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mercredi 29 janvier 2014

LIvre numéro 88 : Paranormalcy 1/. Kiersten White. (VO)

Auteure : Kiersten White
Edité chez : Harper Teen (éditeur anglais)
Paru en VF sous le titre Paranormalité en kindle sur Amazon
Résumé:
Aussi étrange que travailler pour l'Agence Internationale d'Endiguement du Paranormal puisse être,Evie a toujours pensé qu'elle était normale. D'accord, sa meilleure amie est une sirène, son ex petit ami une fée,elle est en train de tomber amoureuse d'un métamorphe et elle est la seule personne qui puisse voir à travers les glamours des paranormaux, mais tout de même, elle est normale.
Sauf que maintenant les paranormaux sont en train de mourir, et les rêves d'Evie sont remplis de voix obsédantes et de prophéties mystérieuses. Elle se rend vite compte qu'il pourrait y avoir un lien entre ses capacités et la soudaine explosion de morts. Mais ce n'est pas tout, elle pourrait tout aussi bien être au cœur d'une prophétie des fées des ténèbres* qui promet destruction à toutes les créatures paranormales.
Normale, tout à fait.


Avis :


En commençant Paranormalcy je ne m'attendais pas à grand chose mais j'ai accroché dès la première page.

La plume de l'auteure est vraiment entraînante et rend le récit dynamique dès les premiers instants.

On y rencontre Evie, une ancienne orpheline recrutée come agent dans une agence qui gère tous les problèmes liés aux créatures fantastiques (je ne sais pas si le terme "paranormal" est très utilisé en français), c'est-à-dire, empêcher vampires, loups-garous et autres de semer le chaos parmi les humains.

La base de l'agence est situé en souterrain (si j'ai bien compris) et donc, Evie n'a jamais vraiment été une adolescente typique. Ses seules connaissances du monde extérieur se résument à regarder une teen drama style Gossip Girl ou Glee. Autant dire que niveau réalité des choses, ça ne vole pas très haut.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Evie, dès le début, on saisit son caractère à la Buffy (oui, parler de chasseuse de créatures surnaturelles sans citer cette dernière est un peu dur) la rend très sympathique. 
Lend (ça serait un peu moins cool de traduire son nom en "Emprunt" vous ne trouvez pas ?) est aussi très attachant. Au début on ne sait ni qui il est, ni d'où il vient mais petit à petit, Evie le découvre et c'est un personnage gentil et amusant. Lend a la capacité de changer son enveloppe corporelle contre celle de n'importe qui, garçon comme fille, adulte comme adolescent. Ainsi, on aborde la question de l'acceptation de soi façon Young Adult, ne vous attendez pas à une leçon de vie poignante sur ce point.

Bien que l'univers se mette en place très rapidement, l'intrigue prend beaucoup de temps avant de commencer. La relation entre Evie et Lend est mise soit trop en avant, soit mise en place trop vite. Lors de leur première rencontre, on ne sait pas beaucoup de choses sur Lend et on n'en n'apprend pas beaucoup plus dans les chapitres suivants donc cette piste ne tient pas vraiment en haleine. Le roman se concentre sur les visions et les morts lors de la seconde moitié du livre donc même si l'histoire d'amour est mignonne tout plein, j'ai été un peu ennuyé.

L'univers de l'auteure est bien détaillé et bien pensé. Ici, les créatures surnaturelles suivent un programme d'insertion en occupant des emplois au sein de l'agence et pas tués. Par contre, les vampires ne sont pas très décrits et même si Evie les considère comme dangereux, on n'en sait pas beaucoup sur leur mode de vie. Par exemple dans Hex Hall de Rachel Hawkins, Jenna, la vampire est équipée d'une pierre de sang qui lui permet de ne pas brûler au soleil ou de tuer pour se nourrir. Dans Paranormalcy, on n'en sait pas beaucoup sur les vampires, dommage. 

Même si, à force, je me suis habitué à la lecture en VO, le niveau de Paranormalcy est assez accessible pour les débutants. La plume de l'auteure est fluide et le vocabulaire employé n'est pas très difficile, je le recommande à ceux qui ont déjà des bases (même minimes) avec la lecture VO.

En résumé : Paranormalcy est un roman sympathique, sans prises de tête qui fait passer un moment agréable. Les personnages sont attachants et l'histoire est intéressante mais il reprend les mêmes éléments qu'un roman Young Adult type.

Note : 3.75/5




    

dimanche 26 janvier 2014

Livre numéro 87 : Hygiène de l'assassin

Auteure : Amélie Nothomb
Edité chez : Le Livre de poche 
Résumé : Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre.
Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture.
Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Premier roman d'une extraordinaire intensité, où Amélie Nothomb, 25 ans, manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.


Avis :


Si vous avez parcouru le sommaire de mes chroniques, le nom de Amélie Nothomb ne vous est pas inconnu. Hygiène de l'assassin est son premier roman et comme le résumé m'attirait, j'ai décidé de le lire.

Si je m'attendais à ça ! J'ai dévoré le roman en quelques heures à peine !

Le roman est un dialogue quasi-continu entre Tach et les journalistes. On comprend vraiment que le roman a pu être adapté en film et en pièce de théâtre car toute l'intrigue se déroule à travers les paroles. 

L'auteure apporte une vision critique (que je soupçonne vraie) du monde littéraire. D'une part les journalistes intellectuels, l'écrivain encore plus nombriliste. Les échanges entre ces deux catégories de personnes est vraiment très intéressant. 

Le personnage de Prétextat Tach (si si, ça existe) est le pire (ou meilleur) anti-héros que j'ai découvert jusque-là. Ce personnage est aussi détestable que répugnant. Tout en lui inspire la répulsion, autant son esprit que ses pensées. Cependant, ma curiosité malsaine ne m'a pas découragé à dévorer ce roman. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur Prétextat mais je ne vais pas m'attarder car je ne pourrais pas le faire sans dévoiler l'histoire. 

Comme je l'avais dit plus haut, les interviews sont très originales et si j'avais quelques appréhensions à être un journaliste littéraire, j'ai été totalement découragé. Rencontrer des auteurs aussi narcissiques, non merci. Surtout que Tach se plaît à tourner en bourrique les journalistes et certaines fois, il va très très loin.

Nina, quant à elle, est le personnage dont je m'attendais dès le début. C'était évident qu'après tous ces journalistes déstabilisés, il fallait qu'il y en ait un qui renverse la tendance. Je ne savais pas où l'auteure voulait en venir mais dès son arrivée, les éléments se mettent en place et on n'est pas au bout de nos surprises.

Dans le roman, beaucoup de sujets sont abordés, tellement qu'il est capable de passer des heures sur la vision des choses du point de vue de Tach, de Nina et des autres journalistes. C'est parfois intéressant et très souvent choquant lorsqu'il s'agit de Tach mais bon, j'avais bien compris qu'à force, Amélie Nothomb ne faisait pas dans les personnages typiques et discrets. 

La quatrième de couverture vante le travail et le talent de l'auteur et je ne peux qu'acquiescer. Réussir à écrire un roman si abouti, si ingénieux et si intéressant n'est pas à la portée du premier venu. Amélie Nothomb est une auteure et excentrique. Elle a cassé les codes du premier roman en n'hésitant pas à jouer la carte de l'odieux, du dérangeant voire du dégoûtant. Certains vont trouver ça génial comme d'autres vont détester. Tout comme le reste des ses oeuvres, on aime ou pas et c'est franchement impressionnant.

En résumé : Hygiène de l'assassin est un roman glauque au personnage principal répugnant, mais qu'est-ce que c'est bien ! Ce n'est pas le premier roman que je conseillerais pour faire découvrir l'auteure mais peu de personnes seraient capables d'écrire une histoire comme celle-ci. Ce livre change vraiment de l'ordinaire et je vous le conseille si vous aimez cette auteure ou que votre âme n'est pas sensible.


Note : 3.75/5

samedi 18 janvier 2014

Film numéro 78 : The Immigrant

RESUME :
Drame américain réalisé par James Gray avec Joaquin Phoenix, Marion Cotillard, Jeremy Renner

DUREE : 2H02
Arrivée clandestinement en 1920 de Pologne avec sa sœur malade, Ewa veut découvrir le rêve américain. À l'arrivée à New York sa sœur est isolée pour une suspicion de tuberculose. Ewa ne pense qu'à aller la récupérer. Pour réunir l'argent nécessaire, elle accepte de travailler pour un homme qui semble disposé à l'aider, sans se rendre compte de tous les dangers qui la menacent dans cette ville inconnue.








 Avis :




Une minute. Je reprend mes esprits avant de commencer. 
C'est bon.

Tout comme pour Flight avec Denzel Washington, The Immigrant m'a laissé sans voix lorsque je suis sorti de la salle.

L'époque a beau être la même que celle de Gatsby le Magnifique, oubliez le luxe, les demeures gigantesques et oubliez le bonheur.

On rencontre Ewa et Magda, deux soeurs polonaises immigrées aux Etats-Unis dans les années 1920. A l'époque, New York était une terre d'accueil pour des étrangers s'entassant dans des transatlantiques pour espérer avoir une vie meilleure. Et c'est ce que sont venu chercher ces deux soeurs. Malheureusement Magda est mise en quarantaine et Ewa, femme célibataire, va se faire renvoyer chez elle. C'est là qu'elle rencontre Bruno et elle y voit un moyen de réussir à gagner suffisamment d'argent pour sortir sa soeur de l'hôpital.

Dans ce film, il n'y a pas de "héros", les personnages ne sont ni tous blancs, ni tous noirs, et c'est ce réalisme qui m'a beaucoup touché.
Ewa n'est pas la jeune fille innocente et naïve qui croise les méchants hommes, on est loin de ça. Chacun a ses défauts comme ses qualités et on ne nous demande pas de les aimer, juste de les comprendre. 
En gros, l'Humanité est une cause perdue.

Comme pour Gatsby le Magnifique, les décors et les costumes sont époustouflants. Chacun à sa manière. 

Dans l'un on découvre le New York des riches, les voitures, les beaux costumes. Dans l'autre, ce sont les rues bruyantes, les immeubles insalubres, le sentiment d'insécurité et la pauvreté. Dans ce New-York, seul l'argent compte et on ne peut faire confiance à personne.

The Immigrant est un film assez dur car on ne peut pas dire que le chemin d'Ewa soit le plus simple. A chaque fois, les évènements vont de mal en pis jusqu'à la fin. Quelle misère. Et c'est d'autant plus triste quand on sait qu'aujourd'hui encore, des femmes de pays pauvres émigrent aux Etats-Unis ou même en France et que même si quelques petits détails sont un peu romancés, la grande majorité reste vraie.

J'ai trouvé l'atmosphère de ce film parfaite. J'ai eu l'impression de faire parti du film, d'être là, avec les acteurs. Le réalisateur a vraiment le soucis du détail car dans l'appartement, on entendait vraiment les bruits de la rue derrière. Les fondus au noir style vieux film hollywoodien étaient du meilleur effet. Et surtout, il n'y a pas de temps mort, je veux dire par-là qu'il se passe beaucoup de choses et que le réalisateur n'a pas perdu de temps en montrant des scènes dispensables, je parle notamment des scènes de sexe. Tout le monde sait ce qu'il va se passer, on passe à la suite. Et ce non-enculage de mouche dans un film du festival de Cannes est une bouffée d'air frais.

En résumé : The Immigrant est un film que je ne peux que vous conseiller si la face peu rebutante de l'Homme ne vous effraie pas (ça fait très pompeux comme phrase). C'est-à-dire que le film fait quand même 2 heures et que si vous n'aimez pas les films sans poursuites en voiture ou fusillade à tous les coins de rue, vous n'aimerez pas. Sinon, je vous le conseille car les décors, les costumes et les jeux d'acteurs sont merveilleux. Et ne vous attendez pas à une histoire joyeuse, car pas du tout.

Note : 4.5/5

jeudi 16 janvier 2014

Livre numéro 85 : Nightshade 1/Lune de Sang. Andrea Cremer.

Auteure : Andrea Cremer

Edité chez : Gallimard Jeunesse

Résumé : Calla n'est pas comme les autres filles de son âge, car elle peut se transformer en louve. Elle sert les Gardiens, des sorciers qui veillent sur les humains depuis la nuit des temps. Son destin est tout tracé: appartenant à la meute NightShade, elle est promise au séduisant Ren de la meute rivale. Mais quand elle viole les lois de ses maîtres en sauvant Shay, un jeune homme audacieux, Calla commence à remettre en question son sort, son existence et l'essence même du monde qu'elle a toujours connu. En suivant son coeur, elle pourrait tout perdre - y compris sa propre vie. Mais l'amour interdit vaut-il le sacrifice ultime ?


Avis :

Je ne donnerais pas à Nightshade le prix de l'histoire la plus originale. La jeune fille qui doit choisir entre le devoir et la passion, le tout sur fond fantasy avec des loups-garous, ce n’est pas la première fois qu’on voit ce genre de roman, non ?

Cependant, j’ai passé un bon moment en lisant ce livre. 

On rencontre Calla, une jeune femelle « alpha », une chef de meute au caractère bien trempé qui préfère porter des pantalons plutôt que des robes. Ce n'est pas la fille niaise qui dépend d'un homme pour vivre. C'est un personnage attachant mais ce n'est pas la fille qu'on aurait volontiers comme amie car elle vit des conditions très spéciales.

Selon moi, Nightshade ressemble à une Dystopie : une société où chacun est à sa place et où le statu quo règne, les loups-garous sont les élites (par contre, je ne sais pas si les humains savent qu'ils côtoient des loups-garous), une vraie dynastie est mise en place et Calla est promise à l'alpha de l'autre meute pour renforcer leurs relations.

Bien que dure à cuire, Calla est le parfait produit de cette société. Elle méprise les humains, ne proteste pas contre son mariage forcé, elle ne proteste d'ailleurs contre aucun des ordres donnés par ses supérieurs car pour elle et les autres, ces ordres sont justes et qu'il faut les exécuter.

Puis, l'apparition de Shay vient déranger le tableau. Personne ne sait qui il est, d'où il vient, qui sont ses parents et surtout : que fait-il ici ? Lui non plus n'en sait rien à vrai dire.
Il n'est pas un loup-garou, n'appartient à aucune meute, n'est sous les ordres de quiconque et il n'est promis à personne. Est-ce ce désir de liberté qui attire Calla ? Il y a de fortes chances. 

Comme Julia dans 1984, Shay va faire découvrir à Calla une toute autre façon de voir les choses et le monde où ils vivent n'est pas celui qu'ils croient.

Je ne suis pas expert en la matière mais j’ai adhéré à l’univers des loups garous qu’a créé l’auteure. Je n’ai pas lu les loups de Mercy Falls, Hemlock ou autre mais le concept des Gardiens, Protecteurs, Chasseurs chez des loups-garous était très intéressant.
Dans Nightshade, les personnages d'humains à loup en un claquement de doigt, nul besoin d'enlever leurs vêtements et ils redeviennent humains aussi rapidement avec leurs vêtements. Je pense que Andrea Cremer a répondu à beaucoup de questions par rapport aux transformations.
Par contre, le fait que Calla se transforme en loup dans une bibliothèque ou dans la rue sans que personne ne la remarque, c'est surréaliste.

Comme dans beaucoup de romance Young Adult, les personnages secondaires sont assez peu développés. A part Ansel et Bryn, l’histoire se concentre énormément autour de Calla, Ren et Shay et c’est dommage. Bien que j’aie trouvé Shay attachant, j’aurais bien aimé rencontrer les autres membres de la meute. 

Même si le livre avoisine les 500 pages, je n'ai pas noté de grosses longueurs. La plume de l'auteure est fluide et elle m'a embarqué sans même que je m'en rendre compte. Les évènements s'enchaînent assez bien donc, bravo.

En résumé : Malgré quelques défauts, Nightshade est une lecture sympathique, le personnage principal est attachant, l'univers est intéressant et j'ai bien envie de découvrir la suite. 

  

Note : 3.75/5 



 

vendredi 10 janvier 2014

Film numéro 77 : La stratégie Ender

Film d'action américain réalisé par Gavin Hood avec Harrison Ford, Asa Butterfield, Ben Kingsley 
DUREE : 1H53
Dans un futur proche, des extraterrestres hostiles,ont attaqué la Terre. Sans l'héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu.
Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les enfants les plus doués dès leur plus jeune âge, afin de découvrir dans leurs rangs celui qui pourra faire face à la prochaine attaque. Ender Wiggin, garçon aussi timide que brillant, est sélectionné pour rejoindre l'élite.
À l'École de Guerre, Ender apprend rapidement à maîtriser des jeux de guerre de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur espoir des forces humaines. Il ne lui manque plus qu'à être formé par Mazer Rackham lui-même, pour conduire ses frères d'armes dans une bataille épique qui décidera du sort de la Terre et de l'humanité... 


Avis :


 J'avais déjà eu connaissance du roman dont le film est adapté mais je ne l'ai jamais lu alors, si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire si cette adaptation est fidèle.

La stratégie Ender est un film fort, un superbe mélange entre la science-fiction et la littérature jeunesse. 

On découvre Ender, un jeune (très jeune) garçon qui vit sur notre planète bien des années après nous. Dans cette nouvelle société, la victoire contre une invasion extraterrestre a prit des dimensions gigantesques. Si bien que l'on recherche des nouvelles recrues dès le plus jeune âge.

C'est ce concept qui m'a beaucoup plu, ce monde dystopique où les enfants sont conditionnés pour être des soldats. Le colonel Graff est la représentation de cette société. Tout ce qui lui importe c'est de gagner cette guerre, peu importe le prix et les sacrifices. Il n'arrive pas à voir des enfants, voire un semblant d'Humanité dans ses recrues et c'est effrayant jusqu'où les gens sont prêts à aller pour la victoire. 

Ender, quant à lui, est un personnage fort. Produit de cette société, fort et faible à la fois. Partagé entre le fait qu'il doive protéger sa patrie (je ne savais pas comment exprimer ça autrement) et le fait qu'il n'est qu'un enfant. 
D'après que ce que j'ai compris, ses parents l'ont conçu parce que son grand-frère et sa grande-soeur n'avaient pas pu rentrer dans l'armée interstellaire. Autant dire que la pression qu'il a est énorme. Il a tellement envie de bien faire que sa conscience passe après.

Les graphismes de ce film sont tout bonnement époustouflants. La salle de jeu, l'espace, les simulations. Wouaw ! Un vrai bijou.

En résumé : Un film au très bon scénario, aux graphismes époustouflants et à la performance d'acteurs à couper le souffle (Asa Butterfield est impressionnant). Je vous le conseille vivement.

Note : 4.5/5

 

mardi 7 janvier 2014

Livre numéro 83 : Divergent 3/ Allegiant. Veronica Roth. (VO)

Auteure : Veronica Roth
Edité chez : Katherine Tegen Books
Parution le 4 Avril 2014 chez Nathan
Résumé : Et si tout ce que vous avez connu n'était qu'un mensonge ? Et si, une révélation, un simple choix pouvait tout changer ? Et si l'amour et la loyauté vous ont fait faire des choses que vous n'auriez jamais cru faire ? La société composée de factions que Tris croyait juste, est maintenant brisée, détruite par la violence et les luttes pour le pouvoir et déchirée par les pertes et les trahisons. Alors lorsqu'une chance d'explorer un monde au-delà des frontières s'offre à elle, Tris la saisit. Peut-être que derrière les murs de la ville, elle et Tobias pourront vivre une vie meilleure ensemble, loin des complots, des trahisons et des souvenirs douloureux. Mais ce nouveau monde est encore plus dur que celui qu'elle a laissé. De vieilles découvertes remontent vites à la surface. Des révélations changeront à tout jamais ceux qu'elle aime. Et encore une fois, Tris doit se battre pour comprendre la nature humaine si complexe ainsi que sa propre nature. Ce qui lui conduira à faire des choix difficiles qui lui demanderont du courage, de la loyauté (allégeance), des sacrifices et de l'amour.
(Traduction approximative faite par mes soins, merci de créditer si utilisation)
 

Avis :




Sur le cul. Dévasté. Voici les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit lorsque je dois parler de ce que j'ai ressenti en finissant ce roman.

Allegiant est une fin de saga et comme toute fin de saga, les personnages et les lecteurs ne restent pas indemnes.

L'action se passe juste après la fin du tome 2 et une question se pose : Que va-t-il se passer maintenant ? En tout cas, Chicago, Tris, Tobias, leurs amis et leurs ennemis ne seront plus jamais les mêmes.

Contrairement au tome 2, l'action est moins présente mais plus haletante et les révélations plus nombreuses.D'ailleurs, le fil conducteur du roman est très bien mené selon moi, montant petit à petit vers une apogée qui  m'a dévasté. 

Une grande partie du roman est concentrée dans l'Histoire de ce nouveau monde et on peut dire que l'auteure a formidablement maîtrisé son sujet. Bien que jusqu'ici elle avait apporté très peu d'informations sur ce monde dystopique, le troisième tome rattrapent largement en y apportant des éléments qui ne m'auraient jamais traversé l'esprit. On part dans de la totale science fiction et je dois avouer que c'est passionnant. Comment et pourquoi a-t-on créé les factions ? La réponse est dans le livre.

D'après les commentaires que j'ai lu sur ce roman, certains ont trouvé que le roman était trop lent mais, même si j'ai trouvé également certains passages longs (notamment ceux de Tobias), j'ai adhéré à cette ambiance plus calme que dans le tome 2.

Comme dans Insoumise d'Ally Condie, les chapitres sont partagés entre Tris et Tobias, n'ayant pas lu les nouvelles hors-séries, c'était donc la première fois que je découvrais Tobias en narrateur.
Si je dois donner une seule raison pour laquelle j'ai aimé ce roman, ce serait pour ces deux personnages.  A chaque tome, il se passe un ou plusieurs évènements qui fait/font mûrir davantage Tris et Tobias. Si bien que la Béatrice timide et peu sûre d'elle des premiers chapitres de Divergent a disparu. 

Cependant, elle n'en est pas pour autant invincible, il lui reste des faiblesses, notamment face à sa famille. J'ai beaucoup aimé cette phase de questionnement et de doutes à propos de Caleb, son frère, et ce qu'il s'est produit dans les tomes précédents. Elle est partagée entre la colère et l'amour. Vu la société où elle vit et les mœurs qu'on lui a appris, il est étrange de la voir réagir de cette façon car son monde n'est pas comme le notre. 

Tobias, lui aussi, a un lourd passé et même s'il a essayé d'y échapper, il sait que tôt ou tard, son histoire avec ses parents le rattrapera. 

Veronica Roth a cassé certains codes de la littérature Dystopique/Young Adult tout d'abord en n'insérant pas de triangle amoureux (grand bien nous fasse) et avec une fin qui, je pense, aura surpris tous ceux qui l'ont lu. Je me suis dis "non, ce n'est pas possible, l'auteure n'a pas osé quand même ?" puis, si, en fait. Un peu comme dans "Game of Thrones" (j'espère que cette déclaration n'est pas comptée comme un spoil sinon, désolé).

Malgré beaucoup de points positifs, il y a des points négatifs qui persistent dans cette saga :

Veronica Roth est beaucoup trop radine en terme de descriptions de personnages. A chaque fois, je m'imagine le physique d'un personnage et, après, quelques maigres passages sur son physique lâchés au compte-goutte, je me rend compte que j'avais tout faux (j'imaginais que Will et Christina avaient les cheveux noirs ou que Nita était vieille, par exemple). 
Ce manque de descriptions a aussi contribué au fait que j'oubliais parfois l'existence d'un personnage et lorsqu'on disait son nom, j'étais incapable de me souvenir de qui il était.
J'ai mis beaucoup de temps à différencier David de Matthew, par exemple. Et dans l'épilogue, quelqu'un peut-il me dire QUI EST SHAUNA ? Parce que là, je sèche totalement. 

En résumé : Allegiant est une bonne conclusion de saga, elle répond aux questions posées sur la création de ce monde et on a une bonne dose d'évènements dramatiques. Par contre, comme énoncé juste avant, la saga contient des défauts et l'épilogue n'a pas été aussi satisfaisant que je l'aurai souhaité. Mais si vous avez aimé la saga Divergent jusque-là, vous devez lire Allegiant. 

Sinon, la saga Divergent est une saga que je vous recommande chaudement.   

Note : 4/5