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samedi 23 novembre 2013

Livre numéro 76 : Divergente 2/Insurgent. Veronica Roth.

Auteure : Veronica Roth

Edité chez : Nathan

Résumé : Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être...


Chronique du tome 1






Avis :


 Après tout premier tome d'une saga qui démarre en fanfare, le second tome a beaucoup de chances de ne pas être à la hauteur.

Divergente 2 n'échappe pas à la règle, malheureusement.

L'histoire se passe quelques instants à peine après la fin du premier tome. Tris, qui a vécu un moment terrible, que je ne souhaite à personne (j'essaie de ne pas spoiler le tome 1 mais c'est dur) tente de recoller les morceaux en compagnie de Quatre et de son frère Caleb.
Dans ce tome, on découvre les autres factions qui forment le Chicago où vit Tris. Ainsi, les personnages se rendent chez les Fraternels puis les Sincères sans oublier les sans-faction, chacun ayant leur mode de vie et de pensée propre à leur faction. L'univers créé par Veronica Roth est construit dans les moindres détails. 
C'est fou comme le côté "guerre de religion" est apparut durant ma lecture. Je ne sais pas s'il n'y a que moi qui ait fait le parallèle entre la persécution des Juifs et celle des Altruistes mais je suis sûr que Veronica Roth s'en est inspiré.

Au niveau des personnages, je me suis moins attaché à Tris que dans le tome 1. Désormais, la fille timide a totalement disparu et elle a entièrement changé de personnalité ce qui s'explique parfaitement par ce qu'elle a subit dans le premier tome mais là elle reste assez froide par rapport aux autres. Par contre, les fans de Tobias alias Quatre sont servis, il est super bien développé et très humain. Je ne me suis pas plus attaché à lui que dans le premier tome mais le couple qu'il forme avec Tris est génial.
Je suis ravi que l'auteure n'ait pas succombé au triangle amoureux. Ce n'est vraiment pas indispensable voire pas utile. Félicitations.

La première moitié m'a déçu, à vrai dire. Elle ne manquait pas d'action mais je n'ai pas été emporté. Je suis resté trop détaché de Tris et des autres. ça m'a d'ailleurs beaucoup ralenti dans ma lecture.

L'équilibre entre l'action et les révélations était trop mal réparti à mon goût. A peine on apprend une information que l'auteure, par peur de faire retomber le suspens, met une attaque. Lorsqu'un personnage meurt, je n'ai rien ressenti parce que l'auteure ne nous laisse pas de temps pour s'attacher, c'est moins douloureux mais quand même.Les tueries de masse m'ont un peu gênés, Tris, Quatre et les Audacieux qui tirent dans la masse, ce n'est pas une mauvaise idée en soi mais je n'ai pas vraiment adhéré. Tant pis pour moi.

Par contre, dès que Tris entre chez les Érudits... bruit d'explosion. J'ai retrouvé l'atmosphère du premier volet. C'est oppressant et angoissant et... Une vraie bombe à retardement. Bravo.

La fin ne perd pas en intensité et le dernier chapitre est... Wouaw ! Je n'en revenais pas. Pfiouuuuu. J'ai super envie de voir comment va se conclure la saga. ça tombe bien parce que j'ai le tome 3 en anglais dans ma PAL et je ne compte pas trop attendre avant de le lire.

En résumé : Malgré un démarrage trop ennuyeux selon moi. La seconde moitié rattrape bien. Je vous le conseille si vous avez aimé le premier tome. J'ai hâte de lire le troisième et dernier tome. 

Note : 3.5/5 



 

dimanche 17 novembre 2013

Film numéro 69 : Snowpiercer, le Transperce-Neige


Durée : 2h 5min  

Réalisé par Bong Joon Ho
Avec Chris Evans, Octavia Spencer, Tilda Swinton...


Genre Fantastique , Drame , Science fiction
Nationalité Américain , sud-coréen , français


Synopsis :
2031. La terre n’est plus qu’une étendue gelée. Les derniers survivants sont à bord d’un train condamné à tourner autour de la terre.







Avis :

Depuis la déception qu'a été Elysium, je ne fais plus confiance aux films Post-Apocalyptiques/Dystopiques qui sortent.
Snowpiercer m'a encore plus inquiété sur l'état de ce genre qui commence à émerger au cinéma.

Bon, encore une fois les pauvres, ceux de l'arrière sont les gentils, ceux de l'avant, les riches, sont les méchants. Dans une Dystopie du point de vue des pauvres c'est normal donc si vous vous attendiez à un concept plus novateur, vous faites fausse route.

Du point de vue de l'histoire, le concept est assez intéressant. Par contre, les explications sur le train n'étaient pas suffisante à mon goût mais je comprends que dans un film qui fait déjà 2 heures, ça l'aurait encore plus allongé.
Vu que ce film est une adaptation d'un roman graphique français, je ne sais pas si on est plus éclairé quant au commencement de cette ère glacière.

On rencontre Curtis et ses compagnons, passagers de l'arrière, pauvres et maltraités par les représentants de l'ordre. 
Ils préparent doucement mais sûrement une révolte, les précédentes étant échoués, ils prennent leur temps pour ne pas faire chou blanc cette fois-ci.

Durant le film, les personnages traversent les wagons, de la queue à la tête. Mais le prix de passage est extrêmement élevé. Et puis, comme l'a fait remarqué un ami avec qui je suis allé voir le film, à l'avant on trouve des salons, une serre, des saunas, une boîte de nuit mais il n'y a aucune chambre, aucun lit. 

Un passage que j'ai beaucoup aimé était celui de l'école. Il correspondait tout à fait à une Dystopie. Ces enfants qui sont nés dans le train endoctrinés et éduqués pour aimer Wilson, le créateur du train, éduqués pour détester les passagers de l'arrière. Obéissant à une autorité qui n'est pas sans rappeler les régimes totalitaires.

A la moitié du film, je me suis demandé à quoi menait tout ça. Est-ce que tous leurs efforts et leurs sacrifices valent la seule envie d'une vie meilleure ? Après, ils savaient les risques encourus.

Je suis tombé de haut pour la fin. Je n'y ai pas trouvé de morale et puis tout ça pour ça ? J'ai été vraiment déçu.

En résumé : Snowpiercer s'annonçait bien mais lorsque je suis sorti de la salle je me suis demandé quelle utilité avait-il. Honnêtement, la fin ne rimait à rien et tout ça pour ça. C'était abusé. Néanmoins les personnages sont attachants et ce n'est pas un film de gros bras comme pour Elysium. 

Note : 2.5/5 

 

mercredi 13 novembre 2013

Livre numéro 76 : Hérétiques 1/Le mystère Isolde; Philippa Gregory;

Auteure : Philippa Gregory
Edité chez : Gallimard Jeunesse
Résumé : Rome, 1453 : Luca Vero, dix-sept ans, est arraché de son monastère par le représentant d'un Ordre mystérieux, qui agit au nom du pape. L'homme lui confie une mission cruciale : repérer dans le monde chrétien l'hérésie et la sorcellerie. Accompagné d'un serviteur drôle et dévoué, Luca se rend dans un couvent près de Rome où se passent des phénomènes étranges : les soeurs semblent frappées de folie et portent des stigmates. Tout semble accuser Isolde et sa servante maure. Les deux jeunes filles risquent le bûcher...



Avis :

Hérétiques était un roman qui m'attirait assez lorsque je l'ai reçu en partenariat avec Gallimard Jeunesse. Bien que peu attiré par le Moyen-Âge, il faut avouer que dans la littérature Jeunesse/Young Adult, on en voit peu (ou peut-être que oui mais jusque-là mis à part le faucon déniché ou Avalon High, je n'en n'ai pas vu beaucoup d'autres. N'hésitez pas à éclairer mes lanternes) alors j'étais curieux de voir ce que ce roman allait donner.

Malheureusement, il m'a fallu un long, long moment avant d'accrocher. J'ai pris une semaine environ pour en lire la moitié, les personnages ne m'avaient pas plus plu que ça, l'histoire semblait s'éterniser. Le fait qu'il n'y avait que quatre chapitres n'était pas étranger de ce manque de motivation.

Cependant, vers la fin de la mission à l'abbaye, j'ai tourné les pages de plus en vite, terminant la seconde moitié du roman en deux jours seulement.

Hérétiques est un roman très spécial, en le lisant, j'ai trouvé qu'il ressemblait à Scooby-Doo. C'est l'histoire de Luca, Freize et père Pietro, au service du pape en personne, parcourant le territoire Chrétien pour enquêter sur des mystères religieux. Bon, il n'y a pas de chien mais la résolution des mystères y ressemble beaucoup. Ainsi, leurs histoires peuvent durer à l'infini comme les mangas. En y ajoutant des intrigues secondaires qui nous donnent envie de lire la suite.

L'auteure a bien développé les personnages principaux dans le livre. Tandis que le commencement et la première mission étaient consacrés à Luca et Isolde, la seconde mission se concentrait plus sur Freize et Ishaq. Tous les quatre formant un groupe qu'on retrouverait aujourd'hui à la différence qu'eux enquêtent sur les actes d'hérésie au XV ème siècle.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Ishaq, femme dans un monde d'hommes, Maure dans un monde de chrétiens, elle n'a jamais été acceptée mais ça l'a rendu forte et courageuse. Sachant combattre, parler plusieurs langues et possédant une intelligence et une sagesse très avancées, elle ne peut que plaire.

A travers les personnages féminins, Philippa Gregory a exploré le féminisme dans une époque assez misogyne. Des questions d'héritages et d'activités sont soulevées. Isolde a eu un père laissant sa chance aux femmes et enseignant à sa fille les mêmes choses qu'à son fils, leur donnant les mêmes chance et le même avenir. Ishaq, venant du peuple Maure, a reçu des mœurs bien différentes de celles des chrétiens. 

Je me suis rendu compte que l'auteure était vraiment passionnée du Moyen-Âge, même si certains peuvent pâlir le manque de descriptions, au vu de sa bibliographie, je suis sûr qu'elle connaît cette époque sur le bout des doigts. C'est juste que dans le Young Adult, les descriptions en saouleraient plus d'un.  

En résumé : Hérétiques est un roman comme on n'en voit pas tous les jours, je classerais plus ce livre dans de la Jeunesse car ce sont des aventures dont les tomes peuvent atteindre un nombre considérable. Je vous le conseille si vous aimez le Moyen-Âge et les histoires de preux chevaliers. 

Note : 3.5/5 

 Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse : On lit plus Fort dont je suis Chroniqueur pour m'avoir fait découvrir ce roman

mardi 5 novembre 2013

Film numéro 65 : 9 mois ferme


Date de sortie 16 octobre 2013
Durée : 1h 22min
Réalisé par Albert Dupontel
Avec Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Nicolas Marié...
Genre Comédie
Nationalité Français

Synopsis :
Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...



Avis :

 

Après avoir vu Bernie de Dupontel (enfin une référence youpi!!!) j'avais peur de ce qu'allait me réserver 9 fois ferme. 

J'ai eu du mal à entrer dans l'ambiance du film mais une fois entré, l'univers loufoque du film m'a fait passer un très bon moment.

Certes, ce film contient quelques points communs avec Bernie : le personnage marginal interprété par Albert Dupontel, certaines scènes tout droit sorties d'un dessin animé de Tex Avery mais 9 mois ferme est beaucoup beaucoup moins trash. 

On y découvre Ariane Felder, juge d'instruction qui vit pour son travail, aucune vie sociale autour. Cependant, lors d'une soirée trop arrosée, Ariane va se dévergonder et six mois plus tard, la nouvelle tombe, elle est tombée enceinte.

Le film m'a un peu fait pensé à une comédie so british mélangé à un dessin animé. Le tout donnant un résultat hilarant aux personnages attachants.

Que ce soit Ariane, féministe dans l'âme et perfectionniste. Bob, qui n'a jamais eu de chance dans sa vie. L'avocat totalement, les mots me manquent. Si tout le film devait reposer sur un personnage, ce serait l'avocat, chapeau bas pour l'acteur. Le médecin légiste dégoûtant au possible. Mr De Bernard, le beauf dans toute sa splendeur, tête de turc (et c'est peu de le dire) autant pour les personnages que pour nous. 

Dans ce film, aucun détail n'est négligé. Des scénarios du crime abracadabrants à l'interprète pour mal-entendant aux infos. En faisant quelques recherches j'ai aussi vu que les noms de certains personnages n'ont pas été décidés au hasard. On ne peut s'empêcher de rire tout au long du film.

La fin m'a un peu déçu, tout s'enchaîne trop vite après tout ce qu'on avait eu avant mais que ce soit court ou long, la fin est une satisfaction en soi.

En résumé : 9 mois ferme est une comédie que je ne peux que vous conseiller, si comme moi, Bernie vous a un peu refroidi, ce film est plus soft et encore plus drôle à mon goût.  
 
Note : 4/5