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dimanche 17 novembre 2013

Livre numéro 72 vs Film numéro 68 : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet. Reif Larsen.

Auteur : Reif Larsen
Edité chez : Le livre de Poche
Résumé : T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu'il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

 Avis :

 

En voyant la bande-annonce du film au cinéma. J'avais très envie de découvrir le livre. Une fois le livre acheté, je n'ai pas mis beaucoup de temps avant de me jeter dessus.

L'écriture de l'auteur m'a emballé dès les premières lignes. Il n'était raconté qu'une soirée ordinaire mais déjà, je sentais que ce roman allait beaucoup me plaire.
Par contre, le début prend pas mal de temps à commencer, le narrateur s'éloigne trop de l'histoire par moments mais c'est pour planter le décor donc, on l'excuse.

On rencontre TS et sa famille, toute aussi hétéroclite que loufoque. Que ce soit son père, cow-boy dans l'âme, sa mère, entomologiste spécialisée dans les scarabées, sa grande-sœur Gracie, fille d'une petite ville rêvant de gloire et enfin Layton, le petit frère de TS, portrait craché de son père.
La famille Spivet m'a charmé, tous autant que les autres. Je déplore juste le fait de ne pas avoir vu plus sa mère dans le récit.

Le personnage de TS est vraiment unique et attachant. Ce jeune garçon de 12 ans à peine qui se passionne pour les sciences et qui écrit et dessine tout ce qu'il voit. Ce n'est pas moi qui irait faire ça. Il est tellement mature qu'à des moments, on oublie son âge.

Tout au long du récit, on trouve dans les marges des petits textes explicatifs, des schémas ou anecdotes comme dans les dictionnaires ou les encyclopédies et c'était vraiment une super idée de la part de l'auteur. Bien sûr, il est un peu dur de prendre le rythme au début et de s'arrêter dans la lecture pour lire les marges mais certains dessins et certains textes étaient géniaux.

Ce roman est un road-movie un peu particulier puisque le seul et unique passager s'avère n'avoir que douze ans et n'avoir jamais quitté sa ville natale. Le voilà parti pour sillonner les routes des États-Unis du Montana à Washington DC. Sur sa route, il croisera des paysages et des gens de tous horizons et c'est ce que j'aime dans les roads-movies. Les découvertes.

Pendant son périple, TS tombe sur un carnet de sa mère qui contient le récit de son arrière-arrière grand-mère Emma. Ces passages m'ont beaucoup plus car on y voit une autre scientifique et qu'on donne une touche de féminisme avec la scolarisation des femmes, la place des femmes dans la science... Dans les interviews bonus de Jean Pierre Jeunet, le réalisateur, à la fin du roman, il dit que ces passages vont être en parti enlevés et c'est bien dommage.

Arrivé à Washington, tout s'enchaîne très vite et je ne m'attendais pas du tout à cette fin mais c'est dans l'esprit du roman : inattendu et super. Les interviews que TS donne m'ont laissé un peu perplexe. Je n'aurais jamais dit ce qu'il a dit mais les adultes doivent lui pardonner le panache de l'âge.

En résumé : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet est un roman qu'on peut lire à 12 ans comme à 30 tant la maturité du jeune garçon est déroutante. Il y avait quelques longueurs au milieu du roman mais ça ne m'a pas empêché de beaucoup aimer ce roman. J'ai très hâte de découvrir l'adaptation qui a été faite au cinéma. 


Note : 4.25/5



Réalisé par : Jean-Pierre Jeunet
Avec : Kyle Catlett, Callum Keith Rennie, Helena Bonham Carter
Genre : Aventure

Synopsis :
T.S. Spivet, jeune garçon surdoué vivant dans le Montana, reçoit un jour un appel l’informant qu’il a gagné un prix scientifique de renommée mondiale. Il quitte sa famille pour traverser seul les Etats-Unis en direction de Washington, afin de recevoir sa récompense décernée par un jury qui ne sait pas qu’il n’a que 12 ans...




Avis :

Wouaw.

Je reconnais avoir eu quelques appréhensions sur cette adaptation. Jean Pierre Jeunet nous confiait qu'il avait changé pas mal de choses et vu que j'avais beaucoup beaucoup aimé le roman, je trouvais ça dommage.

Quel menteur ! En effet, je crois que de toutes les adaptations vues cette année, celle-ci est la plus fidèle. Tous les détails s'y retrouvent, Gracie qui égraine le maïs, la fable de Deux Nuages jusqu'au 100 m de fil téléphonique et la conversation entre le Dr Clair et Layton (ceux qui ont lu le livre me comprendront ;-) chaque chose avait sa place et toutes les longueurs que j'avais déploré dans le roman se sont envolées.

Je suis épaté par le travail de Jean Pierre Jeunet qui pour moi, a réussi le défi un peu fou de concentrer tout l'esprit du roman de Reif Larsen ( qui fait 430 pages tout de même) en un film d'à peine 1h45. Certes, le passage de la traversée a été très édulcoré mais il a eu raison de le faire. L'essentiel se trouve dans le film.

Encore une fois, le film est bien à l'image du livre : unique. Les couleurs du film étaient magnifique et changeaient des autres choses qu'on a pu voir jusque-là. Les paysages étaient également fabuleux, le ranch de la famille à la maison rouge pétard, le relief de l'Amérique, c'était quelque chose de très beau à voir. Je n'ai pas vu le fabuleux destin d'Amélie Poulaine (le film le plus célèbre de Jean Pierre Jeunet) donc je ne sais si c'est sa marque de fabrique, ma mère m'a dit que les flashes lors de la remise des prix rappelaient Amélie Poulain mais sinon je ne sais pas.

Autre point qui m'a fait adorer ce film c'est la performance des acteurs. Helena Bonham Carter sort de ses personnages effrayants chez Tim Burton pour interpréter la mère de TS, une scientifique mais avant tout une mère. Beaucoup plus "humaine" et sentimentale que dans le roman et c'était une super idée de l'avoir fait apparaître plus longtemps.
Un chapeau bas pour Kyle Catlett, l'interprète de TS qui n'a même pas 12 ans. Il s'est vraiment approprié le personnage et pourtant la tâche était rude. Je crois que les acteurs de son âge qui se livrent à une telle performance se comptent sur les doigts d'une main. Certes, il était un peu moins perdu dans ses pensées que le TS que j'avais rencontré dans le livre mais je peux vous dire que jouer TS Spivet n'est pas donné à tout le monde.
Tous les autres acteurs ont réussi à donner vie aux personnages. Le père, Layton, Gracie, la sous-secrétaire et j'en passe.

Les dix dernières minutes sont totalement inventées par le réalisateur. Il a réinventé une fin et je l'ai tout autant aimé que le reste du film. 

En résumé : Cette adaptation s'annonçait être difficile mais Jean Pierre Jeunet l'a vraiment réussie. Si je n'avais qu'une chose à dire c'est : lisez le livre, allez voir le film. Offrez l'un ou l'autre à vos proches car ces œuvres méritent qu'on s'y intéresse.


Note : 4.5/5 

samedi 2 novembre 2013

Film numéro 64 : Thor 2/Le monde des ténèbres

Durée 2h 10min
Réalisé par Alan Taylor
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston…
Genre Action , Fantastique Américain

Synopsis : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Avis :

 

Après avoir vu la bande annonce une bonne douzaine de fois au cinéma. Je m'attendais à ne pas vraiment aimer. Je n'ai ni vu le premier film Thor ni Avengers (inculte que je suis !).

Thor le monde des ténèbres m'a agréablement surpris.

Depuis les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos, la fantasy, genre que je n'affectionnais pas auparavant, me plaît de plus en plus. J'ai beaucoup aimé le concept des 9 royaumes (ou 7, maintenant que je me suis mis à Game of Thrones je confonds les chiffres) et la mission de Thor qui est donc d'y faire régner la paix.

Ce que j'ai préféré dans ce film, comme dans beaucoup d'autres, ce sont les graphismes. Asgard était une splendeur, le pont arc-en-ciel (je crois que c'est son nom), les cascades, les architectures, tout était magnifique. 

Par contre, pour des défenseurs de la galaxie, les Asgardiens (ne me frappez pas si ce terme est un affront) sont quand même soumis à beaucoup de règles. Il n'y a pas de guérisseurs ou de trucs comme ça chez eux ? Je ne sais pas mais pour des êtres puissants, c'est un peu con de mourir d'un coup d'épée dans le bide. 'Fin tant pis.

Remarque inutile qui fera rager des aficionados : ce serait cool que mon téléphone ait la même capacité que le marteau de Thor, c'est-à-dire revenir dans la main même si elle se trouve à des années lumières. ça m'éviterait de le chercher partout comme je le fais tous les jours. ça ne vous plairait pas ?
Fin de la remarque inutile.

Je sais, dire que les petites-amies des super-héros ne servent à rien fait cliché mais là, clairement, il a fallut attendre les dernières minutes pour que je trouve une utilité à Natalie Portman. Sérieusement, non seulement c'est un peu à cause d'elle que c'est la merde partout mais elle ne bouge pas le petit doigt pour aider ceux qui doivent réparer ses conneries (je sais, c'est méchant mais elle m'a bien saoulé).
Par contre, le personnage de Darcy interprété par Kat Dennins (Max dans 2 Broke Girls) était super attachant.
C'était peut-être l'effet espéré mais je me suis également attaché à Loki, le frère maléfique de Thor. Est-il si méchant qu'on veut nous le faire croire ?
La mère de Thor est également un personnage que j'avais envie de découvrir. Cette femme, épouse du roi

Comme dans Man of Steel et certainement beaucoup d'autres films de super-héros, à la fin, on a le droit à l'entité extra-terrestre qui débarque sur Terre pour tout détruire et notre dévoué super-héros va utiliser ses pouvoirs pour le combattre et amplifier les dégâts. Contrairement au film précédemment cité, Thor n'est pas dévasté d'avoir tué quelqu'un alors que trente secondes plus tôt, il avait ravagé une ville entière. On ne s'est pas trop foutu de nos gueules cette fois-ci.

En résumé : Thor 2 ne révolutionnera pas le monde des super-héros mais j'ai néanmoins beaucoup aimé le film. Je vous le conseille si vous aimez les films de super-héros et même si vous n'êtes pas trop fan mais que le fantastique vous plaît, n'hésitez pas. 
Un jour, si j'ai le courage, je regarderais le premier film, et les Avengers par la même occasion.
Note : 4/5 



vendredi 1 novembre 2013

Livre numéro 73 : Métaphysique des tubes. Livre numéro 74 : La Nostalgie heureuse. Amélie Nothomb.

Auteure : Amélie Nothomb
Edité chez : Le livre de poche

Résumé : Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante.
L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant...


 

 

 

Avis :

 A quelques jours de la fin du mois, je n'avais lu que 5 livres donc pour continuer avec ma moyenne de 6 romans/mois j'ai décidé de lire ce court roman qui, je le savais, allait me plaire vu que l'auteure ne m'était pas inconnue (et pour cause, deux des livres lus en Octobre était des Amélie Nothomb). 

Cependant, je ne savais pas trop de quoi le roman allait traiter au vu de son résumé. Il s'avère être une autobiographie de l'auteure de la naissance à l'âge de 3 ans. Et franchement, qui, à part Amélie Nothomb, peut se vanter d'avoir vécu de telles choses ?

L'auteure a bien tenu son pari de me plaire une nouvelle fois. J'ai dévoré les 150 pages de ce roman.
 

Encore une fois, sa plume m'a transporté, avec peu de détails (et je viens de sortir d'une nouvelle de Théophile Gautier donc je peux vous dire que les détails et descriptions, je les connais !) je me suis imaginé sa maison avec le petit lac, les fleurs...

Tandis que Stupeurs et Tremblements et Ni d'Eve ni d'Adam, également des autobiographies, racontait les faits avec plus ou moins de poésie. Métaphysique des tubes nous emmène dans des pensées plus philosophique mêlant Dieu et des sujets peu facilement abordable. Mais j'avais bien compris qu'Amélie Nothomb ne faisait pas dans la facilité.

C'est un peu dur de classer ce roman en autobiographie, et pour cause ! Il est dur de croire que pendant les deux premières années de sa vie, l'auteure était un légume et qu'elle s'est soudainement réveillé. Ou encore qu'elle se souvienne de tout depuis qu'elle a deux ans. Sans oublier le fait qu'elle savait parler couramment au même âge. Mais venant de la part d'une femme qui se dit Réincarnation d'une déesse égyptienne, je n'étais pas plus étonné que ça.

Au premier abord, la lecture semble compliquée car dès les premières lignes, on la voit qui se compare à Dieu. Mais au-delà d'un narcissisme extrême, elle va avoir des raisonnements dont d'autres nombrilistes amoureux d'eux-même n'y auraient même pas songé. 
J'ai aimé ce roman car je ne l'ai pas pris au premier degré. Il faut se rappeler qu'elle a à peine 3 ans ! Je suppose (espère) qu'elle ne fait qu'écrire trente ans plus tard ses pensées de petite fille. Le panache et l'innocence de l'âge. 

Ce roman m'a bien fait rire, les pensées de la petite Amélie m'ont rappelés celles que j'avais il y a quelques années de ça à peine. Le passage où son père tombe dans les égouts a été très drôle. Pas autant que le poulpe dans Ni d'Eve ni d'Adam mais la réflexion de la petite fille était mignonne et amusante.

En résumé : Si vous aimez Amélie Nothomb et que vous avez envie de renouer avec l'époque où vous étiez tout petit, Métaphysique des Tubes est le livre qu'il vous faut. Un conseil : n'essayez pas de le prendre au sérieux sinon il vous semblera très pompeux. peut-être que c'était le but mais je l'ai pris à la légère et j'ai beaucoup apprécié. 

Note : 4/5

Auteure : Amélie Nothomb

Edité chez : Albin Michel

Résumé : 

Lorsque tout ce qu'on aime, devient une fiction.














Avis :

 

Lancé dans ma période Amélie Nothomb au Japon, puisque ma mère l'avait acheté, je me suis décidé à lire La Nostalgie Heureuse (et aussi pour dire que j'ai lu un livre de la rentrée littéraire et toc!).

Par rapport aux autres romans, la plume de celui-ci est un peu moins poétique. Mais en terminant ce roman, j'en suis venu à la conclusion que La Nostalie Heureuse est un journal intime de l'auteure pendant son voyage au Japon 16 ans après les aventures de Stupeur et Tremblements.

Tout au long du roman, Amélie Nothomb revient dans les endroits précédemment explorés dans Ni d'Eve ni d'Adam et Métaphysique des Tubes. Son parcours suit l'ordre chronologique en commençant par son quartier dans la province du Kansai qui l'hébergea jusqu'à cinq ans puis à Kyoto et Tokyo où elle vécu pendant deux ans il me semble.
Vu que j'ai enchaîné les trois précédents romans de ses aventures, le rafraîchissement de mémoire était moins flagrant avec moi que ceux qui n'ont pas ouvert Ni d'Eve ni d'Adam depuis des années.

Pendant son périple sur les traces de son passé, filmé par les équipes de France 5, on retrouve Nishio-san, sa nourrice du temps de Métaphysique des Tubes et l'irremplaçable Rinri, ancien fiancé de l'auteure dont on a pu suivre l'histoire dans Ni d'Eve ni d'Adam.
En parlant de Rinri, en le recroisant, l'auteure vient apporter des explications et des éclaircissements qu'elle n'avait pas à l'époque du roman cité plus haut. Maintenant qu'elle a plus de maturité et de recul, la sagesse a suivi et on y voit de nouveaux éléments dans leur histoire.

Tout au long de la lecture, on comprend de plus en plus le sens du titre "La Nostalgie Heureuse" tout d'abord c'est la traduction d'un concept japonais. Puis, au fil de son voyage, les sentiments de nostalgie se font très présents. Elle revoit des personnes et des paysages qu'elle n'avait pas vu depuis un long moment et forcée de constater que les années et le séisme ont fait changer ce qu'elle connaissait du Japon.

Bon. Après avoir lu les quatre romans en rapport avec le Japon, j'ai très envie d'y aller. Je le ferais un jour, c'est promis.

En résumé : La Nostalgie heureuse est un rewind (récapitulatif en beaucoup mieux) des romans Stupeurs et Tremblements, Ni d'Eve ni d'Adam et Métaphysiques des Tubes. C'est plus un journal de bord qu'un roman à vrai dire, ma mère avait déploré le manque d'histoire mais c'est juste qu'elle a couché les faits sur le papier sans y apporter de modification et j'y ai été sensible. Je vous le conseille vous voulez retrouver les paysages et personnes des précédents romans. 

Note : 3.75/5 
 

dimanche 27 octobre 2013

Livre numéro 70 vs Film numéro 62 : The Mortal Instruments 1/La Cité des Ténèbres. Cassandra Clare.

Auteure : Cassandra Clare 
Edité chez : Pocket Jeunesse 
Résumé : 

Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d'un seul coup!
Mais le pire reste à venir...Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.



Avis :

 

Puisque la sortie du film était imminente, je me suis dis qu'il fallait peut-être que je me bouge et que j'achète et lise ce livre (ça faisait 6 mois que je me disais qu'il faudrait que je l'achète, comme la plupart des livres en même temps).

Chose faite !

Bon. Après Amélie Nothomb, dur dur de s'habituer à un plume moins travaillé, ainsi je n'ai pas été charmé par l'écriture de Cassandra Clare mais je suppose que ce n'était pas son but premier.

La Cité des Ténèbres m'a rappelé certaines choses vues autre part, Buffy contre les vampires pour n'en citer qu'une. La boîte de nuit, les créatures venues de l'Enfer, le sac et les poches pleins de pieux et d'eau bénite... Après, je ne dis pas que Buffy est la référence suprême.

Ce livre n'est pas une lecture qui marque, cela fait 4 jours que je l'ai terminé et je ne vois pas beaucoup de points à traiter.

En tant que premier tome d'une saga, le décor et les éléments sont mis en place : les chasseurs d'Ombres, Idris le pays des chasseurs d'Ombres, les différentes créatures et l'Histoire de tout ce monde fantastique. Tout en y insérant de l'action et des bouleversements.

Un peu comme Aislinn dans Ne jamais tomber amoureuse (il faudrait que je termine ce roman d'ailleurs), Clary a la capacité de voir ce monde parallèle que le commun des mortels ne peut pas voir. 
L'enfant sans histoires qui découvre que son passé et sa vraie nature ne sont pas ceux qu'il croit, wouaw ! ça a été vu une centaine de fois, non ? Mais qui n'aime pas ça au fond ? 

J'ai peut-être la mémoire courte, mais il ne semble pas que Clary ait reçu un entraînement de chasseurs de démons, si ? Par rapport à Divergent, j'ai l'impression qu'elle ne faisait que traîner dans le manoir et suivre Jace, Isabelle et Alec pendant leurs missions.
La question est donc, si elle ne reçoit pas d'entraînement particulier, QU'EST-CE QU'ELLE A FAIT PENDANT LES 550 PAGES DU ROMAN ?
Je suis méchant, il s'est passé des choses dans le roman, pas énormément mais je pense que sinon 550 pages aurait été plus long que ça.

Au niveau des personnages. Je n'ai pas vraiment ressenti beaucoup d'empathie pour Clary, pour moi, elle s'est faite assez discrète quitte s'effacer. 
Jace est plus charismatique que Clary, ses réflexions m'ont bien fait sourire, son lourd passé l'a rendu froid mais sous sa carapace c'est un tendre, bien qu'à la fin, il était un peu trop crédule, mais il avait envie d'y croire. 
J'ai adoré les Lightwood, Isabelle et Alec, chacun à sa façon. Isabelle est indépendante et forte, Alec joue le dur mais il est très attendrissant.

Je suis assez dur avec ce roman. Ne croyez pas que je ne l'ai pas aimé. C'est juste que je l'ai lu en quatre jours et je n'ai pas forcément eu le temps de m'accrocher à l'univers et aux personnages. Franchement, je ne suis pas déçu de cette lecture. C'est juste les 21€ dépensés qui ne passent pas très bien.  

En lisant les cinquante dernières pages, j'étais "Non. C'est pas possible. Mais comment l'auteure a pu ?" Cassandra Clare est vraiment une tordue pour avoir pondu quelque chose comme ça. Je n'arrive pas à y croire.
Et si vous avez terminé la saga et que vous savez quelque chose que j'ignore, ne me spoilez pas parce que je pourrais devenir violent. Merci pour votre compréhension.

En résumé : La Cité des Ténèbres n'est pas le roman de l'année, mais j'ai très envie de découvrir la suite. Si vous aimez le Young Adult fantastique et Buffy contre les vampires, je vous le conseille.   
Note : 3.25/5






RESUME :
Film fantastique américain réalisé par Harald Zwart avec Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Aidan Turner

DUREE : 2H10
New York, de nos jours. Au cours d'une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d'un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux... Elle découvre alors l'existence d'une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d'Ombre. Le mystérieux Jace est l'un d'entre eux. A ses côtés, Carly va jouer dans cette aventure un rôle qu'elle n'aurait jamais imaginé. 

Avis :

 

Si je n'étais pas convaincu par la totale originalité du roman, le film m'a conforté dans l'idée que les clichés étaient monnaie courante.

Tous ceux qui ont vu le film avec moi étaient d'accord sur le fait que les réalisateurs ont pris tous les films à succès et l'ont mis dans un film. De l'Institut calqué sur Poudlard à "Je suis ton père"  toute les éléments de la culture y passent. Mais le moment le plus WTF du film était quand même le rapprochement entre les chasseurs de démons et Bach. Qu’est-ce que ce pauvre compositeur leur a fait ? 

En plus, il semblerait qu’il n’existe que la rune angélique dans le monde des chasseurs d’ombres, ça y est, à peine ils en trouvent une, ils sont contents, ils la réutilisent en veux-tu, en voilà.

Cette fois-ci, Clary interprétée par Lily Collins m’a beaucoup plus convaincu que le personnage originel. J’étais surpris de voir que l’actrice n’était pas trop vieille pour jouer une lycéenne. Mais dans son flash-back, a douze ans, elle a quand même totalement changé de couleur des yeux. On y croit.

Par contre, cette mise en valeur a empiété sur celle des autres. Ainsi, on ne fait que croiser Isabelle, Alec et Hodge à l’occasion. A peine trente secondes après que Clary croise Alec, elle l’a déjà cerné. 
Isabelle qui, dans le roman, est une bombe aux formes généreuses, s’est transformée en une fille mignonne mais banale. 
Et Jace… Le massacre ! Si certains disent que Robert Pattinson est laid, je ne le trouve pas si mal à côté de Jamie Campbell Bower. 
Je sais c’est superficiel et je ne suis pas en position de faire des commentaires sur le physique mais il m’a fait pensé à un croisement entre Charlize Theron et un cadavre. Pour interpréter un personnage charismatique et tombeur, je n’ai pas du tout adhéré.


En ce qui s’agit du film en lui-même. Il y avait de l’action, de l’amour, de l’humour, de la magie et une bande originale très plaisante. Des indices sur l’intrigue étaient disséminés un peu partout pour donner un côté dramatique au tout. La recette d’un blockbuster commercial américain. Je ne suis pas un hipster qui reproche le côté commercial des films mais alors, je n’étais pas du tout dans ma période blockbuster pour ados donc le charme n’a pas vraiment opéré. Je me suis même ennuyé à vrai dire. Peut-être qu’en le regardant dans quelques temps je l’apprécierais mieux mais il m’a fait clairement comprendre que 16 lunes/Sublimes Créatures à côté, c’est beaucoup mieux.



En résumé : l’adaptation ne bat pas des records de fidélité, surtout la fin qui fait en sorte que le film se suffise à lui-même et qu’une suite n’est pas forcément nécessaire même s’il va y en avoir une. Je ne le déconseille pas mais ne vous attendez pas à être subjugués par son originalité.

Note : 3/5 


Pour conclure :
Je n’ai été convaincu ni par le livre ni par le film. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé, je voulais aimer The Mortal Instruments, vraiment mais je reste vraiment mitigé. Je ne continuerais pas cette saga en livres, j’irais peut-être voir le second film. Cependant, je ne le vous déconseille pas si vous aimer Harry Potter ou Twilight ou 16 lunes ou Buffy, enfin, vous voyez le genre.

Je ne pourrais même pas vous dire lequel gagne l'affrontement, j'ai mieux noté le livre d'un quart de point mais j'avoue avoir passé un bon moment et je ne voulais pas paraître trop sévère.