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jeudi 16 mai 2013

Livre numéro 35 : 1984. George Orwell.

 Auteur : George Orwell
Edité chez : Folio
Résumé :
 De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face.
BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de WINSTON... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.


Avis :

 

Je pense que tout VRAI amateur de dystopie qui se respecte se doit un jour de lire LE classique du genre : 1984. 
Je m'attendais à un classique avec une narration très pesante et une histoire rocambolesque (Le meilleur des mondes pour ne citer que lui) mais pas du tout. Certes, ce n'est pas la plume poétique de Promise ou la Forêt des Damnés mais ça se laisse lire sans problèmes.

Je ne sais pas vous mais la figure emblématique de Big Brother, ce visage collé sur tous les murs de Londres dans le livre où les yeux sont des caméras qui filment les habitants en permanence, est un symbole. C'est ça qui a inspiré les réalisateurs de télé-réalité. Et son slogan "Big Brother is watching you" a une certaine renommée.
Je m'attendais donc à ce que le roman soit centré sur cette entité, le visage du gouvernement comme ils le disent dans le livre. Mais Big Brother est mis au second plan par rapport à l'intrigue.

Après, l'intrigue avec Winston était bien. Il y avait tout ce qu'on pouvait attendre mais j'ai trouvé que les pensées de Winston au début du livre sont trop faciles, je comprend son point de vue mais dans les dystopies aujourd'hui, certes les personnages principaux (héroïne pour une très grande majorité d'entre eux) n'aiment pas tous leur société, comme nous d'ailleurs. Mais de là à être totalement d'accord avec les résistants qui sont très extrémistes et pour qui le Parti n'a aucun bon côté. C'est abusé. Ils ne vivent pas dans des prisons ou des camps de concentration, ils ont un emploi et un salaire, un toit, de la nourriture. Ce n'est pas l'enfer même si ça pourrait être mieux. 

Deux passages m'ont profondément gênés, chacun à sa façon. Le premier était le chapitre où Winston lit le livre où on explique les slogans du Parti qui était long (50 pages) et pénible à force, même si très explicatif. Le second était le passage de la capture de Winston qui m'a beaucoup trop rappelé V pour Vendetta et que j'ai lu distraitement. 

Je n'ai pas arrêté de donner les mauvais côtés mais ce livre contenait beaucoup de bonnes choses. Tout d'abord c'est une mine d'informations dystopiques, rien que pour l'idée du novlangue, ce livre est à lire. A la fin du livre, il y a même un petit dossier que je n'ai pas lu par flemme mais si vous tenez une histoire dystopique et que vous voulez parler du langage. C'est à lire. Je connais d'ailleurs un roman dystopique où les habitants parlent une langue en fonction de leur caste : The Pledge de Kimberley Derting. Comme écrit plus haut, Big Brother aurait pu être plus abordé mais tant pis. 

La fin du livre a été une petite déception car j'ai peut-être eu une absence mentale mais je n'ai pas compris. Je le relirais un jour (je m'y engage. the pledge par rapport au livre cité plus haut. 'Fin voilà) et peut-être qu'à ma relecture, je comprendrais mieux. 

En résumé : 1984 est un roman que je conseille à tous les (futur)amateurs de Dystopies ou ceux de classiques car c'était vraiment une très bonne lecture avec tout ce qu'on peut attendre d'une Dystopie. Un personnage principal masculin, le monde très totalitaire, la résistance et tout ce qu'il s'en suit. Par contre il y a certaines scènes qui ne sont pas adaptées à un public jeune. Si vous aimez les Dystopies comme moi, c'est un incontournable. Qui sait, dans une centaine d'année, on le donnera à étudier à l'école ainsi que Hunger Games.
 
Note : 3.75/5



samedi 9 mars 2013

Livre numéro 2 : La ferme des animaux. George Orwell.

Auteur : George Orwell
Edité chez : Folio
Résumé : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. "Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "



Avis :

Commencé le 7/01 Terminé le 9/01

Je devais lire ce livre pour l'école et pour une fois, je n'ai pas trouvé ce livre nul de chez nul (je me base sur ma lecture précédente qui fut "La Promesse de l'aube" de Romain Gary)
La ferme des animaux décrit habilement la révolution russe mais à la place de grands noms comme Lénine, Staline et Trotski, George Orwell les tournent en dérision en transférant ces personnalités dans de vulgaires animaux que sont les cochons. C'est une manière d'aborder ce sujet épineux d'une manière plus légère. Et la fin fait réfléchir (je ne dirais rien pour ne pas spoiler).
Par contre, j'ai trouvé la narration un peu lourde (comme la plupart des classiques après tout), ces 110 pages me donnaient l'impression d'en lire 400.


En résumé, malgré le fait que ce livre soit un classique étudié en cours, La ferme des animaux reste tout de même distrayant. Je ne l'aurais pas lu par plaisir maintenant mais peut-être que je l'aurais fait plus tard. 

Note : 3/5 
(j'ai gardé la note d'origine car maintenant que je refais cet article, après des semaines à étudier chaque ligne de ce livre. Il me sort littéralement par les trous de nez).