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mercredi 12 mars 2014

Livre numéro 94 : It's kind of a funny story. Ned Vizzini. (VO)

Auteur : Ned Vizzini
Edité chez : Disney Hyperion (VO)
Pas de traduction en français
Résumé : Comme beaucoup d'ambitieux adolescents New-Yorkais, Craig Gilner voit son entrée au Lycée Pre-Professionnel exécutif de Manhattan (Manhattan's Executive Pre-Professional High School) comme le ticket pour son futur. Déterminé à réussir sa vie, c'est-à-dire intégrer la bonne université et avoir un bon travail, Craig étudie nuit et jour pour son examen d'entrée et il réussi. C'est à ce moment que les choses commencent à dégénérer.
Dans sa nouvelle école, Craig réalise qu'il n'est pas brillant comparé aux autres élèves, il est juste dans la moyenne et peut-être même en dessous. Il voit bientôt son futur parfait partir en fumée. Le stress devient insupportable et Craig arrête de manger et de dormir jusqu'à la nuit où il est proche de se suicider.
Ces envies suicidaires vont l'emmener dans un hôpital psychiatrique où ses nouveaux camarades sont un transsexuel nymphomane, une fille qui s'est scarifiée le visage aux ciseaux et le président auto-proclamé Armelio. C'est ici, à l'écart des pressions énormes dues à l'école et ses mais qu'il est capable de se confronter aux raisons de son anxiété.

Ned Vizzini qui a lui-même été interné dans un hôpital psychiatrique nous livre ici une histoire remarquablement émouvante sur les chemins inattendus qui mènent vers le bonheur. Pour un roman sur la dépression, c'est vraiment une drôle d'histoire.
(Traduction personnelle, merci de créditer si utilisation)


Avis :



Au moment où j'écris cette chronique, j'ai terminé le livre depuis plus de dix jours (procrastination quand tu nous tiens...) et je n'ai aucune excuse donc ne tardons plus une seconde de plus.

It's Kind of a funny story (C'est comme une drôle d'histoire en VF) est un roman qui traite d'un sujet peu abordé dans le YA : la dépression. Chez les adolescents qui plus est. Quand on sait que le suicide est la première cause de mortalité chez les adolescents, il est étonnant qu'on n'ait pas plus abordé le thème que cela.

Cependant, écrire sur la dépression chez les adolescents est pour moi quelque chose de difficile car les raisons qui poussent un adolescent à vouloir se suicider ne sont pas les mêmes qu'un adulte et ces raisons peuvent paraître irrationnelles.


L'introduction, bien qu'ayant une bonne construction (vie antérieure-entrée dans le lycée-problèmes liés au lycée) m'a paru trop longue. Bon, je ne me souviens plus ce qui m'a dérangé mais je me souviens que l'auteur expliquait un peu trop pourquoi Craig se sentait mal.

Ce que je retiendrai le plus de cette histoire ce sont les personnages.
Craig est merveilleux, il est intelligent mais vulnérable à la fois et on voit qu'il a beaucoup de choses à donner. Il fait des erreurs et s'attache aux mauvaises personnes et je reconnais que je suis un peu comme lui donc je me suis beaucoup attaché.
Noelle est fantastique elle aussi, la relation qu'elle entretient avec Craig vaut celle de Hazel et Augustus dans Nos étoiles contraires. Leur première rencontre et leurs rendez-vous étaient de supers passages. 

Je n'aime pas vraiment les psychologues mais le Dr Minerva est quelqu'un d'attentionné, à l'écoute et très avisée. Il ne devrait y avoir que des psychologues comme elle( je ne suis pas expert en psychologues donc je ne sais pas s'ils sont tous comme elle mais ça m'étonnerait).

Je serai incapable de nommer tous les internés mais c'est là qu'on voit que l'auteur connaît bien le sujet car ces personnages sont diverses et complexes comme le seraient de vraies personnes dans la même situation. Ce ne sont pas des fous qui rentrent dans des murs à longueur de journée. 
Ils paraissent normaux à l'extérieur et n'agissent pas tout le temps comme des aliénés mais il y a juste des moments où ils pètent les plombs, peu importe le moment. 
Ned Vizzini fait bien comprendre qu'avant d'être des internés, ce sont avant tout des humains et il nous apprend la tolérance à défaut de compassion. 
Et c'est une des raisons pour lesquelles j'aime lire et regarder des films : comprendre le monde qui m'entoure et la manière dont les choses sont faites. Comprendre les personnes même si je ne les apprécie pas, comprendre ce qu'elles ressentent et comment elles fonctionnent. Bien sûr je ne regarde pas que des films ou ne lit que des livres qui m'ouvrent l'esprit mais les mets (ou du moins j'essaie) plus en avant que les autres.

Après toute une histoire aussi rude, la fin m'a paru un peu trop Happy Ending (en même temps, une fin Happy Beginning ce serait dur, mais pas irréalisable). Spoiler alert que tout le monde devine: il va mieux mais (surlignez si savoir ce qu'il se passe ne vous incommode nullement) prévoir Aaron et surtout Nia dans son futur alors qu'ils font parti de la cause de sa dépression est un peu masochiste, non ?

En résumé : It's Kind of a Funny Story est un très bon roman qui, même si en VO, est assez accessible donc n'hésitez pas. Les personnages sont attachants et le tout remonte le moral. Je vous le conseille vivement.

Note : 4/5

Avis sur le film :


L'adaptation de ce film bien que très satisfaisante, ne brille pas par sa fidélité par rapport au roman. 
Cela ne m'a pas dérangé plus que ça mais certains afficionados crieraient au scandale.

Dans le film, la place qu'occupe Zach Galifianakis dans le rôle de Bobby est beaucoup plus grande que dans le roman. J'ai trouvé que Craig était beaucoup plus seul et dans ses pensées dans le roman.

Tandis que le livre se déroule dans un ordre chronologique, le film se déroule dans la période où Craig est interné avec des flash-back et ainsi, on s'attache moins à lui, on ne comprend pas forcément tout ce qu'il a traversé.

J'avais quelques appréhensions par rapport à Keir Gilchrist qui interprète Craig mais au final, il est très bien rentré dans le rôle. Emma Roberts qui joue Noelle a été excellente et leur duo est très beau. Même si Nia et Aaron sont moins présents dans l'adaptation, je les ai préféré dans celle-ci (c'est peut-être parce qu'ils sont moins présents), en particulier Nia. 
Par contre, la petite sœur de Craig a presque disparu, l'actrice a dit deux ou trois phrases pendant tout le film alors que dans le livre, elle est adorable et plein de sagesse. C'était dommage.

Au final, quelque soient les performances des acteurs ou la fidélité au roman, le film a le même esprit que le livre et c'est le plus important, non ? 

En résumé : Une drôle d'histoire est un bon film qui fait passer un bon moment, les personnages sont assez bien repris mais certains moins attachants que dans le roman. A ce jour, c'est le seul des deux qui soit traduit en français donc, pour certains, choisir entre le livre et le film ne sera pas un choix compliqué.

Note : 3.5/5


J'ai appris en lisant la biographie de l'auteur que ce dernier s'est suicidé en décembre dernier suite à une dépression. Ce roman est justement à propos de la dépression et le fait d'aller mieux. C'est dommage qu'après plusieurs séjours en hôpital ça n'ait pas fonctionné. 

https://twitter.com/PrettySkully/status/442010795715883008/photo/1

 

jeudi 20 février 2014

Livre numéro 92 : Fangirl. Rainbow Rowell. (VO)

Auteure : Rainbow Rowell
Edité chez : Saint Martins's Griffin (Parution en France chez Milady)
Résumé : Cath est fan de Simon Snow. OK, tout le monde est fan de Simon Snow.
Mais pour Cath, être fan c'est sa vue, et elle est très douée à ça. Avec sa jumelle Wren, elles sont calés dans la saga des Simon Snow depuis toutes petites, c'est ce qui leur a permis de surmonter le départ de leur mère.
Lire. Relire. Se rendre sur des forums de Simon Snow, écrire des fanfictions, s'habiller comme les personnages à chaque (avant) première des films. La soeur de Cath a arrêté ce fanatisme mais Cath ne peut s'y résoudre. Elle n'en n'a pas envie.
Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a dit à Cath qu'elle ne veut pas d'elle comme colocataire. Cath est toute seule, complètement hors de sa zone de confort. Elle se retrouve avec une colocataire amère et son charmant et omniprésent petit-ami, une professeur d'écriture de fiction qui pense que les fanfictions sont la fin du monde civilisé, un beau camarade de classe qui ne parle que de littérature... Sans oublier son père, aimant et fragile qui n'a jamais vécu seul.

Avis :


Après toute la blogosphère anglophone, j'ai enfin lu Fangirl. Je viens juste de me rendre compte qu'au moment où j'écris cette chronique, nous sommes le 20/02 et que demain tout juste sort le roman en français, quelle coïncidence !  
(En gros j'allais procrastiner comme je le fais toujours mais je me suis dis que cette fois-ci je ferais mieux de me bouger) 

Tout d'abord je voudrais commencer avec ce résumé qui, au premier abord ne m'avait pas attiré. Le résumé français ne lui rend pas non plus justice à mon goût. Bon, après, comment faire un résumé qui décrit parfaitement bien le livre ? Je pense qu'il n'y en n'a pas car ce livre est unique.

Dans le Young Adult (parce que oui, c'est du Young Adult même si c'est édité chez Milady et que l'héroïne a 18 ans) entre Edward, Katniss ou Harry Potter, être un humain au 21ème siècle, c'est ennuyeux !
Fangirl est un contemporain Young Adult avec des situations non périlleuses ou rocambolesques et des personnages...

Les personnages de Fangirl représentent, selon moi, l'élément principal du roman. Ces personnages sont communs dans le sens où on peut les croiser mais ils sortent totalement des clichés qu'on a eu l'habitude de voir jusqu'à présent :

- Cath (parce qu'il faut bien commencer par elle) bien que nouvelle et paumée, n'est ni la jeune fille innocente et naïve (Sookie Stackhouse si tu m'entends) ni la fille à la langue bien pendue qui n'a peur de rien ni personne. C'est juste une étudiante de première année perdue dans ce vaste monde qu'est la fac (je n'y connais rien à ce milieu, encore moins du système scolaire Américain mais on va y faire abstraction). 
Cath est le personnage qui va nous faire éprouver, à nous lecteurs confirmés, beaucoup d'empathie, je trouve. Si je m'écoutais, je ne sortirais jamais de chez moi et je resterais pour toujours dans ma zone de confort, oubliant que lire un livre ou voir un film qui parle d'une aventure, c'est bien. Mais vivre une aventure moi-même dans le monde extérieur, c'est mieux.

OK Cath est fan de Simon Snow et un peu nerd (quoique, cette définition est à revoir) mais elle ne passe pas son temps la tête dans un bouquin et son affection pour Simon Snow est bien loin du fanatisme radical qu'a la mère de Carrie dans Stephen King pour Dieu. Cath n'est pas dans la partie "il faut aller chez le psy là parce qu'il y a un gros problème" des aficionados, elle écrit juste des fanfictions et ne respire pas chaque seconde de sa vie pour Simon Snow comme j'avais cru en lisant le résumé.
Et puis, bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien de ne pas avoir une héroïne dont le roman favoris est Orgueil et Préjugés ou autre classique de la littérature anglo-saxone; S'il vous plaît auteurs américains, arrêtez avec ce cliché. Je sais, ça permet aux lecteurs de vos livres de se cultiver un peu mais arrêtez de faire croire au gens que la plupart des adolescentes ont Jane Austen ou les sœurs Brontë sur leurs tables de nuit.

- Levi, quant à lui, n'est ni le sportif au grand cœur ni l'artiste ténébreux et torturé, c'est juste un type sympa avec tout le monde qui croque dans la vie à pleine dents. Et c'est très commun de trouver ce genre de personnes, j'en connais d'ailleurs et je suis sûr que vous aussi.

- Wren est la fille à la recherche d'évolution qui a tendance à oublier son passé et qui n'a pas déjà ou qui ne connaît pas quelqu'un qui l'a déjà fait ? (J'essaie de déculpabiliser les gens qui sont dans cette situation donc, s'il vous plaît, pas d'indignations sur ces actions). Wren a aussi un gros défaut : l'alcool. Et ce défaut va donner lieu à des discussions qui va prendre une tournure que beaucoup de frères et sœurs (et de parents) reconnaîtrons.
J'ai trouvé étrange la telle amitié entre les deux sœurs car quand on regarde bien, c'est le jour et la nuit, et pourtant, avant la fac, elles avaient l'air d'être inséparables, voire indissociables. 

- Enfin Reagan (je vais terminer mon analyse des personnages sur elle parce que sinon je suis bien parti pour raconter tout le roman) change de ce qu'on a vu sur les colocataires jusque-là. Bon, elle reste la fille dure à cuire qui au début ne comprend pas le personnage principal mais qui va se lier d'amitié avec sauf que cette fois-ci, l'auteure l'a fait un peu ronde. Et les personnages ronds ne sont pas monnaie courante dans les romans YA américains. Malgré ses formes, Reagan attire les garçons et c'est tout à fait la réalité. J'ai tendance à croire que dans les films, les séries ou les livres la grosse est toute gentille, toute timide ou noire et que dans le meilleur des cas elle attire le gros. Mais arrêtez ! Bien sûr que dans le monde où l'on vit, les personnes qui ne font pas un 36 attirent des gens. Ce n'est pas une dictature des filles longilignes.

Et voilà, c'est une réalité flagrante que nous fait voir Rainbow Rowell, les nerds ne sont pas des consommateurs de livres et de films de science-fiction ou de fantasy à la limite de l'autisme et les filles grosses (disons-le) ont des petits-amis maigres.

Ensuite, je remercie l'auteure car elle a inséré pleins d'éléments de la culture actuelle comme Harry Potter, Taylor Swift ou le Starbucks Coffee. ET c'est ça les adolescents ! 

Bon. Pour ce qui est de l'histoire. Une fille assez renfermée sur elle-même et bien comme ça se met à découvrir de nouvelles choses et rencontrer d'autres personnes. C'est assez mignon et ça donne plein d'espoirs pour les introvertis mais ce n'est pas ce qui m'a fait le plus aimer ce livre.
Mais Fangirl ce n'est pas que ça, la famille occupe une place très importante avec Cath, Wren et leur père sont devenus très proches depuis le départ de la mère mais ça ne les empêchent pas d'avoir des disputes sur des sujets plus ou moins futiles et au final, on se rend compte que ceux qu'on aime et ce que l'on aime passe avant tout le reste.

Les passages avec des extraits des romans Simon Snow ou de la fanfiction de Cath ne m'ont pas vraiment intéressé. Cet univers semblable à celui de Harry Potter qui prouve que l'auteure a réalisé un vrai travail dans l'écriture du roman n'a malheureusement pas été à mon goût.  

Un petit whaaaaaaat ? sur un passage où un étudiant bourré est en train d'évoquer son envie que Cath et Wren (qui sont jumelles) aient des relations incestueuses ET que ces dernières ne réagissent pas. Je pense que dans cette situation, Levi a dû se sentir très seul. Bon, après, je ne doute pas que des pervers, il y en a partout et que ceci à déjà dû leur arriver mais qu'elles restent de marbre sur ces horreurs, c'est un peu surprenant vous ne trouvez pas ?

La plume de Rainbow Rowell est assez surprenante je dois dire. Le tout premier chapitre ne m'avait pas convaincu mais petit à petit, ce style d'écriture à la troisième personne qui n'hésite pas à utiliser "fuck" est devenu addictif et j'ai lu les 150 dernières pages plus vite que je ne m'y attendais. La barrière de la langue ne m'a pas trop freiné (mais je commence à avoir l'habitude)

Allez, je termine là ma chronique. Merci à vous si vous l'avez lue jusqu'au bout et voici mon En Résumé 

En résumé : Fangirl est un roman attachant qui fait passer un bon moment. Rainbow Rowell devrait donner des cours sur la façon d'écrire un contemporain Young Adult ou tout du moins, un univers et des personnages respirant le réalisme, le plausible voire le commun. Honnêtement, je n'ai pas trouvé le niveau en anglais si dur que ça donc je vous le recommande en VO, vous ferez une économie de 8 ou 9 € et ce n'est pas négligeable. En plus, c'est plein de références à la culture américaine (rien que les prénoms) et c'est peut-être mieux dans la langue originale mais voyez par vous-même.

Note : 4/5


     

mercredi 29 janvier 2014

LIvre numéro 88 : Paranormalcy 1/. Kiersten White. (VO)

Auteure : Kiersten White
Edité chez : Harper Teen (éditeur anglais)
Paru en VF sous le titre Paranormalité en kindle sur Amazon
Résumé:
Aussi étrange que travailler pour l'Agence Internationale d'Endiguement du Paranormal puisse être,Evie a toujours pensé qu'elle était normale. D'accord, sa meilleure amie est une sirène, son ex petit ami une fée,elle est en train de tomber amoureuse d'un métamorphe et elle est la seule personne qui puisse voir à travers les glamours des paranormaux, mais tout de même, elle est normale.
Sauf que maintenant les paranormaux sont en train de mourir, et les rêves d'Evie sont remplis de voix obsédantes et de prophéties mystérieuses. Elle se rend vite compte qu'il pourrait y avoir un lien entre ses capacités et la soudaine explosion de morts. Mais ce n'est pas tout, elle pourrait tout aussi bien être au cœur d'une prophétie des fées des ténèbres* qui promet destruction à toutes les créatures paranormales.
Normale, tout à fait.


Avis :


En commençant Paranormalcy je ne m'attendais pas à grand chose mais j'ai accroché dès la première page.

La plume de l'auteure est vraiment entraînante et rend le récit dynamique dès les premiers instants.

On y rencontre Evie, une ancienne orpheline recrutée come agent dans une agence qui gère tous les problèmes liés aux créatures fantastiques (je ne sais pas si le terme "paranormal" est très utilisé en français), c'est-à-dire, empêcher vampires, loups-garous et autres de semer le chaos parmi les humains.

La base de l'agence est situé en souterrain (si j'ai bien compris) et donc, Evie n'a jamais vraiment été une adolescente typique. Ses seules connaissances du monde extérieur se résument à regarder une teen drama style Gossip Girl ou Glee. Autant dire que niveau réalité des choses, ça ne vole pas très haut.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Evie, dès le début, on saisit son caractère à la Buffy (oui, parler de chasseuse de créatures surnaturelles sans citer cette dernière est un peu dur) la rend très sympathique. 
Lend (ça serait un peu moins cool de traduire son nom en "Emprunt" vous ne trouvez pas ?) est aussi très attachant. Au début on ne sait ni qui il est, ni d'où il vient mais petit à petit, Evie le découvre et c'est un personnage gentil et amusant. Lend a la capacité de changer son enveloppe corporelle contre celle de n'importe qui, garçon comme fille, adulte comme adolescent. Ainsi, on aborde la question de l'acceptation de soi façon Young Adult, ne vous attendez pas à une leçon de vie poignante sur ce point.

Bien que l'univers se mette en place très rapidement, l'intrigue prend beaucoup de temps avant de commencer. La relation entre Evie et Lend est mise soit trop en avant, soit mise en place trop vite. Lors de leur première rencontre, on ne sait pas beaucoup de choses sur Lend et on n'en n'apprend pas beaucoup plus dans les chapitres suivants donc cette piste ne tient pas vraiment en haleine. Le roman se concentre sur les visions et les morts lors de la seconde moitié du livre donc même si l'histoire d'amour est mignonne tout plein, j'ai été un peu ennuyé.

L'univers de l'auteure est bien détaillé et bien pensé. Ici, les créatures surnaturelles suivent un programme d'insertion en occupant des emplois au sein de l'agence et pas tués. Par contre, les vampires ne sont pas très décrits et même si Evie les considère comme dangereux, on n'en sait pas beaucoup sur leur mode de vie. Par exemple dans Hex Hall de Rachel Hawkins, Jenna, la vampire est équipée d'une pierre de sang qui lui permet de ne pas brûler au soleil ou de tuer pour se nourrir. Dans Paranormalcy, on n'en sait pas beaucoup sur les vampires, dommage. 

Même si, à force, je me suis habitué à la lecture en VO, le niveau de Paranormalcy est assez accessible pour les débutants. La plume de l'auteure est fluide et le vocabulaire employé n'est pas très difficile, je le recommande à ceux qui ont déjà des bases (même minimes) avec la lecture VO.

En résumé : Paranormalcy est un roman sympathique, sans prises de tête qui fait passer un moment agréable. Les personnages sont attachants et l'histoire est intéressante mais il reprend les mêmes éléments qu'un roman Young Adult type.

Note : 3.75/5




    

mardi 7 janvier 2014

Livre numéro 83 : Divergent 3/ Allegiant. Veronica Roth. (VO)

Auteure : Veronica Roth
Edité chez : Katherine Tegen Books
Parution le 4 Avril 2014 chez Nathan
Résumé : Et si tout ce que vous avez connu n'était qu'un mensonge ? Et si, une révélation, un simple choix pouvait tout changer ? Et si l'amour et la loyauté vous ont fait faire des choses que vous n'auriez jamais cru faire ? La société composée de factions que Tris croyait juste, est maintenant brisée, détruite par la violence et les luttes pour le pouvoir et déchirée par les pertes et les trahisons. Alors lorsqu'une chance d'explorer un monde au-delà des frontières s'offre à elle, Tris la saisit. Peut-être que derrière les murs de la ville, elle et Tobias pourront vivre une vie meilleure ensemble, loin des complots, des trahisons et des souvenirs douloureux. Mais ce nouveau monde est encore plus dur que celui qu'elle a laissé. De vieilles découvertes remontent vites à la surface. Des révélations changeront à tout jamais ceux qu'elle aime. Et encore une fois, Tris doit se battre pour comprendre la nature humaine si complexe ainsi que sa propre nature. Ce qui lui conduira à faire des choix difficiles qui lui demanderont du courage, de la loyauté (allégeance), des sacrifices et de l'amour.
(Traduction approximative faite par mes soins, merci de créditer si utilisation)
 

Avis :




Sur le cul. Dévasté. Voici les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit lorsque je dois parler de ce que j'ai ressenti en finissant ce roman.

Allegiant est une fin de saga et comme toute fin de saga, les personnages et les lecteurs ne restent pas indemnes.

L'action se passe juste après la fin du tome 2 et une question se pose : Que va-t-il se passer maintenant ? En tout cas, Chicago, Tris, Tobias, leurs amis et leurs ennemis ne seront plus jamais les mêmes.

Contrairement au tome 2, l'action est moins présente mais plus haletante et les révélations plus nombreuses.D'ailleurs, le fil conducteur du roman est très bien mené selon moi, montant petit à petit vers une apogée qui  m'a dévasté. 

Une grande partie du roman est concentrée dans l'Histoire de ce nouveau monde et on peut dire que l'auteure a formidablement maîtrisé son sujet. Bien que jusqu'ici elle avait apporté très peu d'informations sur ce monde dystopique, le troisième tome rattrapent largement en y apportant des éléments qui ne m'auraient jamais traversé l'esprit. On part dans de la totale science fiction et je dois avouer que c'est passionnant. Comment et pourquoi a-t-on créé les factions ? La réponse est dans le livre.

D'après les commentaires que j'ai lu sur ce roman, certains ont trouvé que le roman était trop lent mais, même si j'ai trouvé également certains passages longs (notamment ceux de Tobias), j'ai adhéré à cette ambiance plus calme que dans le tome 2.

Comme dans Insoumise d'Ally Condie, les chapitres sont partagés entre Tris et Tobias, n'ayant pas lu les nouvelles hors-séries, c'était donc la première fois que je découvrais Tobias en narrateur.
Si je dois donner une seule raison pour laquelle j'ai aimé ce roman, ce serait pour ces deux personnages.  A chaque tome, il se passe un ou plusieurs évènements qui fait/font mûrir davantage Tris et Tobias. Si bien que la Béatrice timide et peu sûre d'elle des premiers chapitres de Divergent a disparu. 

Cependant, elle n'en est pas pour autant invincible, il lui reste des faiblesses, notamment face à sa famille. J'ai beaucoup aimé cette phase de questionnement et de doutes à propos de Caleb, son frère, et ce qu'il s'est produit dans les tomes précédents. Elle est partagée entre la colère et l'amour. Vu la société où elle vit et les mœurs qu'on lui a appris, il est étrange de la voir réagir de cette façon car son monde n'est pas comme le notre. 

Tobias, lui aussi, a un lourd passé et même s'il a essayé d'y échapper, il sait que tôt ou tard, son histoire avec ses parents le rattrapera. 

Veronica Roth a cassé certains codes de la littérature Dystopique/Young Adult tout d'abord en n'insérant pas de triangle amoureux (grand bien nous fasse) et avec une fin qui, je pense, aura surpris tous ceux qui l'ont lu. Je me suis dis "non, ce n'est pas possible, l'auteure n'a pas osé quand même ?" puis, si, en fait. Un peu comme dans "Game of Thrones" (j'espère que cette déclaration n'est pas comptée comme un spoil sinon, désolé).

Malgré beaucoup de points positifs, il y a des points négatifs qui persistent dans cette saga :

Veronica Roth est beaucoup trop radine en terme de descriptions de personnages. A chaque fois, je m'imagine le physique d'un personnage et, après, quelques maigres passages sur son physique lâchés au compte-goutte, je me rend compte que j'avais tout faux (j'imaginais que Will et Christina avaient les cheveux noirs ou que Nita était vieille, par exemple). 
Ce manque de descriptions a aussi contribué au fait que j'oubliais parfois l'existence d'un personnage et lorsqu'on disait son nom, j'étais incapable de me souvenir de qui il était.
J'ai mis beaucoup de temps à différencier David de Matthew, par exemple. Et dans l'épilogue, quelqu'un peut-il me dire QUI EST SHAUNA ? Parce que là, je sèche totalement. 

En résumé : Allegiant est une bonne conclusion de saga, elle répond aux questions posées sur la création de ce monde et on a une bonne dose d'évènements dramatiques. Par contre, comme énoncé juste avant, la saga contient des défauts et l'épilogue n'a pas été aussi satisfaisant que je l'aurai souhaité. Mais si vous avez aimé la saga Divergent jusque-là, vous devez lire Allegiant. 

Sinon, la saga Divergent est une saga que je vous recommande chaudement.   

Note : 4/5







mardi 17 septembre 2013

Livre numéro 64 : Pivot Point. Kasie West

Auteure : Kasie West
Edité chez : Harper Teen (VO. Pas de sortie française prévue)
Résumé : 
Connaître l'issue ne rend pas un choix plus facile...
La vie d'Addison Coleman est un grand "Que faire ?" En temps que Chercheuse, à chaque fois qu'Addie est confrontée à un choix, elle peut voir le future et connaître les deux issues. C'est la meilleure des garanties contre les désastres. C'est ce qu'elle pensait. Lorsque ses parents lui tendent une embuscade en lui annonçant leur divorce, elle doit choisir avec qui elle ira vivre. Avec son père qui quitte l'Enceinte des Paranormaux pour vivre parmi les "Normaux", ou avec sa mère, qui reste dans le monde qu'Addie a toujours connu. Addie aime sa vie comme elle est, donc la réponse devrait être facile. Mais une Recherche six semaines dans le futur lui prouve que non.
(Résumé traduit par mes soins, merci de créditer si utilisation)

Avis :


Pivot Point est un roman au sujet très intéressant et peu exploité jusque-là, dans le Young Adult tout du moins. J'ai beaucoup aimé le concept de voir des futurs alternatifs ainsi que l'Enceinte qui est une ville comme l'académie dans X-men, chaque habitant a des facultés spéciales.
L'auteure explique ces facultés par le fait qu'ils utilisent plus de 10% de leur cerveau et c'est peut-être vrai qui sait ?

Dans l'histoire, on suit les futurs alternatifs dans la décision d'Addie "avec qui je vais rester ?". Un chapitre sur deux est consacré à ce qu'il se passera avec le père, l'autre à ce qu'il se passera avec la mère"

Au fil des chapitres, on peut donc faire son propre choix et se dire quel futur on choisirait.

J'ai beaucoup aimé les personnages d'Addie et de Trevor. Addie est une jeune fille passionnée de lecture qui n'est pas aussi naïve que pas mal d'héroïnes de roman. Trevor, lui, est un "Normal", il était quaterback mais suite à une blessure grave, il a dû arrêter de faire du sport. Il dessine et lit des romans graphiques. 
J'ai trouvé que les personnages n'étaient pas assez approfondis par contre.

Dans ce livre, l'auteure a créé une sorte de triangle amoureux qui est assez original, mais je n'aime toujours pas ça. 
Addie va tomber amoureuse d'un garçon dans un futur, et d'un autre garçon dans l'autre, donc ça rend la décision d'autant plus difficile. 

Les 3/4 de Pivot Point raconte la vie d'Addie d'un côté ou de l'autre et le quart restant suit une mini-intrigue policière car le père d'Addie, détecteur de mensonges humain comme elle l'appelle, enquête sur un meurtre dans l'Enceinte.

La fin de ce roman m'a vraiment laissé sur le cul. Je ne m'y attendais pas du tout. Après, on se dit que l'auteure avait tout prévu. 

En résumé : Pivot Point est un bon roman Young Adult avec une belle histoire d'amour à l'intérieur.Le niveau d'anglais requis pour lire Pivot Point est très faible, il y avait très peu de vocabulaire que je ne connaissais pas mais qui ne m'empêchait pas de comprendre l'histoire. Si le résumé vous a plu et que mon avis vous a donné envie, ne réfrénez pas cet envie par peur de ne pas comprendre.    

Note : 4.25/5 





samedi 13 juillet 2013

Livre numéro 48 : The Carrie Diairies (Le Journal de Carrie). Candace Bushnell

 Auteure : Candace Bushnell
Edité chez : Harper Collins
Résumé : 
Rencontrez la fille avant qu'elle ne devienne une icône 
Avant Sex and th City, Carrie Bradshaw était une fille d'une petite ville qui savait qu'elle voulait plus. Elle est prête à ce que sa vie commence, mais d'abord, elle doit naviguer dans sa dernière année de lycée. 
Jusqu'à maintenant, Carrie et ses amis étaient inséparables. Puis, l'arrivée de Sebastian Kydd et la trahison d'une amie vont lui faire tout remettre en question. 
(traduction personnelle, merci de créditer si utilisation)




Avis :

 

Je tenais à dire avant de commencer la chronique que je n'ai jamais vu ou lu Sex and the City et je sais qu'il y a eu des clins d’œils mais je n'y ai pas été sensible.

Il m'a fallut un peu de temps avant de m'habituer à la plume de l'auteure (ou à me remettre à la lecture en VO) mais dès que j'étais dans le bain, j'ai beaucoup apprécié ce livre.

L'histoire se passe dans les années 80 et c'est vraiment super sympa car Carrie, la narratrice, soulève des remarques et des questions vis-à-vis de l'indépendance de la femme. 

Le roman est en fait le récit de la dernière année de lycée de Carrie. J'ai trouvé que c'était Bridget Jones version lycée américain (lorsque Carrie est à la montagne avec Georges, le triangle amoureux).

Par rapport aux évènements, certains étaient aussi gros que des maisons mais Carrie ne les voyait pas et lorsque ça lui est tombé dessus, elle faisait l'étonné mais c'était un peu trop évident.

Au niveau des personnages, j'ai pris un peu de temps à les découvrir mais j'ai beaucoup aimé la bande qu'ils formaient. J'avais juste l'impression que les garçons qui sortaient avec des filles sont tous des salauds qui ne pensent qu'au sexe mais bon. J'ai apprécié Carrie, The Mouse (je ne sais pas s'ils l'ont traduis par la Souris en Français, dites moi), Georges et Walt. En plus Carrie emploie très souvent "smart" pour décrire ses amis et elle.

Bien sûr, l'auteure a fait un triangle amoureux avec d'une part le beau rebelle qui met Carrie dans le doute et d'autre le gentil garçon attentionné rêve de tous les parents. Un peu cliché là par contre.

Dans sa narration, Carrie passe du présent à un flash-back et je ne sais pas si c'est à cause de la VO mais je me suis retrouvé largué quelques fois.

En résumé : Si vous aimez Sex and the City, je ne pourrais absolument pas vous dire si vous aimerez ce livre même si je me doute que c'est très adolescent et comme dans l'interview de l'auteure à la fin, ce livre est adapté pour les ados de 14 ans. Donc si vous aimez les séries américaines ou Bridget Jones je vous le conseille, j'ai passé un très bon moment et si la suite, Summer and the City ressemble au premier tome, j'ai bien envie de le découvrir.   

Note : 4/5


vendredi 7 juin 2013

Livre numéro 38 : The Cahill Witch Chronicles 1/ Born Wicked (Soeurs Sorcières). Jessica Spotswood.

Auteure : Jessica Spotswood
Edité chez : Penguin collection Speak (édition VO)
Paru en France sous le titre Sœurs Sorcières chez Nathan
Résumé : Cate, Maura et Tess vivent dans une Angleterre imaginaire de début du XXè siècle. À 17 ans, les femmes doivent normalement choisir entre se marier et rejoindre les ordres. Mais en plus d'être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu'un le découvre, les Frères les enverront à l'asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres.
Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses sœurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s'accélère : son ami d'enfance la demande en mariage, alors qu'un autre jeune homme fait chavirer son cœur. Et bientôt, Cate doit se rendre à l'évidence : malgré tout ses efforts, le danger se referme sur elle et ses sœurs comme un étau...


Avis :

 

En parcourant le blog Secret Forbidden World, je suis tombé sur ce livre et comme j'avais lu son article sur la lecture en VO ainsi que des sites où on peut en commander. J'ai décidé d'acheter Born Wicked.

Commencé en Février puis mit en pause, j'ai profité de la récente sortie VF pour m'y remettre. En relisant le début, je me suis rendu compte que la première fois je n'avais rien compris !

L'histoire prend pas mal de temps à commencer. Les 100-120 premières pages sont longues. Après ça va mieux, on découvre enfin ce que le résumé VO nous promettait : un mystère. Jusqu'à la page 300 j'étais captivé mais j'ai déploré un petit relâchement en fin de livre. Peut-être que je suis sorti du bain. Je ne sais pas. La fin m'a laissé un goût un peu amer mais comme le second tome est du point de vue de Maura et que je me demande bien ce que ça va donner... 

Pour le contenu : j'ai trouvé la société où vivent ces trois sœurs très étranges. On retourne au Moyen-Âge avec les sorcières qui se font brûler le mot "Lord" qu'on retrouve très souvent. Les Frères "Brotherhood" en VO qui ont le plein pouvoir alors que tout se passe au début du 20ème siècle. J'en ai même conclu que Chattham, la ville en question, était une secte mais mon avis n'engage que moi.

Après il y avait beaucoup trop de personnages pour moi, lorsqu'on passe à la partie des révélations, il y a des personnages dont on oublie facilement le nom et l'existence qui s'avèrent important et à la fin j'étais perdu. D'ailleurs Chattham est la ville la plus étrange qui soit, je ne veux pas Spoiler mais entre les Sœurs je suppose en VF "Sisterhood" en VO et les Frères, c'est le jour et la nuit.

J'ai trouvé ça dommage que l'auteure n'ait pas terminé la prophétie mise en place (A moins que si mais vu que, des fois j'ai des bugs et que je lis sans réfléchir, quelqu'un pourrait me dire ?) et on part sur un coup de théâtre vers la fin pour nous faire demander ce qu'il se passe ensuite. J'ai bien aimé comment l'auteure a mit un point au récit de Cate (Attention, je ne dis pas que j'aime la fin mais on a le droit à un "ayé fini" pour laisser place à Maura)

Au niveau de l'histoire d'amour, il n'y a vraiment rien de bien spécial. Comme dans certaines sociétés, mariage de cœur contre mariage de raison. Paul qui m'a paru fade et Finn qui m'a un peu rendu perplexe (Lorsqu'il apprend que Cate est une sorcière, il lui demande sa main et rejoint les Frères qui sont contre les sorcières en même temps *Non mais allô*). La fin nous surprend tout de même sauf qu'au fond c'est un peu ce que nous répète Cate tout au long du livre. Je vous laisse découvrir quoi.

Les personnages de ce livre ne m'ont pas marqués, peut-être est-ce parce qu'il y a des éléments qui m'ont échappés mais il y a juste Tess que j'ai envie de découvrir plus. Au début, j'étais intrigué par Maura mais elle me paraissait trop cliché sauf qu'il faut la comprendre. Elle est amoureuse.

Pour un livre qui parle de sorcières, il doit y avoir 20 sorts en tout et pour tout dans ce roman. Pas étonnant que leur père n'ait jamais su que sa femme et ses trois filles aient des pouvoirs. Sérieusement ? Mec ouvre les yeux. Je ne sais pas moi, occupe-toi un peu de tes filles, c'est quand même incroyable qu'il se fasse berner depuis tant d'années.

Je crois que c'est tout. 

En résumé : Born Wicked n'est pas mal mais je ne l'ai pas trouvé super. Je l'ai trouvé un peu dur en VO mais après vous le faites comme vous le sentez hein ? L'histoire n'est pas mal mais le début trop long gâche un peu le reste. Le second tome est déjà sorti en VO donc je verrais bien. Si quelqu'un l'a déjà lu, qu'il/elle n'hésite pas à me dire si ça vaut vraiment le coup.
   
 
Note : 3.5/5 


 

mercredi 10 avril 2013

Livre numéro 23 : Torn (Cruelles). Cat Clarke.

 Auteure : Cat Clarke.
Edité chez : Quercus Book (éditeur anglo-saxon)
Parution en France chez Robert Laffont collection R sous le titre Cruelles.
Résumé :
Quatre filles.
Un secret partagé.
Une montagne de culpabilité.
Alice King, 16 ans, ne s'attend pas à des vacances de rêve lorsqu'elle part avec sa classe pour un séjour en Écosse. Mais elle n'est pas non plus préparée à la tournure cauchemardesque que vont prendre les événements...
P
as de chance, la jeune fille et sa meilleure amie Cass se retrouvent à devoir partager un chalet avec l'asociale de service, la gothique bipolaire, et la reine des pestes, Tara. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend en effet un malin plaisir à humilier les autres à longueur de journée. Mais Cass compte bien profiter de cette semaine au vert pour donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Avec l'aide de ses camarades de chambrée.
L
e vent a tourné pour la reine du lycée, ses victimes ont décidé que l'heure de la revanche a sonné...

Une ténébreuse histoire de secrets coupables,
d'amitiés troubles et de premier amour...

Avis :

 Après avoir lu le résumé très alléchant, un petit extrait sur internet et les critiques élogieuses des autres blogueurs (notamment celle-ci ). Torn me paraissait quelque chose de super glauque et pour vous la faire courte, je me suis fait tout un scénario en attendant de le recevoir dans ma boîte aux lettres et même avant de l'ouvrir.

Vous l'aurez compris, le scénario que je me suis fait était à des lieues de l'histoire. Ce n'était pas du tout ce que j'imaginais. Et j'étais un peu déçu. 

J'attendais de l'action, normal. J'attendais vraiment d'avoir un choc émotionnel et qu'à la fin je sois complètement retourné comme pour Struck By Lightning. Je m'attendais à ce qu'il y ait une fin dont je ne m'attendais pas du tout. Mais non.

En réalité, l'histoire est plus centrée sur Alice et ses émois d'adolescence. Sa relation avec Jack est le sujet qui revient le plus souvent. L'auteure n'a pas assez bien exploitée l'intrigue qu'on nous promettait. Après tout cela n'est que mon avis. Chacun pense ce qu'il veut.
Au début, c'était sympa de les voir se rapprocher et l'amour "interdit" animait ma curiosité mais au bout d'un moment, c'est bon quoi. 

Alice m'a un petit peu agacée au fil de ma lecture. Je l'ai trouvé assez antipathique. Tout lui sourit après cet incident et ça faisait un peu trop. Elle panique, certes, mais au final, elle reste cool. Du genre "c'est mal, on aura des ennuis mais je continue à faire comme si de rien n'était"
Sa relation avec Jack évoluait de façon très étrange, elle décide de faire des choses qui en général doivent se préparer, sur un coup de tête. Elle utilise ce pauvre Jack comme un jouet, en fait. Et c'est vraiment nul.
Après, si j'étais dans sa situation, j'aurais sûrement réagi de la même façon. Mais il n'empêche que la mort n'est pas qu'une mauvaise chose pour tout le monde. 

Lorsque j'ai fini ce roman, la première chose que je me suis dite c'est "tout ça pour ça ?!". Parce qu'avec le recul, on se demande vraiment à quoi servait toute cette intrigue pour en arriver là. (J'essaie de ne pas Spoiler mais si vous avez oublié d'être bêtes, vous comprendrez) C'était décevant.

Même si je dénigre beaucoup, il y a des choses que j'ai aimé (et oui, ça m'arrive !). La plume de l'auteure est très agréable et au fond l'histoire est un peu addictive car la journée en cours, je ne pensais qu'à rentrer pour savoir ce qu'il se passait ensuite.

En résumé : Torn était un Young Adult correct avec une histoire d'amour très humaine. Je m'attendais à une tirade psychologique haletante mais non. Donc n'en attendez pas trop ou comme moi vous seriez un peu déçus.
Note : 3/5