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dimanche 20 avril 2014

Dans l'ombre de Mary

Durée : 2h05min
Réalisé par John Lee Hancock
Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Ruth Wilson ...
Genre : Biopic
Nationalité : Américain , britannique
Synopsis :

Inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire extraordinaire et méconnue de la création du film Mary Poppins. C’est aussi l’histoire de la relation houleuse qu’entretinrent le légendaire Walt Disney et l’auteure P.L. Travers, une relation si tendue que le film faillit bien ne jamais voir le jour…







Avis :


Dans l'ombre de Mary est un film dans lequel je n'ai trouvé qu'un défaut et ce défaut est minime : il y a un petit peu trop de lumière pour moi ! C'est tout ce que j'ai de négatif à dire à son sujet.

Tom Hanks et Emma Thompson sont fantastiques tout autant que les autres acteurs. Je ne connaissais pas PL Travers et Walt Disney personnellement donc je ne serais pas capable de vous dire s'ils ont bien été repris mais ils m'ont parus humains et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire à de vrais personnes.

Bon, si un biopic est fidèle (je ne connaissais absolument pas l'histoire que ce film raconte), le scénario n'est pas forcément très dur à réaliser mais franchement, toute cette histoire est extraordinaire. 

Le film ne suit pas d'ordre chronologique particulier et alterne le présent au moment de l'action et des flash-back sur une famille d'origine britannique installée en Australie du début du XXe siècle. La manière dont les scènes s'enchaînaient était très intéressante, tout d'abord pour la transition et ensuite, certaines réactions de PL Travers trouvent une explication un peu plus loin.

PL Travers est un personnage complexe et attachant, de prime abord, elle paraît très froide et peu chaleureuse (même si certaines de ses répliques sont excellentes), plus on avance dans le film, plus elle s'ouvre et on comprend les raisons qui la rendent si pointilleuse sur l'adaptation de son film.

J'ai adoré Ralph (son chauffeur) et la relation qu'ils partageaient. Un peu comme Levi de Fangirl (références à revoir, je sais), c'est la bonté personnifié et son parcours personnel ne fait pas de lui un personnage comme on n'en voit que dans les dessins animés.

Je ne sais trop quoi penser de Walt Disney. Tout d'abord il m'a paru trop gentil dans le film, c'est un PDG d'une entreprise énorme. Mais en lisant sa biographie, on apprend que c'est un homme simple parti de peu et dont faire des films est le principal objectif donc je ne trouve pas son air enjoué familial faux.

Si vous ne le saviez pas encore, j'adore les films vintages, j'entends par là des films récents qui se déroulent dans une époque passée, le XXe en particulier. Là encore, la décoration et les costumes sont géniaux. C'est un travail difficile, il faut passer tout en revu pour éviter les anachronismes (et non, on ne s'en fout pas) mais faire revivre une époque est une superbe prouesse.

Le film est assez émouvant, je ne peux le nier, mais il n'est pas arrache-larme et le but n'est pas d'éprouver de la pitié pour PL Travers mais d'expliquer ce qui l'a rendu ainsi. 

En résumé : Dans l'ombre de Mary est un film que je vous conseille si vous aimez les Disney et/ou les films vintage. Le duo Tom Hanks/Emma Thompson est très intéressant et je vous invite à aller le découvrir.

Note : 4.5/5 

   

vendredi 10 janvier 2014

Film numéro 77 : La stratégie Ender

Film d'action américain réalisé par Gavin Hood avec Harrison Ford, Asa Butterfield, Ben Kingsley 
DUREE : 1H53
Dans un futur proche, des extraterrestres hostiles,ont attaqué la Terre. Sans l'héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu.
Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les enfants les plus doués dès leur plus jeune âge, afin de découvrir dans leurs rangs celui qui pourra faire face à la prochaine attaque. Ender Wiggin, garçon aussi timide que brillant, est sélectionné pour rejoindre l'élite.
À l'École de Guerre, Ender apprend rapidement à maîtriser des jeux de guerre de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur espoir des forces humaines. Il ne lui manque plus qu'à être formé par Mazer Rackham lui-même, pour conduire ses frères d'armes dans une bataille épique qui décidera du sort de la Terre et de l'humanité... 


Avis :


 J'avais déjà eu connaissance du roman dont le film est adapté mais je ne l'ai jamais lu alors, si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire si cette adaptation est fidèle.

La stratégie Ender est un film fort, un superbe mélange entre la science-fiction et la littérature jeunesse. 

On découvre Ender, un jeune (très jeune) garçon qui vit sur notre planète bien des années après nous. Dans cette nouvelle société, la victoire contre une invasion extraterrestre a prit des dimensions gigantesques. Si bien que l'on recherche des nouvelles recrues dès le plus jeune âge.

C'est ce concept qui m'a beaucoup plu, ce monde dystopique où les enfants sont conditionnés pour être des soldats. Le colonel Graff est la représentation de cette société. Tout ce qui lui importe c'est de gagner cette guerre, peu importe le prix et les sacrifices. Il n'arrive pas à voir des enfants, voire un semblant d'Humanité dans ses recrues et c'est effrayant jusqu'où les gens sont prêts à aller pour la victoire. 

Ender, quant à lui, est un personnage fort. Produit de cette société, fort et faible à la fois. Partagé entre le fait qu'il doive protéger sa patrie (je ne savais pas comment exprimer ça autrement) et le fait qu'il n'est qu'un enfant. 
D'après que ce que j'ai compris, ses parents l'ont conçu parce que son grand-frère et sa grande-soeur n'avaient pas pu rentrer dans l'armée interstellaire. Autant dire que la pression qu'il a est énorme. Il a tellement envie de bien faire que sa conscience passe après.

Les graphismes de ce film sont tout bonnement époustouflants. La salle de jeu, l'espace, les simulations. Wouaw ! Un vrai bijou.

En résumé : Un film au très bon scénario, aux graphismes époustouflants et à la performance d'acteurs à couper le souffle (Asa Butterfield est impressionnant). Je vous le conseille vivement.

Note : 4.5/5

 

jeudi 26 décembre 2013

Film numéro 75 : Carrie, la vengeance

Durée : 1h 40min

Réalisé par Kimberly Peirce


Avec Chloë Grace Moretz, Julianne Moore, Judy Greer...


Genre : Epouvante-horreur , Drame
Nationalité : Américain


Synopsis :
Nouvelle adaptation du roman "Carrie" de Stephen King, dans lequel une jeune lycéenne, sur-protégée par sa mère, use des pouvoirs télékinétiques qu'elle a récemment acquis le jour où ses camarades vont trop loin.




Avis :


Bien que cela fait des mois que j'ai lu le roman, en regardant le film, beaucoup d'éléments me sont revenus en mémoire.

La mention "film d'horreur" m'a fait appréhender cette adaptation. Le film allait-il reprendre vaguement l'histoire en le mettant à la sauce américaine pour en faire un film pour ados ?
Je dis ça car pour moi, Carrie n'était pas un roman où j'ai eu spécialement peur. Certes la mère est un personnage effrayant et la scène du bal n'aurait pas sa place dans My Little Pony mais dans le fond, ce ne sont pas des explosions de sang à tout va.

Le film reste assez fidèle au livre et c'est d'ailleurs étonnant car vu la longueur du roman (à peine 260 pages) je ne voyais pas vraiment comment meubler un film d'une heure quarante mais la réalisatrice a très bien réussi sa mission. Après, il y a déjà eu des adaptations du film mais je ne les ai pas vues donc je ne peux dire si elle s'en est inspirée.

Chloë Moretz (l'actrice qui joue Carrie) ne cessera de m'impressionner rôle après rôle. De Hit-Girl, la tueuse masquée sûre d'elle et fougueuse à Carrie, une jeune fille effrayée par le monde et plus timide tu meurs, les rôles sont tout à fait différents.
A la fin du film, on voit Carrie, partagée entre la fureur et la peur, Chloë Moretz a très bien su jouer cet état d'esprit et ce n'est pas donné à tout le monde.
J'étais très étonné d'ailleurs lorsque j'ai appris qu'elle n'avait que 16 ans. Vous imaginez ? A seize ans, elle a une filmographie bien remplie et ce n'est que le début. Immense tirage de chapeau pour cette actrice.
D'ailleurs, dans le film, tous les acteurs qui jouent ses camarades ont l'air beaucoup plus vieux qu'elle. 

Les autres acteurs du film jouaient tous très bien leurs rôles. Juliane Moore (la mère de Carrie) qui, les rares fois où je l'ai vu, jouait des rôles de mère de famille douce et sympathique, m'a fait frissonner en fanatique religieuse et folle furieuse notoire.
Cependant, je m'attendais à ce que la maison soit plus glauque, avec des tableaux représentant Jésus et d'autres passages de la Bible partout alors que sur un papier peint vieux comme le monde se trouve un ou deux crucifix.
 
Mme Desjardin est vraiment adorable, je ne sais plus si elle était si protectrice envers Carrie dans le roman mais c'est vraiment une super prof.

Le gros bémol que je donne à ce film c'est le placement de produit. L'histoire originelle se passe dans les années 70 et j'ai cru qu'on y était jusqu'à ce que Chris sorte un Sony Xperia et poste la vidéo sur YouTube. C'est étrange car il y a une faille spatio-temporelle entre Carrie, sa mère, la ville et Chris et sa bande. (Chris est une fille au cas où vous vous poseriez la question)
C'est dommage qu'un cadre et une ambiance aussi bien respectés soient gâchés par une telle action marketing. Mais je reconnais que le sujet principal est l'harcèlement en milieu scolaire et ce qu'a fait Chris est une humiliation qu'on retrouve aujourd'hui. 

Pour la scène de fin, la réalisatrice a prit quelques libertés en changeant les évènements. Pour ceux qui comptent le voir. Je ne spoilerai donc pas mais une scène en particulier du livre qu'on retrouve différemment dans le livre m'a un peu manqué. Mais dans l'ensemble, l'adaptation est réussie.

En résumé : Carrie, la vengeance est une adaptation fidèle portée par un duo/trio (j'a beaucoup aimé Mme Desjardin) d'actrices surprenants.
Je le recommande à tous ceux qui ont lu le roman et conseille le roman ainsi que le film aux autres. Je vous assure que le film n'est pas une boucherie aux multiples explosions de sang, bien qu'il y en aient. 

Note : 4/5
 
 Avis aux intéressés : Dans Carrie vous pouvez voir la performance de Ansel Elgort qu'on retrouvera en 2014 dans l'adaptation de Divergent et l'adaptation de Nos étoiles Contraires.



mercredi 25 décembre 2013

Film numéro 73 : La reine des neiges

Réalisé par Chris Buck, Jennifer Lee
Avec Kristen Bell, Idina Menzel, Jonathan Groff...
Genre : Animation , Aventure
Nationalité : Américain

Synopsis : Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Avis :

Je pense que pour tous les amateurs de Disney (comme moi), Raiponce en particulier, La Reine des Neiges était très attendu.

Pour ceux qui comme moi suivent Margaud du blog et de la chaîne YouTube Les histoires de Margaud, ils sauront que ce film est un coup de cœur et son enthousiasme m'a accompagné pendant le visionnage du film. 
Ceux qui ne connaissent pas son blog et sa chaîne, je ne peux que vous les recommander. 

Comme pour Les Cinq Légendes (Attention : ne pas confondre les deux car La Reine des Neiges vient de Disney et Les Cinq Légendes vient de Dreamworks), les graphismes étaient époustouflants. La neige, les personnages, les décors mais surtout la neige ! 
Là où j'habite, il fait chaud, surtout en cette période mais voir toute cette neige m'a rafraîchit. 

Bon. Graphismes saisissants. Personnages attachants. Parmi eux des bout-en-trains. Chansons entraînantes. Décors magnifiques. La recette habituelle d'un film d'animation quoi. Mais quelques éléments changent de l'ordinaire.

Situé entre Raiponce et Rebelle, la romance dans La Neige des Neiges est aussi peu conventionnelle que mise en arrière plan. Et c'est une bouffée d'air frais, ou plutôt glacé.
Oui, vous l'aurez compris, je ne suis pas amateur des romances.

Dans ce film, il y a une métaphore entre la neige et le caractère glacial d'Elsa. Justement, comme elle a des pouvoirs puissants en rapport avec la glace, il faut qu'elle se montre froide et distante envers sa sœur pour la protéger. 

Entre Anna et Elsa, j'ai largement préféré Elsa. Non pas qu'Anna soit un mauvais personnage mais c'est juste qu'au début du film, elle est beaucoup trop naïve. Comprenez moi, une fille qui a été ignorée par sa soeur toute sa vie tente encore et toujours de se faire aimer.
Je ne crois pas que ce genre de personne n'existe pas mais justement, au bout d'un moment, il faut que ces personnes se réveillent.
Parenthèse pessimiste refermée.

Au niveau de la musique. On retrouve vraiment l'esprit Disney avec des chansons qu'on peut rechanter chez soi et personne ne pourra dire que les actrices qui ont doublés les personnages n'ont pas donné de la voix.

Bien que la version française est très bonne, j'ai très envie de découvrir comment rendent les chansons avec Idina Menzel (Shelby, la mère de Rachel dans Glee) et Demi Lovato pour la chanson Libérée, Let it Go en version originale.

En résumé : La Reine des Neiges est un film dans l'esprit de Disney avec une histoire d'amour, mais de l'amour familial que peuvent éprouver deux sœurs l'une pour l'autre.
 Les graphismes, les chansons, les personnages sont géniaux et je ne peux que vous dire d'aller le voir.
 
Note : 4/5 




 

samedi 7 décembre 2013

Film numéro 71 : Hunger Games 2/L'embrasement

RESUME :
Film d'action américain réalisé par Francis Lawrence avec Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Josh Hutcherson

DUREE : 2H26
Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu'ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l'Expiation - une compétition qui pourrait changer Panem à jamais... 




Avis :

 


Welcome back to Panem !

Un an et demi après la sortie du premier film (on peut dire qu'ils ne se sont pas pressés), voici enfin la suite de Hunger Games. Et elle est à la hauteur de mes espérances !

J'avais lu l'Embrasement il y a plus d'un an de cela donc je ne me souvenais que des grandes lignes du roman.
J'ai trouvé le film rigoureusement fidèle au livre, quelques petites différences minimes, la plus gênante pour moi a été que le District 13 a été trop peu abordée mais franchement, on ne peut pas pas reprocher le film de changer du livre.

Même si le réalisateur est différent de celui du premier, j'ai retrouvé la même ambiance : oppressante et si bien représentative de l'univers.
Contrairement à d'autres films, la violence, la mort et l'horreur montrés dans le film restent assez suggestifs, on voit que le but premier n'est pas de montrer une boucherie bien que  

On retrouve Katniss, Peeta, Snow, le District 12 et le Capitole. Depuis les jeux, on peut dire qu'ils ne sont plus vraiment les mêmes.
L'embrasement c'est aussi l'apparition de nouveaux personnages. Je dois avouer que je n'imaginais pas du tout Plutarch comme ça, honnêtement, dans mon esprit, Philip Seymour Hoffman aurait dû être Haymitch et Woody Harrelson aurait dû être Plutarch mais ce n'est que mon avis.
Wiress, Beetee et Maggs étaient aussi adorables que je l'avais imaginé.  
Je me souviens d'avoir beaucoup aimé le personnage de Johanna dans le livre mais bien que dans le film, sa personnalité ait bien été respectée, le choix de l'actrice m'a un peu m'a un peu déçu à vrai dire. Mai elle jouait très bien.

Dans le livre, il y avait la question du triangle amoureux, là où Katniss doit revoir ses sentiments envers Gale et Peeta. Je suis ravi que la romance ait été mise en arrière plan par rapport à l'action. Pour ceux qui ont peur de tomber dans Twilight, il n'y a qu'une scène un peu guimauve dans tout le film. Les baisers échangés se comptent sur les doigts d'une main et ne diffèrent pas avec ce que Suzanne Collins avait écrit dans son roman. 

Encore une fois, les costumiers, maquilleurs et accessoiristes ont fait un travail remarquable. Rien de que les costumes d'Effie feraient pâlir d'envie Lady Gaga. La robe que Cinna a fait à Katniss est mieux que je ne l'avais imaginée. Le Capitole, sa décadence et ses excès ont été très bien représentés.

Selon moi, L'embrasement est une amélioration du premier volet, si certains palliaient le manque de musique dans Hunger Games, je peux vous assurer que vous ne serez pas déçu. La musique du générique d'ailleurs, le magnifique Atlas de Coldplay est une chanson que je ne peux que vous recommander.


En résumé : Hunger Games l'Embrasement plaira à tous ceux qui ont aimé les livres et le premier film. Je ne peux que vous conseiller ces livres et ces films, ils sont géniaux et valent le détour. Les livres sont supers, les films sont très fidèles. Il ne reste plus qu'à attendre encore un an pour la suite.
 
 
Note : 4.5/5 


 

lundi 2 décembre 2013

Film numéro 70 : Malavita

RESUME :
Film d'action américain réalisé par Luc Besson avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones

DUREE : 1H51
Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s'installe avec sa famille dans un petit village de Normandie.
Malgré d'incontestables efforts d'intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s'agira de régler les petits soucis du quotidien... 







Avis :


Aux premiers abords, je croyais que Malavita parlait d'une famille où tous les membres sont des tueurs à gages, mais pas du tout.

Malavita est un mélange entre le film de Gangsters italiens de Brooklyn et une comédie sur le choc des cultures américaine et française. Le tout en 1996 pour accentuer l'esprit encore plus conservateur qu'aujourd'hui des habitants d'un petit village de Normandie. Malheureusement (et comme toujours) je n'ai pas vu les grands noms du genre (Le Parrain, Scarface...) mais vous me connaissez à force.

Voir des grands noms (quand même) américains mélangés à des acteurs français était très drôle. 

Nous rencontrons la famille Blake, enfin, ce n'est qu'une couverture car ils sont sous programme de protection des témoins.
Que ce soit le père, la mère, la fille aînée ou le fils cadet, chacun est aussi explosif que malin et unis les uns envers les autres pour venir à bout de toute situation.
C'était tellement cool de les voir tabasser des gens (ça sonne un peu psychopathe de cette façon), trucs qu'on a tous déjà eu envie de faire un jour.  
Ce côté "bad ass" m'a beaucoup plu, surtout chez Belle, la fille, interprétée par Diana Agron, qui peut paraître frêle et un peu godiche mais qui a un tempérament de feu. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et ajoute une touche de féminisme au film. Je ne m'attendais pas du tout à la voir interpréter un rôle comme celui-ci, elle qui a l'air si gentille et douce, peut se révéler une véritable tigresse. Belle m'a un peu rappelé Hit Girl dans Kick Ass, une jeune fille très attachée à son père.
Ce personnage est plus étoffée dans le film que dans le livre. Dans le roman, Belle est une fille parfaite sous tous points de vue mais on ne s'attache pas à elle. J'ai trouvé qu'elle n'avait pas de profondeur et que son seul regret c'était de pas être idolâtré et célèbre.

J'ai trouvé frustrant d'avoir vu le film en VF. Tout d'abord parce que je préfère regarder les films et séries en VO mais surtout dans un film comme celui-ci où à un moment ou à un autre, des acteurs américains parlaient français. Bon, peut-être pas tout le film mais ils devaient quand même bafouiller deux trois mots, non ?

Le scénario en lui-même n'est pas le plus transcendantale du monde mais ce n'était pas l'élément sur lequel reposait tout le film. Le passage du journal battait quand même des records au niveau du tirage de cheveux. Ce ne sont plus des coïncidences à ce point, c'est l'action de Dieu.
En lisant le livre, l'auteur détaille plus certains passages tirés par les cheveux et on a pas mal de digressions et ça fait perdre de l'intensité au récit.

La scène finale n'a vraiment rien à envier à celles de films d'actions, on a sa dose de coups de feu.

En résumé : Malavita mélange très bien l'action et l'humour. Les Blake sont des personnages très charismatiques, j'ai passé un très bon moment et je ne vois pas pourquoi vous n'en feriez pas autant. Si un jour je tombe dessus en VOST je n'hésiterais pas à le voir.
 

Note : 3.75/5 

 

dimanche 17 novembre 2013

Film numéro 69 : Snowpiercer, le Transperce-Neige


Durée : 2h 5min  

Réalisé par Bong Joon Ho
Avec Chris Evans, Octavia Spencer, Tilda Swinton...


Genre Fantastique , Drame , Science fiction
Nationalité Américain , sud-coréen , français


Synopsis :
2031. La terre n’est plus qu’une étendue gelée. Les derniers survivants sont à bord d’un train condamné à tourner autour de la terre.







Avis :

Depuis la déception qu'a été Elysium, je ne fais plus confiance aux films Post-Apocalyptiques/Dystopiques qui sortent.
Snowpiercer m'a encore plus inquiété sur l'état de ce genre qui commence à émerger au cinéma.

Bon, encore une fois les pauvres, ceux de l'arrière sont les gentils, ceux de l'avant, les riches, sont les méchants. Dans une Dystopie du point de vue des pauvres c'est normal donc si vous vous attendiez à un concept plus novateur, vous faites fausse route.

Du point de vue de l'histoire, le concept est assez intéressant. Par contre, les explications sur le train n'étaient pas suffisante à mon goût mais je comprends que dans un film qui fait déjà 2 heures, ça l'aurait encore plus allongé.
Vu que ce film est une adaptation d'un roman graphique français, je ne sais pas si on est plus éclairé quant au commencement de cette ère glacière.

On rencontre Curtis et ses compagnons, passagers de l'arrière, pauvres et maltraités par les représentants de l'ordre. 
Ils préparent doucement mais sûrement une révolte, les précédentes étant échoués, ils prennent leur temps pour ne pas faire chou blanc cette fois-ci.

Durant le film, les personnages traversent les wagons, de la queue à la tête. Mais le prix de passage est extrêmement élevé. Et puis, comme l'a fait remarqué un ami avec qui je suis allé voir le film, à l'avant on trouve des salons, une serre, des saunas, une boîte de nuit mais il n'y a aucune chambre, aucun lit. 

Un passage que j'ai beaucoup aimé était celui de l'école. Il correspondait tout à fait à une Dystopie. Ces enfants qui sont nés dans le train endoctrinés et éduqués pour aimer Wilson, le créateur du train, éduqués pour détester les passagers de l'arrière. Obéissant à une autorité qui n'est pas sans rappeler les régimes totalitaires.

A la moitié du film, je me suis demandé à quoi menait tout ça. Est-ce que tous leurs efforts et leurs sacrifices valent la seule envie d'une vie meilleure ? Après, ils savaient les risques encourus.

Je suis tombé de haut pour la fin. Je n'y ai pas trouvé de morale et puis tout ça pour ça ? J'ai été vraiment déçu.

En résumé : Snowpiercer s'annonçait bien mais lorsque je suis sorti de la salle je me suis demandé quelle utilité avait-il. Honnêtement, la fin ne rimait à rien et tout ça pour ça. C'était abusé. Néanmoins les personnages sont attachants et ce n'est pas un film de gros bras comme pour Elysium. 

Note : 2.5/5 

 

Livre numéro 72 vs Film numéro 68 : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet. Reif Larsen.

Auteur : Reif Larsen
Edité chez : Le livre de Poche
Résumé : T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu'il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

 Avis :

 

En voyant la bande-annonce du film au cinéma. J'avais très envie de découvrir le livre. Une fois le livre acheté, je n'ai pas mis beaucoup de temps avant de me jeter dessus.

L'écriture de l'auteur m'a emballé dès les premières lignes. Il n'était raconté qu'une soirée ordinaire mais déjà, je sentais que ce roman allait beaucoup me plaire.
Par contre, le début prend pas mal de temps à commencer, le narrateur s'éloigne trop de l'histoire par moments mais c'est pour planter le décor donc, on l'excuse.

On rencontre TS et sa famille, toute aussi hétéroclite que loufoque. Que ce soit son père, cow-boy dans l'âme, sa mère, entomologiste spécialisée dans les scarabées, sa grande-sœur Gracie, fille d'une petite ville rêvant de gloire et enfin Layton, le petit frère de TS, portrait craché de son père.
La famille Spivet m'a charmé, tous autant que les autres. Je déplore juste le fait de ne pas avoir vu plus sa mère dans le récit.

Le personnage de TS est vraiment unique et attachant. Ce jeune garçon de 12 ans à peine qui se passionne pour les sciences et qui écrit et dessine tout ce qu'il voit. Ce n'est pas moi qui irait faire ça. Il est tellement mature qu'à des moments, on oublie son âge.

Tout au long du récit, on trouve dans les marges des petits textes explicatifs, des schémas ou anecdotes comme dans les dictionnaires ou les encyclopédies et c'était vraiment une super idée de la part de l'auteur. Bien sûr, il est un peu dur de prendre le rythme au début et de s'arrêter dans la lecture pour lire les marges mais certains dessins et certains textes étaient géniaux.

Ce roman est un road-movie un peu particulier puisque le seul et unique passager s'avère n'avoir que douze ans et n'avoir jamais quitté sa ville natale. Le voilà parti pour sillonner les routes des États-Unis du Montana à Washington DC. Sur sa route, il croisera des paysages et des gens de tous horizons et c'est ce que j'aime dans les roads-movies. Les découvertes.

Pendant son périple, TS tombe sur un carnet de sa mère qui contient le récit de son arrière-arrière grand-mère Emma. Ces passages m'ont beaucoup plus car on y voit une autre scientifique et qu'on donne une touche de féminisme avec la scolarisation des femmes, la place des femmes dans la science... Dans les interviews bonus de Jean Pierre Jeunet, le réalisateur, à la fin du roman, il dit que ces passages vont être en parti enlevés et c'est bien dommage.

Arrivé à Washington, tout s'enchaîne très vite et je ne m'attendais pas du tout à cette fin mais c'est dans l'esprit du roman : inattendu et super. Les interviews que TS donne m'ont laissé un peu perplexe. Je n'aurais jamais dit ce qu'il a dit mais les adultes doivent lui pardonner le panache de l'âge.

En résumé : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet est un roman qu'on peut lire à 12 ans comme à 30 tant la maturité du jeune garçon est déroutante. Il y avait quelques longueurs au milieu du roman mais ça ne m'a pas empêché de beaucoup aimer ce roman. J'ai très hâte de découvrir l'adaptation qui a été faite au cinéma. 


Note : 4.25/5



Réalisé par : Jean-Pierre Jeunet
Avec : Kyle Catlett, Callum Keith Rennie, Helena Bonham Carter
Genre : Aventure

Synopsis :
T.S. Spivet, jeune garçon surdoué vivant dans le Montana, reçoit un jour un appel l’informant qu’il a gagné un prix scientifique de renommée mondiale. Il quitte sa famille pour traverser seul les Etats-Unis en direction de Washington, afin de recevoir sa récompense décernée par un jury qui ne sait pas qu’il n’a que 12 ans...




Avis :

Wouaw.

Je reconnais avoir eu quelques appréhensions sur cette adaptation. Jean Pierre Jeunet nous confiait qu'il avait changé pas mal de choses et vu que j'avais beaucoup beaucoup aimé le roman, je trouvais ça dommage.

Quel menteur ! En effet, je crois que de toutes les adaptations vues cette année, celle-ci est la plus fidèle. Tous les détails s'y retrouvent, Gracie qui égraine le maïs, la fable de Deux Nuages jusqu'au 100 m de fil téléphonique et la conversation entre le Dr Clair et Layton (ceux qui ont lu le livre me comprendront ;-) chaque chose avait sa place et toutes les longueurs que j'avais déploré dans le roman se sont envolées.

Je suis épaté par le travail de Jean Pierre Jeunet qui pour moi, a réussi le défi un peu fou de concentrer tout l'esprit du roman de Reif Larsen ( qui fait 430 pages tout de même) en un film d'à peine 1h45. Certes, le passage de la traversée a été très édulcoré mais il a eu raison de le faire. L'essentiel se trouve dans le film.

Encore une fois, le film est bien à l'image du livre : unique. Les couleurs du film étaient magnifique et changeaient des autres choses qu'on a pu voir jusque-là. Les paysages étaient également fabuleux, le ranch de la famille à la maison rouge pétard, le relief de l'Amérique, c'était quelque chose de très beau à voir. Je n'ai pas vu le fabuleux destin d'Amélie Poulaine (le film le plus célèbre de Jean Pierre Jeunet) donc je ne sais si c'est sa marque de fabrique, ma mère m'a dit que les flashes lors de la remise des prix rappelaient Amélie Poulain mais sinon je ne sais pas.

Autre point qui m'a fait adorer ce film c'est la performance des acteurs. Helena Bonham Carter sort de ses personnages effrayants chez Tim Burton pour interpréter la mère de TS, une scientifique mais avant tout une mère. Beaucoup plus "humaine" et sentimentale que dans le roman et c'était une super idée de l'avoir fait apparaître plus longtemps.
Un chapeau bas pour Kyle Catlett, l'interprète de TS qui n'a même pas 12 ans. Il s'est vraiment approprié le personnage et pourtant la tâche était rude. Je crois que les acteurs de son âge qui se livrent à une telle performance se comptent sur les doigts d'une main. Certes, il était un peu moins perdu dans ses pensées que le TS que j'avais rencontré dans le livre mais je peux vous dire que jouer TS Spivet n'est pas donné à tout le monde.
Tous les autres acteurs ont réussi à donner vie aux personnages. Le père, Layton, Gracie, la sous-secrétaire et j'en passe.

Les dix dernières minutes sont totalement inventées par le réalisateur. Il a réinventé une fin et je l'ai tout autant aimé que le reste du film. 

En résumé : Cette adaptation s'annonçait être difficile mais Jean Pierre Jeunet l'a vraiment réussie. Si je n'avais qu'une chose à dire c'est : lisez le livre, allez voir le film. Offrez l'un ou l'autre à vos proches car ces œuvres méritent qu'on s'y intéresse.


Note : 4.5/5 

samedi 2 novembre 2013

Film numéro 64 : Thor 2/Le monde des ténèbres

Durée 2h 10min
Réalisé par Alan Taylor
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston…
Genre Action , Fantastique Américain

Synopsis : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Avis :

 

Après avoir vu la bande annonce une bonne douzaine de fois au cinéma. Je m'attendais à ne pas vraiment aimer. Je n'ai ni vu le premier film Thor ni Avengers (inculte que je suis !).

Thor le monde des ténèbres m'a agréablement surpris.

Depuis les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos, la fantasy, genre que je n'affectionnais pas auparavant, me plaît de plus en plus. J'ai beaucoup aimé le concept des 9 royaumes (ou 7, maintenant que je me suis mis à Game of Thrones je confonds les chiffres) et la mission de Thor qui est donc d'y faire régner la paix.

Ce que j'ai préféré dans ce film, comme dans beaucoup d'autres, ce sont les graphismes. Asgard était une splendeur, le pont arc-en-ciel (je crois que c'est son nom), les cascades, les architectures, tout était magnifique. 

Par contre, pour des défenseurs de la galaxie, les Asgardiens (ne me frappez pas si ce terme est un affront) sont quand même soumis à beaucoup de règles. Il n'y a pas de guérisseurs ou de trucs comme ça chez eux ? Je ne sais pas mais pour des êtres puissants, c'est un peu con de mourir d'un coup d'épée dans le bide. 'Fin tant pis.

Remarque inutile qui fera rager des aficionados : ce serait cool que mon téléphone ait la même capacité que le marteau de Thor, c'est-à-dire revenir dans la main même si elle se trouve à des années lumières. ça m'éviterait de le chercher partout comme je le fais tous les jours. ça ne vous plairait pas ?
Fin de la remarque inutile.

Je sais, dire que les petites-amies des super-héros ne servent à rien fait cliché mais là, clairement, il a fallut attendre les dernières minutes pour que je trouve une utilité à Natalie Portman. Sérieusement, non seulement c'est un peu à cause d'elle que c'est la merde partout mais elle ne bouge pas le petit doigt pour aider ceux qui doivent réparer ses conneries (je sais, c'est méchant mais elle m'a bien saoulé).
Par contre, le personnage de Darcy interprété par Kat Dennins (Max dans 2 Broke Girls) était super attachant.
C'était peut-être l'effet espéré mais je me suis également attaché à Loki, le frère maléfique de Thor. Est-il si méchant qu'on veut nous le faire croire ?
La mère de Thor est également un personnage que j'avais envie de découvrir. Cette femme, épouse du roi

Comme dans Man of Steel et certainement beaucoup d'autres films de super-héros, à la fin, on a le droit à l'entité extra-terrestre qui débarque sur Terre pour tout détruire et notre dévoué super-héros va utiliser ses pouvoirs pour le combattre et amplifier les dégâts. Contrairement au film précédemment cité, Thor n'est pas dévasté d'avoir tué quelqu'un alors que trente secondes plus tôt, il avait ravagé une ville entière. On ne s'est pas trop foutu de nos gueules cette fois-ci.

En résumé : Thor 2 ne révolutionnera pas le monde des super-héros mais j'ai néanmoins beaucoup aimé le film. Je vous le conseille si vous aimez les films de super-héros et même si vous n'êtes pas trop fan mais que le fantastique vous plaît, n'hésitez pas. 
Un jour, si j'ai le courage, je regarderais le premier film, et les Avengers par la même occasion.
Note : 4/5