de l'alcool en fixant la majorité à 21 ans. 'Fin voilà.
Au moins j'aurais vu Emma Watson.


Séries :

 

 

Musique : 

Découvertes  des artistes :







Nouveautés (ou pas) d'artistes que je connaissais déjà :


 Petite bataille France vs Etats-Unis

Top livres : France (on pousse jusqu'à Belgique) 2 - Etats-Unis 3
Flop livres : France 3 - Etats-Unis 1
Top films : France 2 - Etats-Unis 3
Flop films :  France 1 - Etats-Unis 4
Séries : France 0 - Etats-Unis 5
Découvertes musicales : France 0 - Etats-Unis 2
Nouveautés musicales : France 0 - Etats-Unis 3

En sachant que je soustrais du total les flops, ça nous fait

France : 0
Etats-Unis : 11

Bon. C'est rassurant de voir à quel point je soutiens mon pays dans le domaine culturel.

Ainsi s'achève ce bilan. J'espère que vous en serez venus à bout.

Quant à vous, n'hésitez pas à me dire vos tops/flops et si vous aussi, vous avez plus d’œuvres américaines dans votre classement que de françaises. 

Une excellente année 2014 à vous chers Strange Bookworms !!

dimanche 29 décembre 2013

Livre numéro 82 : La Sélection. Kiera Cass

Auteure : Kiera Cass
Edité chez : Robert Laffont collection R
Résumé : Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la «Sélection» s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés: l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer?

Avis :

 

La Sélection est un roman que j'avais lu alors qu'il venait de paraître l'année dernière et comme j'ai le tome 2 dans ma PAL, j'ai décidé de me rafraîchir la mémoire.

En lisant des avis sur Goodreads, je me suis rendu compte que ceux qui ont lu le livre soit l'ont adoré soit l'ont détesté. Certains crient même au plagiat de "Hunger Games" et c'est vrai que pendant ma relecture, certains points communs m'ont plus interpellés que la première fois. Cependant je ne dirai pas que c'est un copié/collé. Allez écrire une dystopie impliquant une télé-réalité à échelle nationale et voyez si vous ne reprenez pas certaines idées.

America est un personnage très attachant, bien que très bas placée dans la hiérarchie sociale, ne vient pas se plaindre contre le gouvernement mis en place ou estimer qu'elle et sa famille devraient vivre dans de meilleures conditions. Pour une artiste, elle reste toujours très humble et généreuse. Contrairement à son frère Kota, elle reste très attachée aux valeurs familiales et, défaut comme qualité, elle veut faire plaisir à tout le monde, quitte à ne pas faire ce qu'elle a envie de faire. Ce qui contraste avec son côté un peu trop franc, mais qui m'a beaucoup plu. 
A propos de sa langue pendue, heureusement que Maxon n'ait pas la grosse tête (comme Joffrey dans Game of Thrones pour ne citer que lui) car je pense que America aurait passé un sale quart d'heure.

Le prince Maxon est un personnage qu'on découvre petit à petit. Tout comme America, on a des aprioris dûs à sa condition mais certaines fois, j'ai eu tort à son sujet. Il ne vit pas dans le même monde que vous et moi, il n'est jamais tombé amoureux et ne sait pas vraiment comment se passent ces choses-là, lui demander de choisir celle qui deviendra sa femme alors qu'il n'a jamais vécu une relation amoureuse est une mission bien compliquée. Surtout que contrairement aux candidats lambdas de télé-réalité, le pays a les yeux braqués sur lui et se séparer de celle qu'il a choisit est impossible. Autant vous dire que la pression qu'il a sur ses épaules est énorme. Sans oublier que vu la récompense à la clé, les candidates ne montreront pas forcément leur vrai visage.

Le triangle amoureux du roman est relativement mis en avant car contrairement à Hunger Games, America doit juste séduire un prince et pas assassiner 23 adolescents pour gagner. Normal que l'amour soit placé au centre de l'histoire, donc. 
Selon moi, il est très difficile de choisir son camp (Team Maxon ou Team Aspen) dans ce premier tome car les deux prétendants sont très peu décrits et j'attends que le tome 2 les détaillent plus, fasse remarquer leurs différences afin de faire un choix définitif.

Céleste, qu'elle vipère celle-là ! Le personnage qu'on adore détester, j'ai pas raison ? Bon. L'auteure lui a quand même mit que des défauts. Non pas que ce genre de personne n'existe pas mais de là à la faire toute noire, c'est difficile à faire passer.
C'est d'ailleurs ce que je reproche aux candidates, pour moi, elles avaient l'air d'être toutes blanches ou toutes noires. Excepté America, Marlee, Céleste et Kriss vers la fin, aucune ne se démarque à mon goût. Il n'y a pas eu de coups en traître. Après tout, L'UNE D'ENTRE ELLES VA ÉPOUSER LE PRINCE ! A la télévision (voire dans la vraie vie) on voit des filles se crêper le chignon pour moins que ça. D'ailleurs, ça m'a étonné qu'il n'y ait pas de confessionnal où les filles se cassent du sucre sur le dos. Dommage.

Au niveau du contexte, j'ai été déçu. L'Histoire d'Illéa, pourquoi pas. Mais, au bout de trois cents ans, peu de choses ont changé. Notamment dans le domaine de la technologie où tout semble figé dans les années 2000 quasiment. Cela peut faire parti du charme du contexte mais dans de la science-fiction, la technologie c'est le minimum, non ? 

En résumé : La Sélection est un roman qui fait passer un bon moment, l'héroïne est attachante, l'ambiance girly sans pour autant émasculant et rose bonbon. Je le recommande à celles et ceux qui aiment les dystopies axées sur la roman comme Promise. 


Note : 3.75/5 




jeudi 26 décembre 2013

Film numéro 75 : Carrie, la vengeance

Durée : 1h 40min

Réalisé par Kimberly Peirce


Avec Chloë Grace Moretz, Julianne Moore, Judy Greer...


Genre : Epouvante-horreur , Drame
Nationalité : Américain


Synopsis :
Nouvelle adaptation du roman "Carrie" de Stephen King, dans lequel une jeune lycéenne, sur-protégée par sa mère, use des pouvoirs télékinétiques qu'elle a récemment acquis le jour où ses camarades vont trop loin.




Avis :


Bien que cela fait des mois que j'ai lu le roman, en regardant le film, beaucoup d'éléments me sont revenus en mémoire.

La mention "film d'horreur" m'a fait appréhender cette adaptation. Le film allait-il reprendre vaguement l'histoire en le mettant à la sauce américaine pour en faire un film pour ados ?
Je dis ça car pour moi, Carrie n'était pas un roman où j'ai eu spécialement peur. Certes la mère est un personnage effrayant et la scène du bal n'aurait pas sa place dans My Little Pony mais dans le fond, ce ne sont pas des explosions de sang à tout va.

Le film reste assez fidèle au livre et c'est d'ailleurs étonnant car vu la longueur du roman (à peine 260 pages) je ne voyais pas vraiment comment meubler un film d'une heure quarante mais la réalisatrice a très bien réussi sa mission. Après, il y a déjà eu des adaptations du film mais je ne les ai pas vues donc je ne peux dire si elle s'en est inspirée.

Chloë Moretz (l'actrice qui joue Carrie) ne cessera de m'impressionner rôle après rôle. De Hit-Girl, la tueuse masquée sûre d'elle et fougueuse à Carrie, une jeune fille effrayée par le monde et plus timide tu meurs, les rôles sont tout à fait différents.
A la fin du film, on voit Carrie, partagée entre la fureur et la peur, Chloë Moretz a très bien su jouer cet état d'esprit et ce n'est pas donné à tout le monde.
J'étais très étonné d'ailleurs lorsque j'ai appris qu'elle n'avait que 16 ans. Vous imaginez ? A seize ans, elle a une filmographie bien remplie et ce n'est que le début. Immense tirage de chapeau pour cette actrice.
D'ailleurs, dans le film, tous les acteurs qui jouent ses camarades ont l'air beaucoup plus vieux qu'elle. 

Les autres acteurs du film jouaient tous très bien leurs rôles. Juliane Moore (la mère de Carrie) qui, les rares fois où je l'ai vu, jouait des rôles de mère de famille douce et sympathique, m'a fait frissonner en fanatique religieuse et folle furieuse notoire.
Cependant, je m'attendais à ce que la maison soit plus glauque, avec des tableaux représentant Jésus et d'autres passages de la Bible partout alors que sur un papier peint vieux comme le monde se trouve un ou deux crucifix.
 
Mme Desjardin est vraiment adorable, je ne sais plus si elle était si protectrice envers Carrie dans le roman mais c'est vraiment une super prof.

Le gros bémol que je donne à ce film c'est le placement de produit. L'histoire originelle se passe dans les années 70 et j'ai cru qu'on y était jusqu'à ce que Chris sorte un Sony Xperia et poste la vidéo sur YouTube. C'est étrange car il y a une faille spatio-temporelle entre Carrie, sa mère, la ville et Chris et sa bande. (Chris est une fille au cas où vous vous poseriez la question)
C'est dommage qu'un cadre et une ambiance aussi bien respectés soient gâchés par une telle action marketing. Mais je reconnais que le sujet principal est l'harcèlement en milieu scolaire et ce qu'a fait Chris est une humiliation qu'on retrouve aujourd'hui. 

Pour la scène de fin, la réalisatrice a prit quelques libertés en changeant les évènements. Pour ceux qui comptent le voir. Je ne spoilerai donc pas mais une scène en particulier du livre qu'on retrouve différemment dans le livre m'a un peu manqué. Mais dans l'ensemble, l'adaptation est réussie.

En résumé : Carrie, la vengeance est une adaptation fidèle portée par un duo/trio (j'a beaucoup aimé Mme Desjardin) d'actrices surprenants.
Je le recommande à tous ceux qui ont lu le roman et conseille le roman ainsi que le film aux autres. Je vous assure que le film n'est pas une boucherie aux multiples explosions de sang, bien qu'il y en aient. 

Note : 4/5
 
 Avis aux intéressés : Dans Carrie vous pouvez voir la performance de Ansel Elgort qu'on retrouvera en 2014 dans l'adaptation de Divergent et l'adaptation de Nos étoiles Contraires.



mercredi 25 décembre 2013

Livre numéro 81 : Envoûtement. Carrie Jones.

Auteure : Carrie Jones
Edité chez : City
Résumé : Zara collectionne les phobies et les angoisses, comme les autres jeunes filles de son âge collectionnent les bâtons de rouge à lèvres. La vie n'a pas été tendre avec elle et sa mère, incapable de s'occuper d'elle, vient de l'envoyer vivre chez sa grand-mère. Zara espère pouvoir y vivre en sécurité, loin de ses peurs. Pourtant, les froides forêts de la région n'ont rien de rassurant, et d'étranges aventures attendent la jeune fille... Qui est ce garçon qui la suit partout et semble si maléfique ? Heureusement, Nick, un élève de sa classe, veille sur elle, et sa beauté ténébreuse n'est pas le moindre de ses atouts... Mais n'a-t-il pas, lui aussi, de lourds secrets ? Zara ne va pas tarder à découvrir que le danger se cache derrière les apparences... Et que les humains ne sont pas ceux que l'on imagine !


Avis :

 

En cette période de fin d'année, un peu de fantastique aurait été le bienvenu mais je n'ai pas vraiment accroché à Envoûtement.

On y rencontre Zara, une jeune fille détruite après la mort de son beau-père. Pour lutter contre la peur, Zara cherche et énumère le plus de phobies possible. Dans le roman, elle dit d'ailleurs "C'est beaucoup plus simple de comprendre les choses dès qu'elles ont un nom. En général, ce qui me fiche la trouille, ce sont les choses inconnues". 
Ainsi on découvre par l'intermédiaire du livre des peurs plus ou moins étranges comme :
- Arachibutyrophobie : peur de se retrouver avec du beurre de cacahuètes collé au palais (si si, ça existe vraiment)
- Mnémophobie : peur des souvenirs
- Phonophobie : peur des bruits ou des voix
- Maniaphobie : peur de la folie
 Et bien d'autres encore

Pendant ma lecture, plusieurs romans me sont revenus en mémoire : Reste avec Moi de Jessica Warman, Ne Jamais t'embrasser de Melissa Marr ou encore Eternels d'Alyson Noël. Je n'ai pas lu la saga Twilight mais bref, les créatures surnaturelles, les petites villes perdues dans la forêt aux Etats-Unis, la petite nouvelle qui se fait tout de suite remarquer par les deux garçons les plus beaux du lycée, vous voyez le genre.

Je ne crierais pas au plagiat car Envoûtement présente un genre peu exploité jusque-là : les lutins, pixies en VO il me semble. L'histoire est bien menée, certains éléments sont prévisibles mais dans l'ensemble, ça va.

Envoûtement ne m'a pas plus plu car je ne me suis pas attaché aux personnages, occupant quand même une place majeure dans un roman.
Zara, déprimée et justicière dans l'âme m'a paru très pâle. Honnêtement, elle m'a exaspéré par moments, un passage en particulier où bien que tout le monde ait trouvé la solution, elle prend un temps immense. Je n'ai pas manifesté d'empathie à son égard et ça m'a posé un problème dans la lecture.
Nick et Ian m'ont paru également plats. Je ne voyais pas ce qui a fait que Zara ait pu les séduire mais la romance n'est pas mon domaine de prédilection donc ça m'a peut-être échappé.

En résumé : Envoûtement est un roman qui fait passer le temps, je ne suis pas mécontent de l'avoir acheté car je l'ai eu en neuf pour 1 € mais quand je sais qu'il en coûte près de 18€ en temps normal. C'est abusé. Je ne lirais pas la suite (c'est une tétralogie) en tout cas.
Sinon, je pense qu'on a vu mieux en fantastique/paranormal donc je ne vous le recommande en premier si vous chercher un roman du genre.
Note : 2/5 



 

Film numéro 73 : La reine des neiges

Réalisé par Chris Buck, Jennifer Lee
Avec Kristen Bell, Idina Menzel, Jonathan Groff...
Genre : Animation , Aventure
Nationalité : Américain

Synopsis : Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Avis :

Je pense que pour tous les amateurs de Disney (comme moi), Raiponce en particulier, La Reine des Neiges était très attendu.

Pour ceux qui comme moi suivent Margaud du blog et de la chaîne YouTube Les histoires de Margaud, ils sauront que ce film est un coup de cœur et son enthousiasme m'a accompagné pendant le visionnage du film. 
Ceux qui ne connaissent pas son blog et sa chaîne, je ne peux que vous les recommander. 

Comme pour Les Cinq Légendes (Attention : ne pas confondre les deux car La Reine des Neiges vient de Disney et Les Cinq Légendes vient de Dreamworks), les graphismes étaient époustouflants. La neige, les personnages, les décors mais surtout la neige ! 
Là où j'habite, il fait chaud, surtout en cette période mais voir toute cette neige m'a rafraîchit. 

Bon. Graphismes saisissants. Personnages attachants. Parmi eux des bout-en-trains. Chansons entraînantes. Décors magnifiques. La recette habituelle d'un film d'animation quoi. Mais quelques éléments changent de l'ordinaire.

Situé entre Raiponce et Rebelle, la romance dans La Neige des Neiges est aussi peu conventionnelle que mise en arrière plan. Et c'est une bouffée d'air frais, ou plutôt glacé.
Oui, vous l'aurez compris, je ne suis pas amateur des romances.

Dans ce film, il y a une métaphore entre la neige et le caractère glacial d'Elsa. Justement, comme elle a des pouvoirs puissants en rapport avec la glace, il faut qu'elle se montre froide et distante envers sa sœur pour la protéger. 

Entre Anna et Elsa, j'ai largement préféré Elsa. Non pas qu'Anna soit un mauvais personnage mais c'est juste qu'au début du film, elle est beaucoup trop naïve. Comprenez moi, une fille qui a été ignorée par sa soeur toute sa vie tente encore et toujours de se faire aimer.
Je ne crois pas que ce genre de personne n'existe pas mais justement, au bout d'un moment, il faut que ces personnes se réveillent.
Parenthèse pessimiste refermée.

Au niveau de la musique. On retrouve vraiment l'esprit Disney avec des chansons qu'on peut rechanter chez soi et personne ne pourra dire que les actrices qui ont doublés les personnages n'ont pas donné de la voix.

Bien que la version française est très bonne, j'ai très envie de découvrir comment rendent les chansons avec Idina Menzel (Shelby, la mère de Rachel dans Glee) et Demi Lovato pour la chanson Libérée, Let it Go en version originale.

En résumé : La Reine des Neiges est un film dans l'esprit de Disney avec une histoire d'amour, mais de l'amour familial que peuvent éprouver deux sœurs l'une pour l'autre.
 Les graphismes, les chansons, les personnages sont géniaux et je ne peux que vous dire d'aller le voir.
 
Note : 4/5 




 

samedi 14 décembre 2013

Livre numéro 78 : Big Easy. Ruta Sepetys.

Auteure : Ruta Sepetys
Edité chez : Gallimard Jeunesse collection Scripto 
Résumé : Années 50 à la Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n'a pas tiré le gros lot. Fille d'une prostituée qui n'a rien d'une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette villle, surnommée The Big Easy et pourtant si peu easy, pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts. Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut beaucoup mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent bien...


Avis :

Big Easy est un roman que j'avais vu sur la page Facebook de Gallimard Jeunesse et qui m'avait tapé dans l’œil, puis j'ai reçu les épreuves non corrigées et je me suis empressé de le lire. 

Big Easy est une histoire douce et forte à la fois. On découvre Josie, fille de prostituée à la Nouvelle Orléans dans les années 50. Autant dire qu'elle part déjà avec un sacré handicap.

Tout au long du roman, une question persiste : que va-t-il arriver à Josie ? Va-t-elle devenir une prostituée comme sa mère ? C'est peu probable. Va-t-elle devenir gérer le bordel, alors ? Ou va-t-elle réaliser son rêve : quitter cette vie et partir dans une université prestigieuse loin de tout ? La réponse se découvre au fil des pages.

J'ai tout d'abord été déçu par ce livre mais avec plus de recul et une discussion avec ma mère qui l'a lu également, j'ai vu ce roman sous un tout autre angle et c'est cet angle que je vais exploiter dans cette chronique.

Big Easy est un roman aux personnages exceptionnels, si humains mais si fantastiques en même temps.

Josie, il y aurait beaucoup de choses à dire sur elle. Cette fille qui s'est battue pour vouloir une vie meilleure. Personne n'aurait parié que cette fille dont la mère lui a appris à faire les martinis à sept ans aurait pu devenir la jeune femme cultivée et maline qu'elle est devenue. 

La surprise est vraiment quelque chose que Ruta Sepetys a inséré et c'est une mission réussie.

Tout au long du roman, Josie évoque Forrest Hearne, ce riche homme venu un jour dans la librairie où elle travaille. Je reconnais que ces allusions m'ont agacé mais c'est tout ce qui fait le côté humain de Josie. Ce fantasme que le père qu'elle n'ait jamais eu soit un homme comme Forrest, ce qui veut dire un ticket pour sortir de cette vie.

Même si sa vie n'est pas rêvée, Josie a tout autour d'elle des "amis" qui sont là pour elle.

A commencer par Patrick, fils du propriétaire de la librairie et ami d'enfance de la jeune fille. Bien qu'ils se connaissent depuis toujours, certains points dans leur relation restent à éclaircir.

Willie, la tenancière du bordel dans lequel la mère de Josie travaille en tant que prostituée et Josie en tant que femme de ménage. Willie est une femme aussi mystérieuse que fascinante. Cette fille de bonne famille qui cependant s'est lancé dans ce monde peu reluisant. Sa voix éraillée et son caractère dur cachent des séquelles du passé qui ont fait d'elle la femme respectée de tous qu'elle est.

Dora, prostituée de ce bordel, véritable tornade verte extravagante et généreuse. 
L'auteure a vraiment donné une psychologie à ces prostituées. Des femmes blessées qui cherchent dans les hommes de l'attention et de l'affection dont elles ont dû certainement manquer. Même si on ne les aime pas, on est obligé de les comprendre. Et c'est vraiment une belle leçon de vie que nous donne l'auteure.

Jesse, mauvais garçon en apparence, partageant un passé aussi peu reluisant que Josie, ce qui vont les faire se rapprocher. Derrière sa moto et ses airs de dur se cache une personne bien, beaucoup mieux que certains bourgeois de la ville.

Et le meilleur pour la fin : Cokie; le chauffeur de Willie. Un grand bonhomme adorable. Sa couleur de peau à l'époque était un grand handicap mais Willie a bravé les interdits et l'a prit sous son aile.

Mais qui dit gentils dit méchants et c'est tout ce beau monde qui mouvemente la vie de Josie. Ce sont ces interactions qui forment ce si beau livre.

Je ne suis pas un expert des années cinquante aux Etats-Unis ni du Quartier Français en Louisiane mais je fais confiance à Ruta Sepetys. Elle a réussi à me faire voir (ou au moins imaginer)ce qu'était la vie à cette époque. Le côté peu reluisant, le danger qui rode où qu'on soit, la pauvreté...

En résumé : Big Easy est un roman que je vous recommande vivement car il fait un peu plus grandir et même si c'est un Young Adult et que certaines choses sont allégées, c'est vraiment un livre très intéressant. Je n'ai pas lu son autre roman "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" mais il me fait très envie. 


Note : 3.5/5