Affichage des articles dont le libellé est Auteur anglophone. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Auteur anglophone. Afficher tous les articles

dimanche 20 avril 2014

Dans l'ombre de Mary

Durée : 2h05min
Réalisé par John Lee Hancock
Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Ruth Wilson ...
Genre : Biopic
Nationalité : Américain , britannique
Synopsis :

Inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire extraordinaire et méconnue de la création du film Mary Poppins. C’est aussi l’histoire de la relation houleuse qu’entretinrent le légendaire Walt Disney et l’auteure P.L. Travers, une relation si tendue que le film faillit bien ne jamais voir le jour…







Avis :


Dans l'ombre de Mary est un film dans lequel je n'ai trouvé qu'un défaut et ce défaut est minime : il y a un petit peu trop de lumière pour moi ! C'est tout ce que j'ai de négatif à dire à son sujet.

Tom Hanks et Emma Thompson sont fantastiques tout autant que les autres acteurs. Je ne connaissais pas PL Travers et Walt Disney personnellement donc je ne serais pas capable de vous dire s'ils ont bien été repris mais ils m'ont parus humains et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire à de vrais personnes.

Bon, si un biopic est fidèle (je ne connaissais absolument pas l'histoire que ce film raconte), le scénario n'est pas forcément très dur à réaliser mais franchement, toute cette histoire est extraordinaire. 

Le film ne suit pas d'ordre chronologique particulier et alterne le présent au moment de l'action et des flash-back sur une famille d'origine britannique installée en Australie du début du XXe siècle. La manière dont les scènes s'enchaînaient était très intéressante, tout d'abord pour la transition et ensuite, certaines réactions de PL Travers trouvent une explication un peu plus loin.

PL Travers est un personnage complexe et attachant, de prime abord, elle paraît très froide et peu chaleureuse (même si certaines de ses répliques sont excellentes), plus on avance dans le film, plus elle s'ouvre et on comprend les raisons qui la rendent si pointilleuse sur l'adaptation de son film.

J'ai adoré Ralph (son chauffeur) et la relation qu'ils partageaient. Un peu comme Levi de Fangirl (références à revoir, je sais), c'est la bonté personnifié et son parcours personnel ne fait pas de lui un personnage comme on n'en voit que dans les dessins animés.

Je ne sais trop quoi penser de Walt Disney. Tout d'abord il m'a paru trop gentil dans le film, c'est un PDG d'une entreprise énorme. Mais en lisant sa biographie, on apprend que c'est un homme simple parti de peu et dont faire des films est le principal objectif donc je ne trouve pas son air enjoué familial faux.

Si vous ne le saviez pas encore, j'adore les films vintages, j'entends par là des films récents qui se déroulent dans une époque passée, le XXe en particulier. Là encore, la décoration et les costumes sont géniaux. C'est un travail difficile, il faut passer tout en revu pour éviter les anachronismes (et non, on ne s'en fout pas) mais faire revivre une époque est une superbe prouesse.

Le film est assez émouvant, je ne peux le nier, mais il n'est pas arrache-larme et le but n'est pas d'éprouver de la pitié pour PL Travers mais d'expliquer ce qui l'a rendu ainsi. 

En résumé : Dans l'ombre de Mary est un film que je vous conseille si vous aimez les Disney et/ou les films vintage. Le duo Tom Hanks/Emma Thompson est très intéressant et je vous invite à aller le découvrir.

Note : 4.5/5 

   

jeudi 20 février 2014

Livre numéro 92 : Fangirl. Rainbow Rowell. (VO)

Auteure : Rainbow Rowell
Edité chez : Saint Martins's Griffin (Parution en France chez Milady)
Résumé : Cath est fan de Simon Snow. OK, tout le monde est fan de Simon Snow.
Mais pour Cath, être fan c'est sa vue, et elle est très douée à ça. Avec sa jumelle Wren, elles sont calés dans la saga des Simon Snow depuis toutes petites, c'est ce qui leur a permis de surmonter le départ de leur mère.
Lire. Relire. Se rendre sur des forums de Simon Snow, écrire des fanfictions, s'habiller comme les personnages à chaque (avant) première des films. La soeur de Cath a arrêté ce fanatisme mais Cath ne peut s'y résoudre. Elle n'en n'a pas envie.
Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a dit à Cath qu'elle ne veut pas d'elle comme colocataire. Cath est toute seule, complètement hors de sa zone de confort. Elle se retrouve avec une colocataire amère et son charmant et omniprésent petit-ami, une professeur d'écriture de fiction qui pense que les fanfictions sont la fin du monde civilisé, un beau camarade de classe qui ne parle que de littérature... Sans oublier son père, aimant et fragile qui n'a jamais vécu seul.

Avis :


Après toute la blogosphère anglophone, j'ai enfin lu Fangirl. Je viens juste de me rendre compte qu'au moment où j'écris cette chronique, nous sommes le 20/02 et que demain tout juste sort le roman en français, quelle coïncidence !  
(En gros j'allais procrastiner comme je le fais toujours mais je me suis dis que cette fois-ci je ferais mieux de me bouger) 

Tout d'abord je voudrais commencer avec ce résumé qui, au premier abord ne m'avait pas attiré. Le résumé français ne lui rend pas non plus justice à mon goût. Bon, après, comment faire un résumé qui décrit parfaitement bien le livre ? Je pense qu'il n'y en n'a pas car ce livre est unique.

Dans le Young Adult (parce que oui, c'est du Young Adult même si c'est édité chez Milady et que l'héroïne a 18 ans) entre Edward, Katniss ou Harry Potter, être un humain au 21ème siècle, c'est ennuyeux !
Fangirl est un contemporain Young Adult avec des situations non périlleuses ou rocambolesques et des personnages...

Les personnages de Fangirl représentent, selon moi, l'élément principal du roman. Ces personnages sont communs dans le sens où on peut les croiser mais ils sortent totalement des clichés qu'on a eu l'habitude de voir jusqu'à présent :

- Cath (parce qu'il faut bien commencer par elle) bien que nouvelle et paumée, n'est ni la jeune fille innocente et naïve (Sookie Stackhouse si tu m'entends) ni la fille à la langue bien pendue qui n'a peur de rien ni personne. C'est juste une étudiante de première année perdue dans ce vaste monde qu'est la fac (je n'y connais rien à ce milieu, encore moins du système scolaire Américain mais on va y faire abstraction). 
Cath est le personnage qui va nous faire éprouver, à nous lecteurs confirmés, beaucoup d'empathie, je trouve. Si je m'écoutais, je ne sortirais jamais de chez moi et je resterais pour toujours dans ma zone de confort, oubliant que lire un livre ou voir un film qui parle d'une aventure, c'est bien. Mais vivre une aventure moi-même dans le monde extérieur, c'est mieux.

OK Cath est fan de Simon Snow et un peu nerd (quoique, cette définition est à revoir) mais elle ne passe pas son temps la tête dans un bouquin et son affection pour Simon Snow est bien loin du fanatisme radical qu'a la mère de Carrie dans Stephen King pour Dieu. Cath n'est pas dans la partie "il faut aller chez le psy là parce qu'il y a un gros problème" des aficionados, elle écrit juste des fanfictions et ne respire pas chaque seconde de sa vie pour Simon Snow comme j'avais cru en lisant le résumé.
Et puis, bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien de ne pas avoir une héroïne dont le roman favoris est Orgueil et Préjugés ou autre classique de la littérature anglo-saxone; S'il vous plaît auteurs américains, arrêtez avec ce cliché. Je sais, ça permet aux lecteurs de vos livres de se cultiver un peu mais arrêtez de faire croire au gens que la plupart des adolescentes ont Jane Austen ou les sœurs Brontë sur leurs tables de nuit.

- Levi, quant à lui, n'est ni le sportif au grand cœur ni l'artiste ténébreux et torturé, c'est juste un type sympa avec tout le monde qui croque dans la vie à pleine dents. Et c'est très commun de trouver ce genre de personnes, j'en connais d'ailleurs et je suis sûr que vous aussi.

- Wren est la fille à la recherche d'évolution qui a tendance à oublier son passé et qui n'a pas déjà ou qui ne connaît pas quelqu'un qui l'a déjà fait ? (J'essaie de déculpabiliser les gens qui sont dans cette situation donc, s'il vous plaît, pas d'indignations sur ces actions). Wren a aussi un gros défaut : l'alcool. Et ce défaut va donner lieu à des discussions qui va prendre une tournure que beaucoup de frères et sœurs (et de parents) reconnaîtrons.
J'ai trouvé étrange la telle amitié entre les deux sœurs car quand on regarde bien, c'est le jour et la nuit, et pourtant, avant la fac, elles avaient l'air d'être inséparables, voire indissociables. 

- Enfin Reagan (je vais terminer mon analyse des personnages sur elle parce que sinon je suis bien parti pour raconter tout le roman) change de ce qu'on a vu sur les colocataires jusque-là. Bon, elle reste la fille dure à cuire qui au début ne comprend pas le personnage principal mais qui va se lier d'amitié avec sauf que cette fois-ci, l'auteure l'a fait un peu ronde. Et les personnages ronds ne sont pas monnaie courante dans les romans YA américains. Malgré ses formes, Reagan attire les garçons et c'est tout à fait la réalité. J'ai tendance à croire que dans les films, les séries ou les livres la grosse est toute gentille, toute timide ou noire et que dans le meilleur des cas elle attire le gros. Mais arrêtez ! Bien sûr que dans le monde où l'on vit, les personnes qui ne font pas un 36 attirent des gens. Ce n'est pas une dictature des filles longilignes.

Et voilà, c'est une réalité flagrante que nous fait voir Rainbow Rowell, les nerds ne sont pas des consommateurs de livres et de films de science-fiction ou de fantasy à la limite de l'autisme et les filles grosses (disons-le) ont des petits-amis maigres.

Ensuite, je remercie l'auteure car elle a inséré pleins d'éléments de la culture actuelle comme Harry Potter, Taylor Swift ou le Starbucks Coffee. ET c'est ça les adolescents ! 

Bon. Pour ce qui est de l'histoire. Une fille assez renfermée sur elle-même et bien comme ça se met à découvrir de nouvelles choses et rencontrer d'autres personnes. C'est assez mignon et ça donne plein d'espoirs pour les introvertis mais ce n'est pas ce qui m'a fait le plus aimer ce livre.
Mais Fangirl ce n'est pas que ça, la famille occupe une place très importante avec Cath, Wren et leur père sont devenus très proches depuis le départ de la mère mais ça ne les empêchent pas d'avoir des disputes sur des sujets plus ou moins futiles et au final, on se rend compte que ceux qu'on aime et ce que l'on aime passe avant tout le reste.

Les passages avec des extraits des romans Simon Snow ou de la fanfiction de Cath ne m'ont pas vraiment intéressé. Cet univers semblable à celui de Harry Potter qui prouve que l'auteure a réalisé un vrai travail dans l'écriture du roman n'a malheureusement pas été à mon goût.  

Un petit whaaaaaaat ? sur un passage où un étudiant bourré est en train d'évoquer son envie que Cath et Wren (qui sont jumelles) aient des relations incestueuses ET que ces dernières ne réagissent pas. Je pense que dans cette situation, Levi a dû se sentir très seul. Bon, après, je ne doute pas que des pervers, il y en a partout et que ceci à déjà dû leur arriver mais qu'elles restent de marbre sur ces horreurs, c'est un peu surprenant vous ne trouvez pas ?

La plume de Rainbow Rowell est assez surprenante je dois dire. Le tout premier chapitre ne m'avait pas convaincu mais petit à petit, ce style d'écriture à la troisième personne qui n'hésite pas à utiliser "fuck" est devenu addictif et j'ai lu les 150 dernières pages plus vite que je ne m'y attendais. La barrière de la langue ne m'a pas trop freiné (mais je commence à avoir l'habitude)

Allez, je termine là ma chronique. Merci à vous si vous l'avez lue jusqu'au bout et voici mon En Résumé 

En résumé : Fangirl est un roman attachant qui fait passer un bon moment. Rainbow Rowell devrait donner des cours sur la façon d'écrire un contemporain Young Adult ou tout du moins, un univers et des personnages respirant le réalisme, le plausible voire le commun. Honnêtement, je n'ai pas trouvé le niveau en anglais si dur que ça donc je vous le recommande en VO, vous ferez une économie de 8 ou 9 € et ce n'est pas négligeable. En plus, c'est plein de références à la culture américaine (rien que les prénoms) et c'est peut-être mieux dans la langue originale mais voyez par vous-même.

Note : 4/5


     

mercredi 29 janvier 2014

LIvre numéro 88 : Paranormalcy 1/. Kiersten White. (VO)

Auteure : Kiersten White
Edité chez : Harper Teen (éditeur anglais)
Paru en VF sous le titre Paranormalité en kindle sur Amazon
Résumé:
Aussi étrange que travailler pour l'Agence Internationale d'Endiguement du Paranormal puisse être,Evie a toujours pensé qu'elle était normale. D'accord, sa meilleure amie est une sirène, son ex petit ami une fée,elle est en train de tomber amoureuse d'un métamorphe et elle est la seule personne qui puisse voir à travers les glamours des paranormaux, mais tout de même, elle est normale.
Sauf que maintenant les paranormaux sont en train de mourir, et les rêves d'Evie sont remplis de voix obsédantes et de prophéties mystérieuses. Elle se rend vite compte qu'il pourrait y avoir un lien entre ses capacités et la soudaine explosion de morts. Mais ce n'est pas tout, elle pourrait tout aussi bien être au cœur d'une prophétie des fées des ténèbres* qui promet destruction à toutes les créatures paranormales.
Normale, tout à fait.


Avis :


En commençant Paranormalcy je ne m'attendais pas à grand chose mais j'ai accroché dès la première page.

La plume de l'auteure est vraiment entraînante et rend le récit dynamique dès les premiers instants.

On y rencontre Evie, une ancienne orpheline recrutée come agent dans une agence qui gère tous les problèmes liés aux créatures fantastiques (je ne sais pas si le terme "paranormal" est très utilisé en français), c'est-à-dire, empêcher vampires, loups-garous et autres de semer le chaos parmi les humains.

La base de l'agence est situé en souterrain (si j'ai bien compris) et donc, Evie n'a jamais vraiment été une adolescente typique. Ses seules connaissances du monde extérieur se résument à regarder une teen drama style Gossip Girl ou Glee. Autant dire que niveau réalité des choses, ça ne vole pas très haut.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Evie, dès le début, on saisit son caractère à la Buffy (oui, parler de chasseuse de créatures surnaturelles sans citer cette dernière est un peu dur) la rend très sympathique. 
Lend (ça serait un peu moins cool de traduire son nom en "Emprunt" vous ne trouvez pas ?) est aussi très attachant. Au début on ne sait ni qui il est, ni d'où il vient mais petit à petit, Evie le découvre et c'est un personnage gentil et amusant. Lend a la capacité de changer son enveloppe corporelle contre celle de n'importe qui, garçon comme fille, adulte comme adolescent. Ainsi, on aborde la question de l'acceptation de soi façon Young Adult, ne vous attendez pas à une leçon de vie poignante sur ce point.

Bien que l'univers se mette en place très rapidement, l'intrigue prend beaucoup de temps avant de commencer. La relation entre Evie et Lend est mise soit trop en avant, soit mise en place trop vite. Lors de leur première rencontre, on ne sait pas beaucoup de choses sur Lend et on n'en n'apprend pas beaucoup plus dans les chapitres suivants donc cette piste ne tient pas vraiment en haleine. Le roman se concentre sur les visions et les morts lors de la seconde moitié du livre donc même si l'histoire d'amour est mignonne tout plein, j'ai été un peu ennuyé.

L'univers de l'auteure est bien détaillé et bien pensé. Ici, les créatures surnaturelles suivent un programme d'insertion en occupant des emplois au sein de l'agence et pas tués. Par contre, les vampires ne sont pas très décrits et même si Evie les considère comme dangereux, on n'en sait pas beaucoup sur leur mode de vie. Par exemple dans Hex Hall de Rachel Hawkins, Jenna, la vampire est équipée d'une pierre de sang qui lui permet de ne pas brûler au soleil ou de tuer pour se nourrir. Dans Paranormalcy, on n'en sait pas beaucoup sur les vampires, dommage. 

Même si, à force, je me suis habitué à la lecture en VO, le niveau de Paranormalcy est assez accessible pour les débutants. La plume de l'auteure est fluide et le vocabulaire employé n'est pas très difficile, je le recommande à ceux qui ont déjà des bases (même minimes) avec la lecture VO.

En résumé : Paranormalcy est un roman sympathique, sans prises de tête qui fait passer un moment agréable. Les personnages sont attachants et l'histoire est intéressante mais il reprend les mêmes éléments qu'un roman Young Adult type.

Note : 3.75/5




    

jeudi 16 janvier 2014

Livre numéro 85 : Nightshade 1/Lune de Sang. Andrea Cremer.

Auteure : Andrea Cremer

Edité chez : Gallimard Jeunesse

Résumé : Calla n'est pas comme les autres filles de son âge, car elle peut se transformer en louve. Elle sert les Gardiens, des sorciers qui veillent sur les humains depuis la nuit des temps. Son destin est tout tracé: appartenant à la meute NightShade, elle est promise au séduisant Ren de la meute rivale. Mais quand elle viole les lois de ses maîtres en sauvant Shay, un jeune homme audacieux, Calla commence à remettre en question son sort, son existence et l'essence même du monde qu'elle a toujours connu. En suivant son coeur, elle pourrait tout perdre - y compris sa propre vie. Mais l'amour interdit vaut-il le sacrifice ultime ?


Avis :

Je ne donnerais pas à Nightshade le prix de l'histoire la plus originale. La jeune fille qui doit choisir entre le devoir et la passion, le tout sur fond fantasy avec des loups-garous, ce n’est pas la première fois qu’on voit ce genre de roman, non ?

Cependant, j’ai passé un bon moment en lisant ce livre. 

On rencontre Calla, une jeune femelle « alpha », une chef de meute au caractère bien trempé qui préfère porter des pantalons plutôt que des robes. Ce n'est pas la fille niaise qui dépend d'un homme pour vivre. C'est un personnage attachant mais ce n'est pas la fille qu'on aurait volontiers comme amie car elle vit des conditions très spéciales.

Selon moi, Nightshade ressemble à une Dystopie : une société où chacun est à sa place et où le statu quo règne, les loups-garous sont les élites (par contre, je ne sais pas si les humains savent qu'ils côtoient des loups-garous), une vraie dynastie est mise en place et Calla est promise à l'alpha de l'autre meute pour renforcer leurs relations.

Bien que dure à cuire, Calla est le parfait produit de cette société. Elle méprise les humains, ne proteste pas contre son mariage forcé, elle ne proteste d'ailleurs contre aucun des ordres donnés par ses supérieurs car pour elle et les autres, ces ordres sont justes et qu'il faut les exécuter.

Puis, l'apparition de Shay vient déranger le tableau. Personne ne sait qui il est, d'où il vient, qui sont ses parents et surtout : que fait-il ici ? Lui non plus n'en sait rien à vrai dire.
Il n'est pas un loup-garou, n'appartient à aucune meute, n'est sous les ordres de quiconque et il n'est promis à personne. Est-ce ce désir de liberté qui attire Calla ? Il y a de fortes chances. 

Comme Julia dans 1984, Shay va faire découvrir à Calla une toute autre façon de voir les choses et le monde où ils vivent n'est pas celui qu'ils croient.

Je ne suis pas expert en la matière mais j’ai adhéré à l’univers des loups garous qu’a créé l’auteure. Je n’ai pas lu les loups de Mercy Falls, Hemlock ou autre mais le concept des Gardiens, Protecteurs, Chasseurs chez des loups-garous était très intéressant.
Dans Nightshade, les personnages d'humains à loup en un claquement de doigt, nul besoin d'enlever leurs vêtements et ils redeviennent humains aussi rapidement avec leurs vêtements. Je pense que Andrea Cremer a répondu à beaucoup de questions par rapport aux transformations.
Par contre, le fait que Calla se transforme en loup dans une bibliothèque ou dans la rue sans que personne ne la remarque, c'est surréaliste.

Comme dans beaucoup de romance Young Adult, les personnages secondaires sont assez peu développés. A part Ansel et Bryn, l’histoire se concentre énormément autour de Calla, Ren et Shay et c’est dommage. Bien que j’aie trouvé Shay attachant, j’aurais bien aimé rencontrer les autres membres de la meute. 

Même si le livre avoisine les 500 pages, je n'ai pas noté de grosses longueurs. La plume de l'auteure est fluide et elle m'a embarqué sans même que je m'en rendre compte. Les évènements s'enchaînent assez bien donc, bravo.

En résumé : Malgré quelques défauts, Nightshade est une lecture sympathique, le personnage principal est attachant, l'univers est intéressant et j'ai bien envie de découvrir la suite. 

  

Note : 3.75/5 



 

mardi 7 janvier 2014

Livre numéro 83 : Divergent 3/ Allegiant. Veronica Roth. (VO)

Auteure : Veronica Roth
Edité chez : Katherine Tegen Books
Parution le 4 Avril 2014 chez Nathan
Résumé : Et si tout ce que vous avez connu n'était qu'un mensonge ? Et si, une révélation, un simple choix pouvait tout changer ? Et si l'amour et la loyauté vous ont fait faire des choses que vous n'auriez jamais cru faire ? La société composée de factions que Tris croyait juste, est maintenant brisée, détruite par la violence et les luttes pour le pouvoir et déchirée par les pertes et les trahisons. Alors lorsqu'une chance d'explorer un monde au-delà des frontières s'offre à elle, Tris la saisit. Peut-être que derrière les murs de la ville, elle et Tobias pourront vivre une vie meilleure ensemble, loin des complots, des trahisons et des souvenirs douloureux. Mais ce nouveau monde est encore plus dur que celui qu'elle a laissé. De vieilles découvertes remontent vites à la surface. Des révélations changeront à tout jamais ceux qu'elle aime. Et encore une fois, Tris doit se battre pour comprendre la nature humaine si complexe ainsi que sa propre nature. Ce qui lui conduira à faire des choix difficiles qui lui demanderont du courage, de la loyauté (allégeance), des sacrifices et de l'amour.
(Traduction approximative faite par mes soins, merci de créditer si utilisation)
 

Avis :




Sur le cul. Dévasté. Voici les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit lorsque je dois parler de ce que j'ai ressenti en finissant ce roman.

Allegiant est une fin de saga et comme toute fin de saga, les personnages et les lecteurs ne restent pas indemnes.

L'action se passe juste après la fin du tome 2 et une question se pose : Que va-t-il se passer maintenant ? En tout cas, Chicago, Tris, Tobias, leurs amis et leurs ennemis ne seront plus jamais les mêmes.

Contrairement au tome 2, l'action est moins présente mais plus haletante et les révélations plus nombreuses.D'ailleurs, le fil conducteur du roman est très bien mené selon moi, montant petit à petit vers une apogée qui  m'a dévasté. 

Une grande partie du roman est concentrée dans l'Histoire de ce nouveau monde et on peut dire que l'auteure a formidablement maîtrisé son sujet. Bien que jusqu'ici elle avait apporté très peu d'informations sur ce monde dystopique, le troisième tome rattrapent largement en y apportant des éléments qui ne m'auraient jamais traversé l'esprit. On part dans de la totale science fiction et je dois avouer que c'est passionnant. Comment et pourquoi a-t-on créé les factions ? La réponse est dans le livre.

D'après les commentaires que j'ai lu sur ce roman, certains ont trouvé que le roman était trop lent mais, même si j'ai trouvé également certains passages longs (notamment ceux de Tobias), j'ai adhéré à cette ambiance plus calme que dans le tome 2.

Comme dans Insoumise d'Ally Condie, les chapitres sont partagés entre Tris et Tobias, n'ayant pas lu les nouvelles hors-séries, c'était donc la première fois que je découvrais Tobias en narrateur.
Si je dois donner une seule raison pour laquelle j'ai aimé ce roman, ce serait pour ces deux personnages.  A chaque tome, il se passe un ou plusieurs évènements qui fait/font mûrir davantage Tris et Tobias. Si bien que la Béatrice timide et peu sûre d'elle des premiers chapitres de Divergent a disparu. 

Cependant, elle n'en est pas pour autant invincible, il lui reste des faiblesses, notamment face à sa famille. J'ai beaucoup aimé cette phase de questionnement et de doutes à propos de Caleb, son frère, et ce qu'il s'est produit dans les tomes précédents. Elle est partagée entre la colère et l'amour. Vu la société où elle vit et les mœurs qu'on lui a appris, il est étrange de la voir réagir de cette façon car son monde n'est pas comme le notre. 

Tobias, lui aussi, a un lourd passé et même s'il a essayé d'y échapper, il sait que tôt ou tard, son histoire avec ses parents le rattrapera. 

Veronica Roth a cassé certains codes de la littérature Dystopique/Young Adult tout d'abord en n'insérant pas de triangle amoureux (grand bien nous fasse) et avec une fin qui, je pense, aura surpris tous ceux qui l'ont lu. Je me suis dis "non, ce n'est pas possible, l'auteure n'a pas osé quand même ?" puis, si, en fait. Un peu comme dans "Game of Thrones" (j'espère que cette déclaration n'est pas comptée comme un spoil sinon, désolé).

Malgré beaucoup de points positifs, il y a des points négatifs qui persistent dans cette saga :

Veronica Roth est beaucoup trop radine en terme de descriptions de personnages. A chaque fois, je m'imagine le physique d'un personnage et, après, quelques maigres passages sur son physique lâchés au compte-goutte, je me rend compte que j'avais tout faux (j'imaginais que Will et Christina avaient les cheveux noirs ou que Nita était vieille, par exemple). 
Ce manque de descriptions a aussi contribué au fait que j'oubliais parfois l'existence d'un personnage et lorsqu'on disait son nom, j'étais incapable de me souvenir de qui il était.
J'ai mis beaucoup de temps à différencier David de Matthew, par exemple. Et dans l'épilogue, quelqu'un peut-il me dire QUI EST SHAUNA ? Parce que là, je sèche totalement. 

En résumé : Allegiant est une bonne conclusion de saga, elle répond aux questions posées sur la création de ce monde et on a une bonne dose d'évènements dramatiques. Par contre, comme énoncé juste avant, la saga contient des défauts et l'épilogue n'a pas été aussi satisfaisant que je l'aurai souhaité. Mais si vous avez aimé la saga Divergent jusque-là, vous devez lire Allegiant. 

Sinon, la saga Divergent est une saga que je vous recommande chaudement.   

Note : 4/5







dimanche 29 décembre 2013

Livre numéro 82 : La Sélection. Kiera Cass

Auteure : Kiera Cass
Edité chez : Robert Laffont collection R
Résumé : Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la «Sélection» s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés: l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer?

Avis :

 

La Sélection est un roman que j'avais lu alors qu'il venait de paraître l'année dernière et comme j'ai le tome 2 dans ma PAL, j'ai décidé de me rafraîchir la mémoire.

En lisant des avis sur Goodreads, je me suis rendu compte que ceux qui ont lu le livre soit l'ont adoré soit l'ont détesté. Certains crient même au plagiat de "Hunger Games" et c'est vrai que pendant ma relecture, certains points communs m'ont plus interpellés que la première fois. Cependant je ne dirai pas que c'est un copié/collé. Allez écrire une dystopie impliquant une télé-réalité à échelle nationale et voyez si vous ne reprenez pas certaines idées.

America est un personnage très attachant, bien que très bas placée dans la hiérarchie sociale, ne vient pas se plaindre contre le gouvernement mis en place ou estimer qu'elle et sa famille devraient vivre dans de meilleures conditions. Pour une artiste, elle reste toujours très humble et généreuse. Contrairement à son frère Kota, elle reste très attachée aux valeurs familiales et, défaut comme qualité, elle veut faire plaisir à tout le monde, quitte à ne pas faire ce qu'elle a envie de faire. Ce qui contraste avec son côté un peu trop franc, mais qui m'a beaucoup plu. 
A propos de sa langue pendue, heureusement que Maxon n'ait pas la grosse tête (comme Joffrey dans Game of Thrones pour ne citer que lui) car je pense que America aurait passé un sale quart d'heure.

Le prince Maxon est un personnage qu'on découvre petit à petit. Tout comme America, on a des aprioris dûs à sa condition mais certaines fois, j'ai eu tort à son sujet. Il ne vit pas dans le même monde que vous et moi, il n'est jamais tombé amoureux et ne sait pas vraiment comment se passent ces choses-là, lui demander de choisir celle qui deviendra sa femme alors qu'il n'a jamais vécu une relation amoureuse est une mission bien compliquée. Surtout que contrairement aux candidats lambdas de télé-réalité, le pays a les yeux braqués sur lui et se séparer de celle qu'il a choisit est impossible. Autant vous dire que la pression qu'il a sur ses épaules est énorme. Sans oublier que vu la récompense à la clé, les candidates ne montreront pas forcément leur vrai visage.

Le triangle amoureux du roman est relativement mis en avant car contrairement à Hunger Games, America doit juste séduire un prince et pas assassiner 23 adolescents pour gagner. Normal que l'amour soit placé au centre de l'histoire, donc. 
Selon moi, il est très difficile de choisir son camp (Team Maxon ou Team Aspen) dans ce premier tome car les deux prétendants sont très peu décrits et j'attends que le tome 2 les détaillent plus, fasse remarquer leurs différences afin de faire un choix définitif.

Céleste, qu'elle vipère celle-là ! Le personnage qu'on adore détester, j'ai pas raison ? Bon. L'auteure lui a quand même mit que des défauts. Non pas que ce genre de personne n'existe pas mais de là à la faire toute noire, c'est difficile à faire passer.
C'est d'ailleurs ce que je reproche aux candidates, pour moi, elles avaient l'air d'être toutes blanches ou toutes noires. Excepté America, Marlee, Céleste et Kriss vers la fin, aucune ne se démarque à mon goût. Il n'y a pas eu de coups en traître. Après tout, L'UNE D'ENTRE ELLES VA ÉPOUSER LE PRINCE ! A la télévision (voire dans la vraie vie) on voit des filles se crêper le chignon pour moins que ça. D'ailleurs, ça m'a étonné qu'il n'y ait pas de confessionnal où les filles se cassent du sucre sur le dos. Dommage.

Au niveau du contexte, j'ai été déçu. L'Histoire d'Illéa, pourquoi pas. Mais, au bout de trois cents ans, peu de choses ont changé. Notamment dans le domaine de la technologie où tout semble figé dans les années 2000 quasiment. Cela peut faire parti du charme du contexte mais dans de la science-fiction, la technologie c'est le minimum, non ? 

En résumé : La Sélection est un roman qui fait passer un bon moment, l'héroïne est attachante, l'ambiance girly sans pour autant émasculant et rose bonbon. Je le recommande à celles et ceux qui aiment les dystopies axées sur la roman comme Promise. 


Note : 3.75/5 




mercredi 25 décembre 2013

Livre numéro 81 : Envoûtement. Carrie Jones.

Auteure : Carrie Jones
Edité chez : City
Résumé : Zara collectionne les phobies et les angoisses, comme les autres jeunes filles de son âge collectionnent les bâtons de rouge à lèvres. La vie n'a pas été tendre avec elle et sa mère, incapable de s'occuper d'elle, vient de l'envoyer vivre chez sa grand-mère. Zara espère pouvoir y vivre en sécurité, loin de ses peurs. Pourtant, les froides forêts de la région n'ont rien de rassurant, et d'étranges aventures attendent la jeune fille... Qui est ce garçon qui la suit partout et semble si maléfique ? Heureusement, Nick, un élève de sa classe, veille sur elle, et sa beauté ténébreuse n'est pas le moindre de ses atouts... Mais n'a-t-il pas, lui aussi, de lourds secrets ? Zara ne va pas tarder à découvrir que le danger se cache derrière les apparences... Et que les humains ne sont pas ceux que l'on imagine !


Avis :

 

En cette période de fin d'année, un peu de fantastique aurait été le bienvenu mais je n'ai pas vraiment accroché à Envoûtement.

On y rencontre Zara, une jeune fille détruite après la mort de son beau-père. Pour lutter contre la peur, Zara cherche et énumère le plus de phobies possible. Dans le roman, elle dit d'ailleurs "C'est beaucoup plus simple de comprendre les choses dès qu'elles ont un nom. En général, ce qui me fiche la trouille, ce sont les choses inconnues". 
Ainsi on découvre par l'intermédiaire du livre des peurs plus ou moins étranges comme :
- Arachibutyrophobie : peur de se retrouver avec du beurre de cacahuètes collé au palais (si si, ça existe vraiment)
- Mnémophobie : peur des souvenirs
- Phonophobie : peur des bruits ou des voix
- Maniaphobie : peur de la folie
 Et bien d'autres encore

Pendant ma lecture, plusieurs romans me sont revenus en mémoire : Reste avec Moi de Jessica Warman, Ne Jamais t'embrasser de Melissa Marr ou encore Eternels d'Alyson Noël. Je n'ai pas lu la saga Twilight mais bref, les créatures surnaturelles, les petites villes perdues dans la forêt aux Etats-Unis, la petite nouvelle qui se fait tout de suite remarquer par les deux garçons les plus beaux du lycée, vous voyez le genre.

Je ne crierais pas au plagiat car Envoûtement présente un genre peu exploité jusque-là : les lutins, pixies en VO il me semble. L'histoire est bien menée, certains éléments sont prévisibles mais dans l'ensemble, ça va.

Envoûtement ne m'a pas plus plu car je ne me suis pas attaché aux personnages, occupant quand même une place majeure dans un roman.
Zara, déprimée et justicière dans l'âme m'a paru très pâle. Honnêtement, elle m'a exaspéré par moments, un passage en particulier où bien que tout le monde ait trouvé la solution, elle prend un temps immense. Je n'ai pas manifesté d'empathie à son égard et ça m'a posé un problème dans la lecture.
Nick et Ian m'ont paru également plats. Je ne voyais pas ce qui a fait que Zara ait pu les séduire mais la romance n'est pas mon domaine de prédilection donc ça m'a peut-être échappé.

En résumé : Envoûtement est un roman qui fait passer le temps, je ne suis pas mécontent de l'avoir acheté car je l'ai eu en neuf pour 1 € mais quand je sais qu'il en coûte près de 18€ en temps normal. C'est abusé. Je ne lirais pas la suite (c'est une tétralogie) en tout cas.
Sinon, je pense qu'on a vu mieux en fantastique/paranormal donc je ne vous le recommande en premier si vous chercher un roman du genre.
Note : 2/5 



 

samedi 14 décembre 2013

Livre numéro 78 : Big Easy. Ruta Sepetys.

Auteure : Ruta Sepetys
Edité chez : Gallimard Jeunesse collection Scripto 
Résumé : Années 50 à la Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n'a pas tiré le gros lot. Fille d'une prostituée qui n'a rien d'une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette villle, surnommée The Big Easy et pourtant si peu easy, pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts. Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut beaucoup mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent bien...


Avis :

Big Easy est un roman que j'avais vu sur la page Facebook de Gallimard Jeunesse et qui m'avait tapé dans l’œil, puis j'ai reçu les épreuves non corrigées et je me suis empressé de le lire. 

Big Easy est une histoire douce et forte à la fois. On découvre Josie, fille de prostituée à la Nouvelle Orléans dans les années 50. Autant dire qu'elle part déjà avec un sacré handicap.

Tout au long du roman, une question persiste : que va-t-il arriver à Josie ? Va-t-elle devenir une prostituée comme sa mère ? C'est peu probable. Va-t-elle devenir gérer le bordel, alors ? Ou va-t-elle réaliser son rêve : quitter cette vie et partir dans une université prestigieuse loin de tout ? La réponse se découvre au fil des pages.

J'ai tout d'abord été déçu par ce livre mais avec plus de recul et une discussion avec ma mère qui l'a lu également, j'ai vu ce roman sous un tout autre angle et c'est cet angle que je vais exploiter dans cette chronique.

Big Easy est un roman aux personnages exceptionnels, si humains mais si fantastiques en même temps.

Josie, il y aurait beaucoup de choses à dire sur elle. Cette fille qui s'est battue pour vouloir une vie meilleure. Personne n'aurait parié que cette fille dont la mère lui a appris à faire les martinis à sept ans aurait pu devenir la jeune femme cultivée et maline qu'elle est devenue. 

La surprise est vraiment quelque chose que Ruta Sepetys a inséré et c'est une mission réussie.

Tout au long du roman, Josie évoque Forrest Hearne, ce riche homme venu un jour dans la librairie où elle travaille. Je reconnais que ces allusions m'ont agacé mais c'est tout ce qui fait le côté humain de Josie. Ce fantasme que le père qu'elle n'ait jamais eu soit un homme comme Forrest, ce qui veut dire un ticket pour sortir de cette vie.

Même si sa vie n'est pas rêvée, Josie a tout autour d'elle des "amis" qui sont là pour elle.

A commencer par Patrick, fils du propriétaire de la librairie et ami d'enfance de la jeune fille. Bien qu'ils se connaissent depuis toujours, certains points dans leur relation restent à éclaircir.

Willie, la tenancière du bordel dans lequel la mère de Josie travaille en tant que prostituée et Josie en tant que femme de ménage. Willie est une femme aussi mystérieuse que fascinante. Cette fille de bonne famille qui cependant s'est lancé dans ce monde peu reluisant. Sa voix éraillée et son caractère dur cachent des séquelles du passé qui ont fait d'elle la femme respectée de tous qu'elle est.

Dora, prostituée de ce bordel, véritable tornade verte extravagante et généreuse. 
L'auteure a vraiment donné une psychologie à ces prostituées. Des femmes blessées qui cherchent dans les hommes de l'attention et de l'affection dont elles ont dû certainement manquer. Même si on ne les aime pas, on est obligé de les comprendre. Et c'est vraiment une belle leçon de vie que nous donne l'auteure.

Jesse, mauvais garçon en apparence, partageant un passé aussi peu reluisant que Josie, ce qui vont les faire se rapprocher. Derrière sa moto et ses airs de dur se cache une personne bien, beaucoup mieux que certains bourgeois de la ville.

Et le meilleur pour la fin : Cokie; le chauffeur de Willie. Un grand bonhomme adorable. Sa couleur de peau à l'époque était un grand handicap mais Willie a bravé les interdits et l'a prit sous son aile.

Mais qui dit gentils dit méchants et c'est tout ce beau monde qui mouvemente la vie de Josie. Ce sont ces interactions qui forment ce si beau livre.

Je ne suis pas un expert des années cinquante aux Etats-Unis ni du Quartier Français en Louisiane mais je fais confiance à Ruta Sepetys. Elle a réussi à me faire voir (ou au moins imaginer)ce qu'était la vie à cette époque. Le côté peu reluisant, le danger qui rode où qu'on soit, la pauvreté...

En résumé : Big Easy est un roman que je vous recommande vivement car il fait un peu plus grandir et même si c'est un Young Adult et que certaines choses sont allégées, c'est vraiment un livre très intéressant. Je n'ai pas lu son autre roman "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" mais il me fait très envie. 


Note : 3.5/5