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mardi 25 février 2014

Film numéro 86 : Tel père, tel fils

RESUME :
Drame japonnais réalisé par Hirokazu Koreeda
avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky

DUREE : 2H00
Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu'il a élevé n'est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste...
 


 Avis :


Honnêtement, je n'ai pas vraiment aimé La vie est un long fleuve tranquille (ça y est c'est dit, on peut me fustiger), donc autant dire qu'une adaptation japonaise m'a fait susciter quelques appréhensions.

Pour les personnes dans mon cas (dites-moi qu'il y en a d'autres) et les autres d'ailleurs, sachez que Tel père tel fils ne reprend QUE le concept des enfants échangés à la naissance. L'un est une comédie, l'autre est un drame donc, ce n'est pas du tout la même chose.

Comment vous réagiriez si vous appreniez que vous n'êtes pas l'enfant de vos parents ou que votre enfant n'est pas le votre ? Voici la question à laquelle le film tente de répondre d'une manière belle et  émouvante sans être arrache-larme.

Les personnages de Tel père tel fils sont complexes et profonds. Que ce soit les pères (je ne vous donnerais pas les noms puisque j'en serais incapable), les mères et les enfants. Chacun a un état d'esprit différent et représente une idée. Ils ont tous des avis différents sur la famille, l'argent, le bonheur et la vie finalement. Cette confrontation des mondes est très enrichissante.

Plus que représentatifs de modes de vie, ces personnages sont humains. Chacun a ses qualités, ses défauts, ses moments forts, ses moments faibles. Portés des acteurs jouant magnifiquement bien;c'est d'autant plus remarquable pour les enfants, dont Keita; on comprend (ou du moins j'ai compris) que les personnages ne sont pas là pour se faire aimer par les spectateurs mais pour leur transmettre les émotions que cette situation si insolite peut provoquer. Chacun a sa façon.   

La culture japonaise y est très bien démontrée. Je ne suis pas étranger au sujet et franchement, Tel père tel fils fait découvrir aux étrangers une vision du Japon très réaliste. Que ce soit le paysage, les décors et l'était d'esprit des personnages, c'est une très bonne introduction de ce pays selon moi.
La scène d'ouverture dans l'école privée représente assez bien la partie urbaine du Japon, on les pousse à l'excellence dès leur plus jeune âge, Keita a à peine 6 ans et il prend des cours du soir pour entrer dans cette école privée, poussé par ses parents. Bienvenue en Asie où l'assiduité est reine.

Comme ce film raconte des tranches de vie chez des personnages qui pourraient être vous et moi, le temps peut paraître assez long. Même si j'ai aimé ce film, je ne peux nier le fait d'avoir senti les deux heures passer. Ce n'est pas un reproche en soi, je pense que c'était la meilleure façon d'aborder le sujet mais je vous préviens juste, si vous chercher un film sans prise de tête, passez votre chemin.


D'un point de vue purement technique, je mettrai un bémol sur la sur-utilisation des fondus au noir.  Ce n'est pas dramatique mais ça me donnait une impression de fin alors que ce n'était qu'une simple transition entre deux scènes (je suis désolé de l'utilisation d'un vocabulaire technique et sachez que si vous ne comprenez pas ce paragraphe, cette partie du film ne changera nullement l'avis que vous pourrez porter sur ce film). 

En résumé : Tel père tel fils est un excellent film dramatique avec une très belle mise en scène et de merveilleux acteurs qui racontent tous ensemble un moment dur dans une vie mais qui se trouve en raconter d'autres, et des moments durs, c'est un composant non-négligeable de la vie.


Note : 4.5/5


samedi 18 janvier 2014

Film numéro 78 : The Immigrant

RESUME :
Drame américain réalisé par James Gray avec Joaquin Phoenix, Marion Cotillard, Jeremy Renner

DUREE : 2H02
Arrivée clandestinement en 1920 de Pologne avec sa sœur malade, Ewa veut découvrir le rêve américain. À l'arrivée à New York sa sœur est isolée pour une suspicion de tuberculose. Ewa ne pense qu'à aller la récupérer. Pour réunir l'argent nécessaire, elle accepte de travailler pour un homme qui semble disposé à l'aider, sans se rendre compte de tous les dangers qui la menacent dans cette ville inconnue.








 Avis :




Une minute. Je reprend mes esprits avant de commencer. 
C'est bon.

Tout comme pour Flight avec Denzel Washington, The Immigrant m'a laissé sans voix lorsque je suis sorti de la salle.

L'époque a beau être la même que celle de Gatsby le Magnifique, oubliez le luxe, les demeures gigantesques et oubliez le bonheur.

On rencontre Ewa et Magda, deux soeurs polonaises immigrées aux Etats-Unis dans les années 1920. A l'époque, New York était une terre d'accueil pour des étrangers s'entassant dans des transatlantiques pour espérer avoir une vie meilleure. Et c'est ce que sont venu chercher ces deux soeurs. Malheureusement Magda est mise en quarantaine et Ewa, femme célibataire, va se faire renvoyer chez elle. C'est là qu'elle rencontre Bruno et elle y voit un moyen de réussir à gagner suffisamment d'argent pour sortir sa soeur de l'hôpital.

Dans ce film, il n'y a pas de "héros", les personnages ne sont ni tous blancs, ni tous noirs, et c'est ce réalisme qui m'a beaucoup touché.
Ewa n'est pas la jeune fille innocente et naïve qui croise les méchants hommes, on est loin de ça. Chacun a ses défauts comme ses qualités et on ne nous demande pas de les aimer, juste de les comprendre. 
En gros, l'Humanité est une cause perdue.

Comme pour Gatsby le Magnifique, les décors et les costumes sont époustouflants. Chacun à sa manière. 

Dans l'un on découvre le New York des riches, les voitures, les beaux costumes. Dans l'autre, ce sont les rues bruyantes, les immeubles insalubres, le sentiment d'insécurité et la pauvreté. Dans ce New-York, seul l'argent compte et on ne peut faire confiance à personne.

The Immigrant est un film assez dur car on ne peut pas dire que le chemin d'Ewa soit le plus simple. A chaque fois, les évènements vont de mal en pis jusqu'à la fin. Quelle misère. Et c'est d'autant plus triste quand on sait qu'aujourd'hui encore, des femmes de pays pauvres émigrent aux Etats-Unis ou même en France et que même si quelques petits détails sont un peu romancés, la grande majorité reste vraie.

J'ai trouvé l'atmosphère de ce film parfaite. J'ai eu l'impression de faire parti du film, d'être là, avec les acteurs. Le réalisateur a vraiment le soucis du détail car dans l'appartement, on entendait vraiment les bruits de la rue derrière. Les fondus au noir style vieux film hollywoodien étaient du meilleur effet. Et surtout, il n'y a pas de temps mort, je veux dire par-là qu'il se passe beaucoup de choses et que le réalisateur n'a pas perdu de temps en montrant des scènes dispensables, je parle notamment des scènes de sexe. Tout le monde sait ce qu'il va se passer, on passe à la suite. Et ce non-enculage de mouche dans un film du festival de Cannes est une bouffée d'air frais.

En résumé : The Immigrant est un film que je ne peux que vous conseiller si la face peu rebutante de l'Homme ne vous effraie pas (ça fait très pompeux comme phrase). C'est-à-dire que le film fait quand même 2 heures et que si vous n'aimez pas les films sans poursuites en voiture ou fusillade à tous les coins de rue, vous n'aimerez pas. Sinon, je vous le conseille car les décors, les costumes et les jeux d'acteurs sont merveilleux. Et ne vous attendez pas à une histoire joyeuse, car pas du tout.

Note : 4.5/5

jeudi 8 août 2013

Livre numéro 56 : Une Place à Prendre. JK Rowling.

 Auteure : JK Rowling 

Edité chez : Grasset

Résumé : Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apprence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de , nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.






Avis :

 

Commençons par le commencement.
Les éditeurs devraient vraiment mettre une préface du style 
" Si tu as aimé les aventures de Harry Potter et ses amis sorciers un peu cucul la praline (surtout à côté de ce nouveau roman) et que tu t'attends à retrouver la même chose. Bah tu vas tomber de haut mon gars parce que ce n'est plus du tout la même chose. La Jay Kay s'est défoulée et pas qu'un peu"

5 ans après le dernier tome de la saga Harry Potter, JK Rowling en avait des choses à dire, si bien que son roman fait 670 pages en grand format x_x
Cette histoire de pages en effraie plus d'un et je reconnais que lorsque j'ai commencé ce roman et que j'ai vu que je n'allais pas très vite, je paniquais encore plus. Mais en prenant mon courage à deux mains, j'ai terminé cette brique (voire parpaing) en une semaine. Merci merci.
J'ai vu que ce roman est le livre le plus abandonné par les internautes sur Goodreads donc j'étais d'autant plus fier de l'avoir terminé.

Une Place à Prendre est comme Desperate Housewives. Le petit patelin aux maisons bien proprettes dont les propriétaires, dès la porte d'entrée fermée, font tomber leurs masques. 
Bien sûr, dans Une Place à Prendre, les personnages ont un physique banal, laid et les évènements sont un peu plus crédibles que dans la série américaine.

Les personnages sont vraiment l'essentiel du roman, dès les premières pages on est assaillis par le nombre de protagonistes et ils sont présentés un peu à la va-vite, chacun occupe un poste différent dans Pagford, chacun a sa personnalité et ses cadavres dans le placard, chacun est unique mais tous sont guidés par leurs propres intérêts et leur cupidité.

Ce qui a été le plus étonnant pour moi dans cette lecture, c'était que l'auteure a créé des personnages si détestables ! Je vous jure, la première fois qu'elle les décrits, leurs défauts sont mis en avant et même si certains sont plus développés à la suite, je n'ai pas réussi à m'attacher plus que ça. 
En plus, je les ai trouvé un peu caricaturaux. A force d'en avoir fait autant, ils ne sont pas bien approfondis.

Les personnages de Simon, Gavin, Miles, Howard, Shirley, Maureen, Obbo, Fats (qui m'a fait un peu pensé à Dudley dans Harry Potter) et d'autres qui m'échappent m'ont horripilés. C'est à se demander si l'auteure n'a pas des accès de Misanthropie pour faire des protagonistes comme eux. On a les conservateurs, les cupides, les jamais-satisfaits, ceux qui profitent des autres, les salopards. Tous les défauts des Hommes ou presque se trouvent dans les Pagfordiens. C'est comme si les Dursley peuplaient tout un village.

Il y a une famille en particulier qui m'a marqué : les Weedon. Je ne sais pas si dans son enfance JK Rowling a été maltraité par des Weedon mais elle les a torturé du début à la fin du roman. Que ce soit Terri la mère toxico, Krystal la brebis galeuse de Pagford, Robbie le petit frère de Krystal qui ne peut qu'avoir des problèmes. L'auteure s'est bien défoulée sur ces personnages si bien que la fin sonne comme une évidence dans leur parcours. 

Je suis tout à fait d'accord dans le résumé, JK Rowling est vraiment une auteure de génie : elle a aussi bien réussi des romans jeunesses qu'un roman pour adultes. Je dis bien pour adultes car Une Place à Prendre n'est pas adaptée à tout le monde, il est assez noir et reflète une vérité que tout le monde n'est pas prêt à comprendre. 
Si révoltants soient certains personnages ou certaines situations, ça m'étonnerait que JK Rowling les ai sortis de son imagination uniquement. Pagford, Les Champs et ses habitants pourraient se trouver bien plus proches qu'on ne le croit.

En résumé : Une Place à Prendre est un bon roman qui est l'équivalent d'un long téléfilm. Je le déconseille aux âmes sensibles pour la dureté des événements. Si vous voulez retrouver l'univers de Harry Potter, passez votre chemin. Je n'ai pas vraiment ris dans ce roman comme certains mais il fait circuler une palette d'émotions.  
   

 

Note : 3.5/5

mardi 30 juillet 2013

Film numéro 44 : Mud

Film américain réalisé par Jeff Nichols
Avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Reese Witherspoon
Genre: Drame
Durée: 2h 10min
Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?

Avis :

 

Je ne savais pas vraiment de quoi parlait Mud avant d'aller le voir. On me l'avait juste conseillé.

L'histoire se passe en Arkansas, c'est-à-dire en Amérique profonde. Je l'ai vu en vostf et j'ai senti un petit accent, notamment chez Neckbone. 

Il n'y a pas d'exemple qui me vient mais le coup des enfants qui rencontrent un homme à qui ils rendent service en croyant qu'il est leur ami  mais ils rendent compte que l'homme est farouche et solitaire a un goût de déjà vu, non ?

Mis-à-part l'histoire qui n'est pas de dernière fraîcheur à mon goût et la longueur du film, j'ai beaucoup aimé Mud.

Les acteurs jouent vraiment tous très biens, j'avais vraiment l'impression d'être là-bas.

J'ai beaucoup apprécié le travail du réalisateur, il y a vraiment un fil conducteur tout au long du film et chaque élément a sa place. 

Comme pour Gatsby le magnifique, le personnage principal de Mud n'est pas Mud, c'est Ellis qui va faire la rencontre de l'homme. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le film n'est pas centré sur Mud mais le film suit la vie d'Ellis pendant ces quelques jours très mouvementés. Sa famille, ses amours... 
Ce serait possible mais pour un garçon de 14 ans, je l'ai trouvé assez immature.

En résumé : J'ai peu de choses à dire sur ce film si ce n'est qu'allez le voir car Mud réunit toutes les bonnes choses qu'un film devrait avoir.    

 

Note : 4/5 


jeudi 25 juillet 2013

Film numéro 43 : The Bling Ring


Durée : 1h 30min 
Réalisé par Sofia Coppola 
Avec Emma Watson, Leslie Mann, Taissa Farmiga
Genre Drame 
Nationalité Américain
L’histoire vraie d’un groupe d’adolescents californiens qui cambriolèrent les maisons de plusieurs célébrités hollywoodiennes d’octobre 2008 à août 2009. Parmi leurs victimes Megan Fox, Orlando Bloom, ou encore Paris Hilton...

Avis :

 

The Bling Ring est un film qui n'est pas adapté à tout le monde.

Déjà, l'ambiance est très girly : tout au long du film on voit des sacs à mains, des chaussures, des hauts, des robes, des bijoux, du maquillage... De quoi faire une overdose.

Ensuite, le scénario n'est pas commun. Il n'y a là aucune vraie action, l'histoire, basée sur des faits réels, donne l'impression de voir un reportage à la télévision. Les personnages restent en surface, quitte à paraître cliché. 
Sofia Coppola, la réalisatrice, a vraiment laissé le spectateur se forger son propre avis sur la question. Le tout reste neutre. 

Tout le long du film, on suit 5 adolescents très américains. Aucun n'est dans le besoin, loin de là. Mais ils veulent toujours plus. Ils veulent des vêtements de créateurs, des diamants, des sacs à mains, et se prennent très vite au jeu. 
La soif de célébrité animent chacun des adolescents qui se prennent en photo à tout bout de champ puis les postent sur les réseaux sociaux, même pendant leurs méfaits. C'est vraiment parce qu'ils ne restaient pas discrets qu'ils se sont faits prendre. Rebecca, la chef du groupe, est fascinée par les stars de télé-réalité et vénère Lindsay Lohan. Nicki, jouée par Emma Watson est encore plus désireuse de se faire connaître que les autres et on le voit bien dans la scène finale.
J'ai d'ailleurs trouvé les personnages principaux assez humains, pas au même degré que nous mais dans leur façon de parler, leurs volontés, leurs ambitions, la musique qu'ils écoutent. Ce sont les bourges qui cherchent à s'amuser en poussant trop loin. Ils font la fête, boivent, fument, conduisent des voitures de luxes et sniffent même de la cocaïne.   

C'est hallucinant de voir que les célébrités laissent leurs maisons ainsi. L'adresse se trouvant facilement sur internet, les systèmes de sécurité très faibles. Il n'y a personne pour surveiller leur maison. En plus, les membres du Bling Ring ne commettent aucune effraction car les portes restent ouvertes. On se dit que c'est trop facile et romancé mais au final, peut-être pas tant que ça. On sent que les stars ont envie que les gens voient leurs maisons. C'est pour ça qu'ils n'ont qu'une petite grille. La maison d'une des célébrités est d'ailleurs transparente. C'est parce qu'elles veulent être vues. Et c'est ce genre de mentalité qui guident les adolescents de nos jours. 

Le procédé de réalisation du film est intéressant. Plus on avance dans le film, plus les personnages s'éloignent. Les dialogues se rarifient, on les voit de loin lors des cambriolages et donc la réalisatrice montre qu'elle reste neutre dans son jugement. 

Malheureusement, comme le film reste en surface et qu'on a l'impression de voir un reportage télévisé, la réalisatrice a inséré des passages inutiles pour que le film ait une durée "normale" ainsi, lorsqu'on retire les passages comme ceux où elles s'habillent, le film n'est pas très long. Mais au final, le temps est passé très lentement pendant 1h30.

En résumé : The Bling Ring peut être vu comme une critique de la société actuelle, comme au début de ma chronique, tout le monde ne devrait pas le voir car vous pourriez vite vous ennuyer. Ne vous attendez pas à de l'action, du drame et ce genre de choses. Non. C'est comme aller voir un reportage du JT au cinéma. Pour les mecs, j'ai fait une overdose à force de voir tous ces accessoires, vêtements et maquillage. C'est comme une séance de shopping puissance 1000 car entre Paris Hilton et une adolescente "normale" (pas comme ceux du film), il y a beaucoup de zéros de différence.   

 

Note : 3/5 

 

 

samedi 15 juin 2013

Livre numéro 40 : Nos étoiles contraires. John Green

 Auteur : John Green
Edité chez : Nathan
Résumé :
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie

Avis :

Nos étoiles contraires est un roman qui a fait pas mal de bruit depuis sa sortie. Il a été un coup de cœur pour bon nombre de personne, sur la couverture impossible de ne pas voir le badge "Meilleur roman 2012 par le Time magazine" ainsi que les informations sur la future adaptation de ce roman au cinéma. C'était donc avec plaisir que je me lançais dans ce livre que l'amie qui m'a prêté Wonder, Abandon 1 et 2, Kaleb 1 et 2 m'a encore une fois conseillé.

 Je suis navré, je vous l'assure, mais je n'ai trouvé ce roman époustouflant comme certains le laisserait croire. 

Certes l'histoire est touchante, j'ai bien aimé la narratrice, Hazel et l'histoire m'a emporté mais au final, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de flottements dans cette histoire.

Le plus gros problème de cette lecture (et il est bien considérable) c'est que je n'ai pas trouvé les personnages de Hazel et Augustus attachants. Non pas qu'ils soient totalement dénués de charme et de personnalité mais honnêtement, j'ai trouvé que l'auteur est resté en surface. Ainsi dans les dernières pages, je n'ai pas été remué autant que m'ont laissé croire les commentaires sur ce livre. L'histoire d'amour a été mignonne mais très loin de passions tragiques et déchirantes (désolé, j'étudie ça en ce moment au collège et ça déborde sur ma chronique). Je les ai plutôt vus comme de très proches amis mais je n'ai pas senti l'amour avec un grand A. Les moments qu'ils partagent sont superbes certes mais j'ai senti qu'ils se sont mis ensemble pour faire comme tout le monde. C'était dommage.

Sinon, un gros point qui m'a gêné, c'est les passages qui font mention de leur roman favoris : Une Impériale Affliction c'est-à-dire la majorité du roman. Au début, Hazel en parle un peu à Augustus et ils en discutent, ce qui les rapproche de plus en plus mais au bout d'un temps, ce maudit roman me sortait par les trous de nez. J'avais envie de dire "les gars, vous aviez une vie avant ce roman donc faites quelque chose d'autre". Surtout que les mêmes questions revenaient sans cesse et ça m'a saoulé. J'ai bien compris que ce roman est au centre de l'histoire mais c'est quand même grave qu'il soit plus présent que le cancer. En plus la narratrice répète "j'ai relu UIA (Une impériale Affliction)" aussi bien que si elle regardait une rediffusion de Top Model USA, elle lit un roman entier en à peine deux heures (Tu es Hazel et tu lis UIA en deux heures, c'est comme si je te disais tu es  Hazel et tu regarde un épisode de TMU).

Au niveau des autres personnages, j'admire la mère de Hazel qui est une femme très forte et qui, on l'apprend, souffre encore plus du cancer de sa fille que la principale intéressée. Isaac m'a beaucoup plus également, j'apprécie son humour noir et j'ai davantage apprécié Augustus dans les passages où les deux sont ensembles.
En parlant de ça, j'ai également trouvé les passages où ils jouent aux jeux vidéos un peu trop longs, juste le dernier avec Hazel et Isaac qui pètent les plombs qui m'a bien fait rire. Là aussi Hazel termine les romans adapté du jeu en une heure et demie. C'est quand même incroyable.

Pour finir j'ai trouvé ça très moyen le retournement de situations aux cinquante dernières pages, il ne se passait rien plus là ça tombe comme ça et tout s'enchaîne à une vitesse. C'est à se demander à quoi servait les 250 pages précédentes.

En résumé : Nos étoiles contraires n'a pas été marquant et émouvant pour moi, j'ai trouvé les personnages sympathiques mais pas attachants, les moments où Hazel parle du cancer ou de son "amour" avec Augustus sont trop peu fournis à mon goût. J'avais vu le film "Ma vie pour la tienne" avec Cameron Diaz et Abigail Breslin il y a quelques années que j'avais préféré. J'ai préféré également Wonder à ce livre, ce qui m'a aidé à mettre cette note sur ce roman. 
Je n'en garde pas une mauvaise expérience, j'ai d'ailleurs de découvrir d'autres œuvres de John Green.  

Note : 3.5/5 


samedi 18 mai 2013

Film numéro 27 : Infiltré.


Résumé : 

Réalisé par Ric Roman Waugh
Avec Dwayne Johnson, Susan Sarandon, Barry Pepper
Genre Thriller , Action
Nationalité Américain

John Matthews, un homme d’affaires, est dévasté lorsque son fils Jason, 18 ans, est condamné à dix ans de prison : il a été arrêté en possession d’un paquet de drogue envoyé par un de ses amis, mais il ignorait tout de son contenu. John propose alors un marché au procureur : il va infiltrer le plus redoutable des cartels de la drogue afin d’en faire tomber les têtes en échange d’une réduction de peine. Au cœur de l’organisation, il va mettre la vie de beaucoup de monde en jeu, à commencer par la sienne…

Avis :


Il fut un temps où dans "la Cité" des grands-mères veuves dealaient du shit pour arrondir leurs fins de mois. Maintenant, de l'autre côté de l'Atlantique, dans les banlieues américaines plus aisées, des jeunes s'envoie du LSD par la poste en croyant que tout va bien se passer et ils sont étonnés de voir les stups débarquer chez eux. Voici Infiltré. 

Un film qui met en tête d'affiche Dwayne Johnson me laissait imaginer une histoire de gros bras avec des bastons et d'époustouflantes poursuites en voitures. Mais ce catcheur/acteur aussi connu sous le nom de "The Rock" a su incarner un père désemparé de savoir son fils son les verrous, qui serait prêt à tout pour le sortir de ce pétrin.

Nous voilà embarqués dans l'aventure insolite de John, qui est prêt à mettre sa vie et celle de ses proches en péril pour son fils. Je ne pense pas que tous les pères feraient ça. 

C'était un bon film à mi-chemin entre le film d'action et le film dramatique. Cette histoire, inspirée de faits réels, est dure à croire tant elle est incroyable mais au fond, on peut se dire que c'est vrai. Il y a juste la scène de course-poursuite avec un semi-remorque qui doit sans doute faire un peu de pub pour Fast and Furious. Le moment où John rentre dans la maison de Malik, le dealer sans se faire fouiller et qu'il puisse avoir un magnétophone et enregistrer était peu crédible pour moi. 

Niveau jeu d'acteurs, vraiment rien à redire. Tous m'ont fait croire à cette histoire.

Le dernier point qui m'a gêné c'est la fin avec Daniel qui s'en sort alors qu'il a quand même commis des homicides ou au minimum, coups et blessures. D'ailleurs ça m'a bien fait sourire de savoir qu'un homme appelé Jack Daniel vende de la drogue :-) Même si vendre ou consommer de la drogue c'est mal. Ne le faites surtout pas !

En résumé : Infiltré est un bon film dramatique qui montre à quel point la drogue peut détruire les familles, même sans en consommer. Dwayne Johnson se montre sous un nouveau jour et j'espère qu'il continuera.

Note : 3.5/5

dimanche 5 mai 2013

Film numéro 24 : Promised Land


  • Réalisé par :   GUS VAN SANT
  • Avec :   Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand
    Genre :  Drame
    Durée : 1H46
Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…

Avis :

Promised land était un beau film qui a su dépeindre la société d'aujourd'hui (même si je ne suis pas expert en la matière). 

Le décor était vraiment très beau, ces verts pâturages s'étendant à perte de vue. Bien sûr, les campagnes américaines et ses habitants que nous rencontrons ne changent pas du tout des autres films du genre. Ces personnes sympathiques qui passent leurs soirées dans un bar. Le passage au magasin tout-en-un n'est pas là pour me dire le contraire.

Au niveau des personnages, j'ai bien aimé Steve même si je l'ai trouvé peu crédible. Comprenez-moi, quelqu'un qui est si proche d'être très haut placé dans la hiérarchie aujourd'hui ne peut se montrer consciencieux au dernier moment. Certes il vient d'un endroit comme celui-ci mais tout au long du film, il joue le gentil garçon. Non. Cela m'étonnerait que ça se passe comme ça dans la vraie vie. Il a dû à un moment ou à un autre prendre les choses en main de manière brutale. Il n'a pas pu se montrer si performant aux yeux de ses supérieurs en faisant des kermesses à tout va. Enfin, mon avis n'engage que moi.
Comme dans le film In the Air, on a la "bagarre" entre les jeunes et les plus vieux dans une entreprise et il est plus facile de comprendre l'agissement de Steve qui a dû se sentir dépassé par les moyens qu'emploie ses employeurs pour avoir ce qu'ils veulent.
  
Par contre, Sue est vraiment une femme que l'entreprise a eue. Elle est prête à tout pour réussir, quitte à passer très peu de temps avec son fils avec qui elle assure d'être proche. 

En résumé : Promised Land est dans la veine de films comme In the Air avec George Clooney et Anna Kendricks ou encore New in Town avec Renée Zellweger. Ces deux derniers sont mieux développés que Promised Land à vrai dire. Le cadre et l'ambiance sont très chaleureux et ça rehausse un peu ce film.       

Note : 3/5 




lundi 11 mars 2013

Film numéro 6 : Monsieur Lazhar

 RESUME :
Drame canadien Réalisé par Philippe Falardeau avec Mohamed Fellag, Sophie Nélisse, Émilien Néron

DUREE : 1H35
En attente de son statut de réfugié politique, l'Algérien Bachir Lazhar se fait passer pour un résident permanent auprès de la directrice d'une école élémentaire montréalaise, afin d'obtenir le poste de remplaçant d'une institutrice qui s'est pendue dans la classe de ses élèves de sixième année. Cachant lui-même un passé tragique, Bachir est convaincu qu'il saura aider ces enfants en détresse, particulièrement Simon, qui a découvert la pendue, et Alice, qui est l'autre seule élève à avoir été témoin de ce spectacle traumatisant.







Avis :

Monsieur Lazhar présentait une bonne histoire. Les acteurs jouaient vraiment bien. Mais malheureusement le scénario était décevant.

Lorsque je suis sorti de la salle, je me suis dis que le film n'avait rien d'intéressant au final. 
Il y a plusieurs bons éléments mais n'ont pas été exploités assez. On reste sur sa faim. 
Il y avait plusieurs intrigues dont on attendait un approfondi mais tout est resté en surface. On en vient à se demander s'il y a une histoire au final. S'il y a une trame

Car si je veux parler du film, je dirais : après le suicide d'une professeur, Bachir, un algérien exilé au Canada reprend la classe de ce professeur. Cependant des tensions règnent dans la classe, surtout entre les deux élèves qui ont vu le cadavre de leur maîtresse dans sa salle de cours.  

C'est tout. L'histoire s'arrête là
Ils pleurent, crient un bon coup. Bachir raconte la vérité sur lui et sa famille et ça en reste là. 
Il n'y a rien de plus. Et donc on se demande pourquoi avoir fait un film si c'est pour en arriver là. 

C'est bien dommage car l'histoire était vraiment bonne. Je ne sais pas si c'est adapté de faits réels mais on croirait bien, ce serait comme si on filmait de vraies personnes. Il n'y a pas de choses qu'on attend d'un film. Il n'y a pas de fiction, quelque chose d'intéressant et d'inattendu. Cette chose qui n'arrive que dans les films comme on dit.

En résumé : Monsieur Lazhar avait beaucoup mais s'est montré décevant.

Note : 2/5