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dimanche 20 avril 2014

Dans l'ombre de Mary

Durée : 2h05min
Réalisé par John Lee Hancock
Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Ruth Wilson ...
Genre : Biopic
Nationalité : Américain , britannique
Synopsis :

Inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire extraordinaire et méconnue de la création du film Mary Poppins. C’est aussi l’histoire de la relation houleuse qu’entretinrent le légendaire Walt Disney et l’auteure P.L. Travers, une relation si tendue que le film faillit bien ne jamais voir le jour…







Avis :


Dans l'ombre de Mary est un film dans lequel je n'ai trouvé qu'un défaut et ce défaut est minime : il y a un petit peu trop de lumière pour moi ! C'est tout ce que j'ai de négatif à dire à son sujet.

Tom Hanks et Emma Thompson sont fantastiques tout autant que les autres acteurs. Je ne connaissais pas PL Travers et Walt Disney personnellement donc je ne serais pas capable de vous dire s'ils ont bien été repris mais ils m'ont parus humains et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire à de vrais personnes.

Bon, si un biopic est fidèle (je ne connaissais absolument pas l'histoire que ce film raconte), le scénario n'est pas forcément très dur à réaliser mais franchement, toute cette histoire est extraordinaire. 

Le film ne suit pas d'ordre chronologique particulier et alterne le présent au moment de l'action et des flash-back sur une famille d'origine britannique installée en Australie du début du XXe siècle. La manière dont les scènes s'enchaînaient était très intéressante, tout d'abord pour la transition et ensuite, certaines réactions de PL Travers trouvent une explication un peu plus loin.

PL Travers est un personnage complexe et attachant, de prime abord, elle paraît très froide et peu chaleureuse (même si certaines de ses répliques sont excellentes), plus on avance dans le film, plus elle s'ouvre et on comprend les raisons qui la rendent si pointilleuse sur l'adaptation de son film.

J'ai adoré Ralph (son chauffeur) et la relation qu'ils partageaient. Un peu comme Levi de Fangirl (références à revoir, je sais), c'est la bonté personnifié et son parcours personnel ne fait pas de lui un personnage comme on n'en voit que dans les dessins animés.

Je ne sais trop quoi penser de Walt Disney. Tout d'abord il m'a paru trop gentil dans le film, c'est un PDG d'une entreprise énorme. Mais en lisant sa biographie, on apprend que c'est un homme simple parti de peu et dont faire des films est le principal objectif donc je ne trouve pas son air enjoué familial faux.

Si vous ne le saviez pas encore, j'adore les films vintages, j'entends par là des films récents qui se déroulent dans une époque passée, le XXe en particulier. Là encore, la décoration et les costumes sont géniaux. C'est un travail difficile, il faut passer tout en revu pour éviter les anachronismes (et non, on ne s'en fout pas) mais faire revivre une époque est une superbe prouesse.

Le film est assez émouvant, je ne peux le nier, mais il n'est pas arrache-larme et le but n'est pas d'éprouver de la pitié pour PL Travers mais d'expliquer ce qui l'a rendu ainsi. 

En résumé : Dans l'ombre de Mary est un film que je vous conseille si vous aimez les Disney et/ou les films vintage. Le duo Tom Hanks/Emma Thompson est très intéressant et je vous invite à aller le découvrir.

Note : 4.5/5 

   

mercredi 13 novembre 2013

Livre numéro 76 : Hérétiques 1/Le mystère Isolde; Philippa Gregory;

Auteure : Philippa Gregory
Edité chez : Gallimard Jeunesse
Résumé : Rome, 1453 : Luca Vero, dix-sept ans, est arraché de son monastère par le représentant d'un Ordre mystérieux, qui agit au nom du pape. L'homme lui confie une mission cruciale : repérer dans le monde chrétien l'hérésie et la sorcellerie. Accompagné d'un serviteur drôle et dévoué, Luca se rend dans un couvent près de Rome où se passent des phénomènes étranges : les soeurs semblent frappées de folie et portent des stigmates. Tout semble accuser Isolde et sa servante maure. Les deux jeunes filles risquent le bûcher...



Avis :

Hérétiques était un roman qui m'attirait assez lorsque je l'ai reçu en partenariat avec Gallimard Jeunesse. Bien que peu attiré par le Moyen-Âge, il faut avouer que dans la littérature Jeunesse/Young Adult, on en voit peu (ou peut-être que oui mais jusque-là mis à part le faucon déniché ou Avalon High, je n'en n'ai pas vu beaucoup d'autres. N'hésitez pas à éclairer mes lanternes) alors j'étais curieux de voir ce que ce roman allait donner.

Malheureusement, il m'a fallu un long, long moment avant d'accrocher. J'ai pris une semaine environ pour en lire la moitié, les personnages ne m'avaient pas plus plu que ça, l'histoire semblait s'éterniser. Le fait qu'il n'y avait que quatre chapitres n'était pas étranger de ce manque de motivation.

Cependant, vers la fin de la mission à l'abbaye, j'ai tourné les pages de plus en vite, terminant la seconde moitié du roman en deux jours seulement.

Hérétiques est un roman très spécial, en le lisant, j'ai trouvé qu'il ressemblait à Scooby-Doo. C'est l'histoire de Luca, Freize et père Pietro, au service du pape en personne, parcourant le territoire Chrétien pour enquêter sur des mystères religieux. Bon, il n'y a pas de chien mais la résolution des mystères y ressemble beaucoup. Ainsi, leurs histoires peuvent durer à l'infini comme les mangas. En y ajoutant des intrigues secondaires qui nous donnent envie de lire la suite.

L'auteure a bien développé les personnages principaux dans le livre. Tandis que le commencement et la première mission étaient consacrés à Luca et Isolde, la seconde mission se concentrait plus sur Freize et Ishaq. Tous les quatre formant un groupe qu'on retrouverait aujourd'hui à la différence qu'eux enquêtent sur les actes d'hérésie au XV ème siècle.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Ishaq, femme dans un monde d'hommes, Maure dans un monde de chrétiens, elle n'a jamais été acceptée mais ça l'a rendu forte et courageuse. Sachant combattre, parler plusieurs langues et possédant une intelligence et une sagesse très avancées, elle ne peut que plaire.

A travers les personnages féminins, Philippa Gregory a exploré le féminisme dans une époque assez misogyne. Des questions d'héritages et d'activités sont soulevées. Isolde a eu un père laissant sa chance aux femmes et enseignant à sa fille les mêmes choses qu'à son fils, leur donnant les mêmes chance et le même avenir. Ishaq, venant du peuple Maure, a reçu des mœurs bien différentes de celles des chrétiens. 

Je me suis rendu compte que l'auteure était vraiment passionnée du Moyen-Âge, même si certains peuvent pâlir le manque de descriptions, au vu de sa bibliographie, je suis sûr qu'elle connaît cette époque sur le bout des doigts. C'est juste que dans le Young Adult, les descriptions en saouleraient plus d'un.  

En résumé : Hérétiques est un roman comme on n'en voit pas tous les jours, je classerais plus ce livre dans de la Jeunesse car ce sont des aventures dont les tomes peuvent atteindre un nombre considérable. Je vous le conseille si vous aimez le Moyen-Âge et les histoires de preux chevaliers. 

Note : 3.5/5 

 Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse : On lit plus Fort dont je suis Chroniqueur pour m'avoir fait découvrir ce roman

dimanche 1 septembre 2013

Livre numéro 62 : Une planète dans la tête. Sally Gardner.

Auteure : Sally Gardner.
Edité chez : Gallimard Jeunesse sortie le 26 Septembre
Résumé : Je me demande si...
Si le ballon de foot n'était pas passé par dessus le mur.
Si Hector n'était pas allé le chercher.
S'il n'avait pas gardé l'abominable secret pour lui.
Si...
Alors, je me raconterais sans doute une autre histoire.
Voyez-vous, les "si" sont comme les étoiles, innombrables.

Depuis que ses parents ont du fuir la répression d'un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la "zone7", celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence... Dyslexique, il subit a l'école brimades et humiliations jusqu'au jour ou il se lie d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s'évader sur Juniper, la planète qu'ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace... Ont-ils été supprimés?


Avis :

Mes premières ENC (épreuves non corrigées) pour ma centième chronique livres et films confondus. C'était une super occasion de marquer le coup.

Une planète dans la tête n'est pas le genre de roman qui m'attirerait en librairie. Et c'est pour cette raison que j'ai voulu être chroniqueur Gallimard Jeunesse : découvrir des livres qui ne m'auraient pas intéressé et ainsi, être surpris.

J'avoue avoir eu du mal au début du roman. Et à vrai dire, ça ne s'est pas beaucoup arrangé par la suite.
Le roman est écris à la façon d'une dystopie selon moi, mais l'histoire se passe dans les années 60 donc j'étais très perplexe. Un peu comme pour Born Wicked de Jessica Spotswood, créer une société dans le passé est vraiment quelque chose qui me dérange.

Le héros, Standish , est un adolescent dyslexique de 15 ans qui, bien qu'étant scolarisé, ne sache ni lire ni écrire. Le résumé au dos accentuait la dyslexie car l'auteure en a elle-même souffert mais je trouve que ça passe au second plan dans le roman et l'histoire prend la moitié du livre pour commencer.

Les autres personnages ne m'ont pas marqué non plus, par contre, j'ai beaucoup aimé l'amitié qu'ont Standish et Hector, c'était très touchant, surtout à la fin. 
Standish et Hector ont des expressions qu'ils utilisent très souvent comme ... à la puissance mille. Partout, tout le temps. 

Malgré l'âge de Standish, je ne considérerais pas ce roman de Young Adult car il n'a pas la maturité de Katniss ou Hazel mais plus comme celle d'un enfant de 10-11 ans. Après, peut-être que l'époque et le milieu influent sur sa perception des choses.

En comment une planète dans la tête, je ne savais pas vraiment dans quoi j'allais m'embarquer, et j'ai été très surpris du dénouement de l'histoire. J'étais à mille lieues de m'imaginer que ce qui s'est passé allait se passer. Je m'attendais à un récit réaliste d'adolescent en difficulté qui va se battre pour trouver sa place mais non. C'est plutôt de la théorie du complot à la sauce légèrement dystopique.

En résumé : Une planète dans la tête est un roman très agréable, pas prise de tête qui fait passer un bon moment. Je l'ai fini en moins d'une journée donc je ne me suis pas trop attaché aux personnages mais le concept est très sympa et il change de ce que j'ai vu jusque-là. Si vous aimez les romans jeunesse avec un héros qui pourrait être n'importe qui, achetez-le dès qu'il sortira en librairie. 

Note : 3.25/5

Je tiens à remercier les équipes de Gallimard Jeunesse : On Lit Plus Fort, pour m'avoir sélectionné comme chroniqueur et me permettre de faire de si belles découvertes.   

 

samedi 27 juillet 2013

Livre numéro 53 : La Déclaration. Gemma Malley.

Auteure : Gemma Malley
Edité chez : Naïve
Résumé : Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?




 Avis :

 

La déclaration est bien pour commencer la Dystopie mais lorsqu'on en a déjà lu beaucoup avant comme moi, j'ai trouvé que le roman était un peu trop jeunesse.

Tout d'abord, le lieu de l'action : un orphelinat en Angleterre où les surveillants sont stricts, ça rappelle forcément d'autres histoires. 

Avec Théa pour l'éternité et maintenant la Déclaration, le concept de la vie éternelle n'est vraiment pas ma tasse de thé. 

La Déclaration est une introduction un peu trop longue à la saga. L'auteure utilise ce tome pour tout expliquer et il n'y a de l'action qu'aux 100 dernières pages sur 360 environ. 

On suit Anna, une Surplus, une enfant dont la naissance est illégale et dont les parents sont envoyés en prison, dans un établissement qui recueille tous les Surplus pour les former à devenir des domestiques. Ce concept rappelle l'esclavage.

La vie au pensionnat est une dictature avec les surveillants et l'Intendante stricts qui n'hésitent pas à frapper les enfants ou les envoyer à l'Isolement, un cachot. La nourriture est insipide et parfois, les enfants en sont privés. Les cours, dit "séminaires" sont destinés à faire apprendre les tâches ménagères aux enfants ainsi que le cours de Sciences où le professeur répète sans cesse que ces enfants sont des erreurs de la nature qui ne font que piller les ressources du monde et que leurs parents sont des criminels pour les avoir mis au monde.
En gros, ne vous plaignez plus de votre école, c'est le paradis à côté de ça.
Selon les professeurs, ce sont les enfants qui sont les ennemis de Dame Nature, mais de la part de personnes qui refusent de mourir, c'est l'hôpital qui se fout de la charité

Anna change des héro(ïne)s de romans qui cherchent l'évasion à tout prix. Anna, présente dans le pensionnat depuis ses 2 ans a bien été endoctrinée et accepte tout à fait son futur rôle de femme de ménage. Mais après l'arrivée de Peter qui lui parle de l'extérieur, son état d'esprit va vite changer.
Les autres personnages du roman ne sont pas trop approfondis, il y a Peter, Mrs Pinscent la méchante Intendante qui a une histoire assez dure derrière elle et Mrs Sharpe qui permet à l'auteure de parler de la société du roman. 

Les 250 premières pages du roman qui décrivent la vie au pensionnat ont tendance à s'éterniser et je me suis un peu ennuyé. la fin est tout le contraire, l'action et les révélations s'enchaînent à une vitesse. C'est à se demander si l'auteure avait un nombre de pages limitées et qu'elle a condensé l'action en une cinquantaine de pages à peine.

Je reviens sur le concept de l'immortalité. Déjà, j'étais très étonné que toute la planète s'y mette mais pourquoi pas. Puis, comme mentionné dans le roman, il y a un problème de surpopulation qui entraîne l'épuisement des ressources. Et puis, si l'Humanité ne se renouvelle pas, il sera plus dur de découvrir de nouvelles choses. En plus, dans le roman, le traitement n'empêche pas les marques du temps donc quel intérêt.     

En résumé : La Déclaration est à mi-chemin entre la Dystopie et la littérature jeunesse, il n'arrive pas à la cheville d'Hunger Games ou Divergent mais pour ceux qui veulent se mettre à la Dystopie après avoir lu Harry Potter ou les orphelins Baudelaire, ce livre est parfait.    

Note : 3/5 

mardi 14 mai 2013

Livres numéro 32, 33, 34 : Le Petit Nicolas, Le Petit Nicolas et ses copains, La rentrée du Petit Nicolas. Sempé et Goscini.


Auteur : René Goscini
Illustrateur : Jean-Jacques Sempé
Edité chez : Folio/Folio Junior
Résumé : A priori, le petit Nicolas est un enfant comme les autres. Pourtant, le récit de ses aventures n'en finit pas de surprendre par le nombre de bêtises que lui et sa petite bande de copains déclenchent en permanence ! Et il faut être drôlement patient et avoir beaucoup de mérite, comme sa maîtresse ou ses parents, pour vivre avec un pareil petit diable !
Aucun adulte ne semble pouvoir résister à Nicolas et ses copains, Agnan le chouchou, ou Eudes le costaud, ni le photographe de l'école, ni l'inspecteur en personne, ni même le directeur ou le pauvre surveillant, M. Bouillon. Bref, le petit Nicolas et toute sa bande sèment un joyeux désordre et une belle zizanie partout où ils passent.

Avis :

 

Je connaissais ces œuvres depuis un petit moment, grâce au film que j'ai vu et que j'ai beaucoup aimé ainsi que le fait que les aventures du Petit Nicolas sont les préférées de ma mère. Il était ainsi naturel de trouver ces trois ouvrages dans ses livres.

Contrairement à Percy Jackson, j'ai bien apprécié cette lecture jeunesse où les livres sont des regroupements des aventures de ce cher Nicolas, de sa famille, de ses copains et d'autres personnages qui se retrouvent, malgré eux, dans des situations rocambolesques. 

Le style est simple, frais, idéal pour ceux qui commencent à lire ou les parents qui veulent faire la lecture. Le récit est à la première personne ce qui est un vrai plus.

Les personnages des aventures sont ce qui rendent ses histoires si drôles. On a constamment droit à la ligne de description pour certains d'entre eux et ces derniers font constamment les mêmes choses dans chaque histoire : Alceste, l'ami très gros qui a toujours une tartine, un petit pain au chocolat ou un croissant dans sa bouche, Agnan qui pleure à la moindre contrariété, qui se roule sur le sol et crie "Je veux mourir ! Personne ne m'aime !" que ce soit dans la salle de classe ou la cour de l'école. Le "Bouillon" ce surveillant sévère qui sort son "regardez-moi dans les yeux" pour un oui ou pour un non. Eudes qui ne cesse de mettre des coups de poing au nez.

D'ailleurs, toutes les histoires avec ses copains se finissent en grosse baston (vous savez dans les dessins animés avec les gros nuages blancs et des mains et des pieds qui dépassent. Ben c'est ça). 

Ce que j'ai préféré dans ces histoires ce sont les chutes. Hilarantes pour certaines. Que ce soit les conclusions de Nicolas ou un autre évènement. Elles donnent toutes le sourire.

En résumé : Le Petit Nicolas est parfait pour tout le monde, petits et grands, je le conseille vraiment à n'importe qui qui a envie de se souvenir de comment était l'école (même si l'histoire se passe dans les années 1950), je me suis retrouvé dans des activités ou des bêtises de Nicolas et ses copains. J'ai passé un excellent moment à les lire.  Le film aussi est à voir.

Note : 4/5 



jeudi 9 mai 2013

Film numéro 25 : Les Croods



Résumé :

Durée : 1h 32min
Réalisé par Chris Sanders, Kirk DeMicco
Genre Animation , Aventure , Comédie
Nationalité Américain


Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est dé


truite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas… ils appartiendront à l’Histoire.

Avis :



Les Croods était un bon film d'animation, comme tous les films qui sortent chez Pixar ou Dreamworks comme ça... Oui, dans ma tête j'ai encore 8 ans mais ça fait tellement du bien les dessins animés !

Niveau originalité, c'est encore une comédie sur la famille, l'importance des proches, même si on est fâchés, il faut toujours se pardonner etc. Vous voyez le genre. En même temps, si Disney et Dreamworks encourageait les enfants à se révolter contre leurs parents, ce serait bizarre aussi. 
La relation père/fille était la même que dans plusieurs films familiaux, Hannah Montana pour ne citer que ça (Pour la culture, on repassera :-p). Je ne doute pas une seconde non plus que ces choses-là n'arrivent pas dans la vraie vie.

Mais à part ce petit cliché. Le reste était très bien. Juste les capacités physiques des Croods qui m'ont un peu dérangées. Que le père se prenne des tonnes de rochers dessus sans une égratignure, pourquoi pas, on est dans un dessin animé. Mais qu'ils courent aussi vite que des animaux qui doivent atteindre une vitesse conséquente, mouais. Je ne suis pas convaincu.

Passons aux bons côtés. Et ils sont nombreux. Encore une fois, les graphismes étaient fabuleux, même si la jungle ressemblait beaucoup à celle de l'Âge de Glace. Les animaux sont tous aussi originaux les uns des autres, les baleines de terre, le gros chat, le marsupial qui fait "Tin tin tin" qu'on voit dans la bande annonce. Les lieux étaient tous très beaux, le nuage de fumée et de cendres de la fin ainsi que les braises du début étaient à couper le souffle.

Au niveau des personnages, ils m'ont été un peu durs à apprécier au début mais après, ce qu'ils sont attachants ! Le coup de la petite sœur sauvage a été très original pour moi. Le personnage principal m'a tout de suite plu avec son besoin de découverte, d'indépendance au fond. 

J'ai également beaucoup aimé le passage des inventions qui s'enchaînent. Les chaussures, le parapluie, les sous-vêtements ... La musique n'est pas à négliger non plus, toujours bien adaptée à la situation. Elle fait peu parler d'elle mais très agréable.

En résumé : Les Croods a été une très bonne découverte, j'ai beaucoup aimé ce côté à mi-chemin entre L'Âge de Glace et une comédie familiale. J'ai bien rit et comme d'habitude, le Happy End est un peu trop mais que c'est bien comme ça !  Il peut convaincre les plus petits comme les plus grands.


Note : 4/5


mardi 30 avril 2013

Livre numéro 28 : Percy Jackson 1/ Le voleur de foudre. Rick Riordan.

 Auteur : Rick Riordan

Edité chez : Le livre de poche jeunesse

Résumé :
Etre un demi-dieu, ça peut être mortel... Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.





Avis :


Percy Jackson a été une lecture jeunesse sympathique, pas prise de tête à la narration simple qui ont été parfaites pour moi en ce moment où je suis submergé par les examens.  

A y regarder de plus près, l'action est au rendez-vous mais j'ai trouvé les personnages très peu attachants et les scènes d'actions sont nombreuses mais ne dépassent que rarement les quatre pages format poche donc moins de scènes plus détaillés auraient fait l'affaire. 

Je ne le fais jamais mais là, c'était trop flagrant : ce livre ressemble à Harry Potter. Je ne met pas la lecture jeunesse dans le même panier mais Annabeth m'a juste rappelée Hermione Granger tout au long. Après c'est normal qu'elle soit futée vu sa mère mais sa personnalité m'a beaucoup trop rappelé cette sorcière aux cheveux en bataille. 

D'ailleurs, j'ai trouvé ça très bizarre, dans le film comme dans le livre, que comment Athéna qui est une déesse vierge, a un enfant ? Après je ne suis pas maître dans la mythologie romaine mais je ne crois pas avoir tort.

Niveau histoire, c'est très jeunesse. On a une intrigue principale qui repose sur une mission et pleins de petites aventures comme écrit plus haut. J'ai découvert de nouveaux personnages dans la mythologie. En particulier Iri-Mail qui est le Skype de l'Antiquité. 

La logique est très bizarre aussi, comment les gens du camp peuvent croire que Percy, Annabeth et Grover vont s'en sortir avec 100$ et les États-Unis à parcourir ? Les voilà qui galèrent à trouver quelques sous. 

En résumé : Percy Jackson n'est pas mal mais j'ai préféré le film qui est différent, dans mes souvenirs en tout cas. Je suis peut-être le seul a avoir remarqué la grosse ressemblance avec Harry Potter mais bon. Je le conseille aux 10-12 ans. Les gens de ma classe ont adoré cette saga l'année dernière mais moi j'ai trouvé ça trop jeunesse alors que je suis plus jeune. C'est la faute du Young Adult ça !
Après, passer de Carole Martinez à Percy Jackson, mes attentes ont augmenté.

Note : 2.5/5 

dimanche 21 avril 2013

Livre numéro 26 : Phaenomen 1. Erik L'Homme.

Auteur : Erik L'Homme

Edité chez : Gallimard Jeunesse/ Folio Junior

Premier tome d'une saga.

Résumé : Pour le personnel de la Clinique du Lac, Violaine, Claire, Nicolas et Arthur ne sont que des fous, des idiots ou des bons à rien. Pas vraiment des héros. Et pourtant... Quand le seul médecin qui se soucie d'eux est enlevé, ses jeunes protégés se lancent sur ses traces. Sans se douter qu'ils sont aussi sur la piste d'un des plus grands secrets du XXe siècle. Leur vie ne sera plus jamais la même. L'histoire de l'humanité non plus. Une course-poursuite haletante, où quatre adolescents vont puiser dans leur handicap la source de pouvoirs surnaturels.



Avis :

 

Avant même de le commencer, j'étais sûre d'aimer ce livre. Le résumé m'avait l'air prometteur. 
Mais surtout, la petite histoire qui va avec ce livre.

Mercredi dernier se trouvait dans la librairie de ma ville, Erik L'Homme en dédicace. Je le connaissais par A comme Association qu'une de mes amies m'a fait découvrir. J'ai décidé d'acheter et de faire dédicacer ce livre pour mon amie, qui a déménagé depuis, et je l'enverrai par la poste. Mais avant, j'allais quand même le lire. Autant faire.
Timide comme je suis, j'ai dû prendre mon courage à deux mains pour faire dédicacer ce livre et parler à l'auteur. 
Je n'avais vraiment aucune raison de m'en faire car Erik L'Homme s'est avéré être vraiment très aimable, très sympathique, il m'a tout de suite mis à l'aise et j'ai pu lui parler, de lui, de son travail, de ses méthodes de travail. ça n'a pas dépassé cinq minutes mais je pense que je me souviendrai encore longtemps de cette rencontre.

Rien que parce que ce livre me rappelait mon amie, les bons moments passés avec elle et ma rencontre avec Erik L'Homme. J'allai l'aimer.

Et bien, en l'ouvrant. Je n'ai pas été déçu. L'histoire est fraîche, le sujet remet en cause des évènements historiques, ce qui est un défi. Je me demande même comment l'auteur a pu créer un tel univers. C'en est époustouflant !

Les personnages principaux sont vraiment le point fort (je sais je le dis beaucoup mais c'est mérité). Tous les quatre, marginaux et bien différents les uns des autres mais réunis par leur différence. Ils se sont d'ailleurs rencontrés dans une clinique pour aliénés mentaux car leurs parents ne comprennent pas leurs comportements.
 Chacun est attachant à sa façon.  Je reconnais une petite préférence pour Claire et Arthur. Franchement, Violaine m'a laissé indifférent, peut-être parce que je n'ai jamais été plus branché dragons mais je n'éprouve pas autant de sympathie pour elle qu'on pourrait en éprouver pour elle. Je ne la déteste pas pour autant mais c'est juste que j'aimerais plus découvrir Claire et Arthur. 

Après, c'était de la lecture jeunesse. Pas prise de tête, très courte (250 pages pour un format poche) avec un style très fluide. J'en suis venu à bout en une journée. Pour 7 €, ça va, j'ai passé un agréable moment.

En résumé : Phaenomen est un bon roman jeunesse à mi-chemin entre le fantastique et le policier. Les personnages sont vraiment attachants et l'histoire est intrigante. Je le conseille vraiment à ceux qui sont dans la tranche 10/12 ans. Un peu plus. Mais après, ce n'est pas Sherlock Holmes, ce n'est pas Millénium donc vous trouverez certainement mieux en policier, c'est juste pour passer un bon moment. Et si jamais vous avez l'opportunité de rencontrer Erik L'Homme, n'hésitez pas. J'espère que mon amie va aimer ce livre.

Note : 3.25/5 

mardi 2 avril 2013

Film numéro 19 : Boule et Bill.


RESUME :
Comédie franco-belge réalisée par Alexandre Charlot, Franck Magnier Avec Franck Dubosc, Marina Foïs, Sara Giraudeau

DUREE : 1H30
Tout commence à la SPA. Un jeune cocker se morfond dans sa cage. Il ne trouve pas les maîtres de ses rêves. Soudain, apparaît un petit garçon, aussi roux que lui. Qui se ressemble s'assemble : c'est le coup de foudre. Pour Boule et Bill, c'est le début d'une grande amitié. Pour les parents, c'est le début des ennuis... Et c'est parti pour une grande aventure en famille ! 

Avis :

 

Vous l'aurez deviné, Boule et Bill est une comédie jeunesse idéale pour se vider la tête. L'histoire est toute sympathique, très ressemblante avec le Petit Nicolas. Même si je n'ai pas lu les bandes dessinées.  
On suit l'histoire de la famille de Boule, dont ce dernier veut désespérément un chien. Contre le scepticisme de son père, sa mère et lui en adopte un à poil roux qu'il appelle Bill. 
Dès la seconde où le chien entre dans la voiture pour se rendre dans son nouveau foyer, les péripéties commencent ! La mise à sac du salon par le chien pour protester contre son bain, le déménagement de la famille vers une banlieue de Paris dans un immeuble à l'isolation nullissime et des voisins plus que casse-bonbon (clin d’œil à ceux qui ont vu le film).

On a eu droit à son lot de gags, d'humour et la merveilleuse Happy End. Caroline, la tortue m'a particulièrement fait rire. 

En résumé : Vous avez aimé le Petit Nicolas ou d'autres films jeunesse dans ce genre ? Boule et Bill n'échappe pas à la règle alors allez-y !  
Note : 3/5 
 


mercredi 13 mars 2013

Livre numéro 18 : Le béton qui coule dans nos veines. Laurence Schaak Goulven Hamel

 Auteurs : Laurence Schaak Goulven Hamel
Edité chez : Nathan collection Backstage
Résumé : L'explosion du Hip-Hop en plein cœur du Bronx
1981, New York. Prince G, jeune graffeur au talent fou, s'engouffre dans un souterrain du métro avec ses bombes de peinture. Quelques instants plus tard, il meurt, renversé par une rame de métro. La police conclut au suicide. Mais, dix ans après, ses amis ne comprennent toujours pas les raisons de sa mort.
Il est l'heure pour chacun d'entre eux de découvrir la vérité...








Avis :

 

Commencé le 12/03 Terminé le 13/03 
  
Cette semaine, j'aurais lu deux romans où l'action se passe à New York mais la comparaison s'arrête là. Il n'y a aucun points communs ensuite. Je suis passé de l'Upper East Side très riche de nos jours au South Bronx dans le "ghetto" des années 80-90. On passe de la bijouterie Tiffany's aux rames de métros remplies de graffitis. 
Le béton qui coule dans nos veines est un roman très simple à lire avec une histoire très sympathique. On y découvre Prince G. un graffeur et rappeur à ses heures perdues, à la façon de l'auteure de le décrire, on dirait presque un dieu. Il est silencieux, calme malgré toute l'agitation du Bronx, c'est un artiste, il manie la bombe de peinture comme personne, et arrive même à donner de la poésie dans ce paysage des plus sombres et inquiétants. Il nous aurait presque fait passer le Bronx pour le Paradis. 
J'ai été vraiment très étonné lorsque j'ai su que Prince G. et ses amis n'ont que 16 ans lors de la mort de ce dernier. Je les imaginais bien plus vieux tant ils présentaient de l'expérience et de la maturité pour Prince G. 

L'histoire commence par l'introduction, la description du quartier etc... L'introduction se termine par la mort de Prince G. Le reste du roman est coupé en plusieurs parties appelées "Track" ce qui veut dire "morceau/piste" en anglais. Chaque "Track" suit les personnes qui ont un rapport avec Prince. Depuis ils ont tous pris des directions opposées. Un peu comme Pretty Little Liars mais la comparaison est sans intérêt.
Les deux premiers sont d'anciens amis qui sont devenus rappeurs. 
L'un est resté à New York. L'autre est parti en Californie. 
Un peu comme la Guerre Froide. Les Etats-Unis au commencement du hip-hop sont divisés en deux. New-York, les créateurs du genre d'un côté et la Californie avec d'autres artistes qui ne cessent d'améliorer ce genre nouveau.
A ces personnages s'ajoutent Queen Divine, la petite-amie de Prince G. à l'époque, une danseuse de break-dance devenue mère et professeur d'arts martiaux disparue de la circulation après la mort de son Prince, qui refait surface après être passée aux infos à la télé. Il y a aussi Isabelle, une photographe qui a accompagné la bande les derniers jours de la vie du Prince. Le héros du dernier Track n'est que le chauffeur du métro qui a fauché Prince G. lui-même. Ce n'est pas de sa faute, il a tenté de le faire fuir en klaxonnant mais Prince n'a pas bougé jusqu'à l'impact.  


Les personnes, lieux et évènements se sont réellement produits. Notamment les émeutes en Californie entre les gangs qui furent ravageuses. 

Ce livre était sympathique et très facile à lire, je l'ai fini en deux jours seulement. Par contre, la fin n'a pas été très bouleversante car je n'ai pas trop eu le temps de me questionner plus que ça sur Prince G. et son décès. Le fait que l'histoire soit très courte (180 pages) m'a empêcher de m'attacher plus à ces personnages et à peine on leur découvre une certaine profondeur, on passe à un autre. Et c'est assez dommage. Ils étaient vraiment variés et on se demande ce que des personnes comme ça font ensemble, c'est ainsi qu'on comprend que la musique rapproche les gens et que ces personnes étaient toutes liées par la musique. Isabelle, la photographe venant des quartiers un peu plus riches, blanche, qui perd ses bonnes manières en traînant avec Prince G. était très originale. Par contre, le livre était bourré d'artistes du genre mentionnés et comme il était saugrenu d'avoir des noms "normaux", les pseudos partaient un peu dans tous les sens quand au fond, je sais que je ne m'attarderais pas le moins du monde sur eux.

La collection Backstage est une collection de la maison d'édition Nathan est une collection très intéressante que j'ai découvert au salon du livre de chez moi. Elle regroupe plusieurs romans sur le thème de l'Histoire de la musique, une partie du livre est un récit, l'autre partie est un dossier très complet sur les détails de la musique. Une chronologie de ce style, les personnalités et un article digne de Wikipédia. Le béton qui coule dans nos veines est sur le Hip-Hop donc le dossier ne m'a pas plus intéressé que ça même s'il vaut un coup d'oeil car on en apprend sur cette culture que des personnes juge "sauvage". Enfin, vous me comprenez. Les graffs sont considérés comme du vandalisme et le rap est très mal vu mais ce livre nous fait voir les choses différemment. 

En résumé : Le béton qui coule dans nos veines est le parfait compromis entre l'Histoire et la fiction, j'ai bien aimé l'ambiance et je suis pressé de découvrir les autres Backstage notamment celui sur la Pop 60's "Au nom du père du fils et de John Lennon" car ce style a l'air très intéressant et qu'il se passe à Londres Underground il me semble, et j'adore tout ce qui est Londres. Il y a aussi le Rock, le Reggae, le Punk, La Soul/Funk va paraître prochainement et j'aimerais bien les découvrir. 

Note : 3.5/5


samedi 9 mars 2013

Livre numéro 11 : Wonder. RJ Palacio.

Auteure : RJ Palacio
Edité chez : Pocket Jeunesse
Résumé : Ne jugez pas un livre sur sa couverture. Ne jugez pas un garçon sur son apparence. « Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire. » Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n'est jamais allé à l'école. Aujourd'hui, pour la première fois, ses parents l'envoient au collège? Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux ?


Dans la lignée du Bizarre incident du chien pendant la nuit, un petit bijou de sensibilité et de drôlerie. Un roman irrésistible sur le destin peu ordinaire d'August Pullman, un enfant différent.

 Avis : 

 

La littérature jeunesse (j'entends par là les livres pour les moins de douze ans) était bien loin de moi. Depuis que j'ai découvert le Young Adult, j'ai délaissé ces livres. Wonder a réussi à me faire remonter de bons souvenirs de cette période. Lorsque mon amie me l'a prêté, j'avais quelques réticences car l'histoire me rappelait un livre que j'ai lu il y a un an et demi, La Cicatrice de Bruce Lowery, qui a réussi à me faire monter les larmes aux yeux. Le fait qu'il rentre en sixième me rappelait également un film que j'ai vu  "Le journal d'un dégonflé" que j'ai moyennement apprécié. Alors ce livre n'était pas en très bonne position mais j'ai quand même essayé. Heureusement que je l'ai fait !
Wonder est un très bon livre, il parle de handicaps, la tolérance/intolérance des gens face à ça mais pas que. C'est aussi un roman sur l'amitié, la famille et la sixième. Vous aviez eu peur votre premier jour de cours ? Imaginez un peu ce qu'August ressent, lui qui est sûr de ne pas passez inaperçu à cause de sa déformation faciale.
On apprend à connaître toute une ribambelle de personnages qui nous paraissent plus profonds grâce à la narration à plusieurs voix. A ce sujet, j'ai trouvé que tout le monde, sauf le garçon qui joue du violon dont j'ai oublié le nom. Même Via et Miranda qui sont censées avoir quatorze ans s'expriment de la même façon qu'August alors que trois ou quatre as les séparent..

Si vous vous attendez à de l'action, vous allez être déçus, contrairement à La Cicatrice, il n'y a rien qui va occuper toute l'intrigue du roman. Il n'y a d'ailleurs pas, ou une toute petite, intrigue. C'est une description d'une année scolaire pour un garçon atteint d'une déformation faciale et son entourage. Il y a la rentrée scolaire, les vacances, les fêtes du calendrier, la vie quotidienne ou les évènements spéciaux. On voit à quel point c'est dur d'être comme August ou sa famille au quotidien. Être mis à part, nécessiter de soins particuliers, être traité de monstre à longueur de temps, vivre avec cela toute sa vie. Pour sa famille aussi c'est dur. Être en bonne santé et sans problèmes alors que notre enfant/frère est atteint d'une maladie extrêmement rare et devoir faire avec. Entendre des gens parler de lui et lorsqu'il est jeune, il ne s'en rend pas compte mais vous si. Vous voulez protéger ce garçon mais vous savez que vous ne pouvez pas être éternellement avec lui et que dès que vous le laisserez seul, il va y avoir des problèmes. Ce doit être horrible à supporter. En plus, le principal de l'école a demandé à des élèves d'être gentils avec August et qu'ils auraient une compensation s'ils acceptent. Ainsi August se demande si les gens qui traînent avec lui, comme Summer, veulent vraiment être gentils avec lui ou s'ils obéissent au principal. Ce doit être encore plus dégradant.

Je parlais de la diversité des personnages, j'insiste sur ce fait car c'est ce qui fait la réelle force du roman :

On a August, qui est tout gentil, adorable, qui aime Star Wars, qui va rentrer au collège, qui pourrait être n'importe quel garçon de son âge mais on apprend qu'il a une déformation faciale, qu'en conséquence il a dû subir beaucoup d'opérations et qu'il n'est jamais allé à l'école. Je pense que l'auteure a bien voulu faire comprendre que même si certaines personnes ne ressemblent pas aux autres, elles ne sont pas Humaines pour autant.

Il y a sa sœur, Via, qui a dû être mature très tôt malgré elle lorsque son frère est né. On voit qu'elle est mature dès les premiers chapitres de sa narration. Elle nous dit qu'elle doit régler ses problèmes toute seule, qu'elle ne doit pas accaparer plus d'attention que son frère, qu'elle doit dire que tout va bien à ses parents même si ce n'est pas le cas pour ne pas qu'ils s'inquiètent et perdre leur temps avec elle alors qu'August en a besoin. Elle nous dit même qu'August passe avant tout. Et c'est triste. Via n'a jamais pu être une petite fille "normale". Pourtant elle n'en veut pas à son frère, elle se dit juste que c'est la vie et qu'il faut faire avec. C'est pour cette raison qu'elle est très mature. Même si en même temps ça doit faire mal à August d'être le centre de toutes les attentions et que Via passe toujours après. Mais ils n'y peuvent rien.

Autre personnage que j'ai beaucoup aimé, Summer. Elle est fraîche et ne juge pas. C'est la fille gentille avec tout le monde et qui trouve tout le monde sympa. Elle m'a fait penser à une de mes amies qui est comme elle. Gentille et agréable.

Tom (je doute vraiment sur ce nom) est aussi un personnage fort. Il sait ce que c'est d'être différent, à sa façon. Il côtoie tous les jours des gens qui sont très riches alors que sa famille est modeste. Il essaie d'être populaire mais nous prouve dans le roman qu'il sait faire preuve de répondant.

On a aussi Julian et les gens comme lui, ceux qui mènent "la belle vie". Riches, beaux, sans problèmes comme August. Ceux qui rejettent les gens qui ne sont pas de leur monde. C'est un peu caricatural mais au fond, et fort malheureusement, certaines personnes sont comme ça. Et changer leurs mentalités s'avère compliqué, voire vain.

Dans un passage du roman, Tom s'en veut d'avoir sursauté la première fois qu'il a vu August, au parc lorsqu'il avait six ans. Je reconnais que lorsque Via a donné une description de son petit frère, j'ai eu un petit frisson. C'est vrai que ce n'est pas commode et à six ans, lorsqu'on n'a vu que les mêmes visages, un visage qui sort du lot n'est pas anodin. Même après.

En résumé : Wonder saura ravir les petits comme les grands car il s'attaque à un sujet qui concerne tout le monde, la tolérance et les handicaps. Il ne faut pas oublier que c'est de la littérature jeunesse et que la fin est très romancée. Le style qui n'arrive que dans les films. August ne "guérit" pas mais ceux qui l'ont lu comprendront. Je le conseille à tout le monde. Malgré les 4 étoiles que j'ai mise, cette lecture va me marquer un petit bout de temps.

Note : 4.5/5

Trailer (Bande annonce) du livre en VO :