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dimanche 31 mars 2013

Film numéro 18 : Sept psychopathes


RESUME :
Comédie britannique réalisée par Martin McDonagh avec Colin Farrell, Woody Harrelson, Abbie Cornish
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
DUREE : 1H50
Marty est un scénariste hollywoodien en panne d'inspiration. Confronté à l'angoisse de la page blanche, il peine à écrire son nouveau projet de film au titre prometteur : 7 PSYCHOPATHES. Son meilleur ami Billy, comédien raté et kidnappeur de chiens à ses heures, décide de l'aider en mettant sur sa route de véritables criminels. Un gangster obsédé par l'idée de retrouver son Shih Tzu adoré, un mystérieux tueur masqué, un serial-killer à la retraite et d'autres psychopathes du même acabit vont alors très vite prouver à Marty que la réalité peut largement dépasser la fiction... 

Avis :

  

A première vue, sept psychopathes est un film très WTFesque et sanglant. Mais en y réfléchissant mieux, ce film n'était pas mal. Il changeait de l'ordinaire en tout cas. Les réalisateurs réinvente le thriller en y insérant comme tueurs des personnes déséquilibrées mentalement dont on ne s'attend jamais à rien. Ils n'ont aucune logique, aucune morale et tuent parfois sans même savoir pourquoi. 

Après je ne dis pas que ce scénario relève du génie, très hémoglobineux et affreux, mauviette que je suis, j'ai dû tourner les yeux de l'écran pour certains passages très horribles. L'humour de ce film relève aussi de l'absurdité ou du gore dans ces scènes de tortures ou de meurtre. 

Marty, Le scénariste joué par Colin Farell, nous emmène dans plusieurs petites histoires de psychopathes dont certaines s'avèrent liées. Et ces psychopathes se révèlent être plus proche de Marty qu'il ne le pensait. Ce qui va l'amener dans des situations impossibles et des batailles au flingue où beaucoup perdront la vie.

La baston finale passée, Marty retrouve un enregistrement d'un de ses amis qui veut l'aider à écrire son film. Tout au long du film, un psychopathe revenait mais comme il n'existait pas vraiment, c'était dur de lui trouver une histoire et une fin. L'ami a imaginé tout une version de cette histoire de psychopathe en y insérant une vision onirique car les gens veulent rêver et une morale un peu pacifiste dans cet ensemble chaotique.

En résumé : Sept psychopathes plaira à tous les amateurs d'humour noir et ceux qui ne sont pas répugnés à la vue du sang. 
Note : 3/5 


 

samedi 30 mars 2013

Livre numéro 21 : Abandon 1. Meg Cabot.

 Auteure : Meg Cabot
Edité chez : Hachette collection Black Moon
Premier tome d'une trilogie 

Résumé : Pierce, 17 ans, n'est pas morte. Ou plutôt elle n'est plus morte. Elle est revenue d'un séjour dans l'Au-delà, où elle n'a pas rencontré de lumière blanche, mais un jeune homme, John, à peine plus âgé qu'elle. Un jeune homme qui lui a proposé de partager l'éternité à ses côtés. Pierce a refusé. Elle lui a échappé. Mais pour combien de temps ? 








Avis :

 

J'avais déjà entendu parler d'Abandon et je connaissais les livres de Meg Cabot notamment grâce au Journal d'une Princesse, lorsqu'une amie me l'a prêté. J'ai vu quelques critiques très mitigées sur la blogosphère mais je savais dans quoi je me lançais : Meg Cabot, ce n'est pas du Voltaire. Ce qui me convenait parfaitement.

 L'action était très peu présente, voire pas du tout, ou les vingt/trente dernières pages. 
En terminant le livre, on se rend compte que les 3/4 du livre ne servaient à rien. Pierce parle d'elle, sa vie d'avant, les ballades en vélo, son pendentif et les pompons, elle en parle sans arrêt. Il y a des pompons partout dans son histoire. ça en devient maladif. ça et les dix sodas/boissons caféinées qu'elle ingurgite par jour. On ne voit pas trop où ça nous mène. Peut-être nulle part parce qu'à la fin, on ne sait pas ce qu'il advient de la nuit du Cercueil, de la raison qui fait qu'Alex n'aime pas Seth. Le tome 2 que mon amie m'a prêté également ne laisse pas croire que ces mystères seront élucidés. Donc en gros, Meg Cabot nous a fait un énorme remplissage sans venir à bout de ses idées qui n'avaient l'air pas mal pourtant. Dommage. On ne comprend ainsi pas ce que font les personnages secondaires Kayla, Alex, les stéréotypes des footballers et cheerleaders. 

L'histoire a été un peu dure à suivre. Dans un chapitre Pierce passe du présent à Isla Huesos à un évènement antérieur, puis un un autre, elle revient sur le premier évènement antérieur et laisse planer un mystère et revient comme si de rien n'était au présent. Après, je ne me suis pas plus attardé que ça sur le roman. C'était juste histoire de lire un truc pas trop compliqué. 

La fin a été trop pour moi. Pierce qui a un raisonnement digne des plus grands détectives et qui trouve des choses dont on ne s'attendait pas du tout en seulement deux pages. C'est un peu se foutre de nos gueule. 300 pages pour à peine un dixième de trucs utiles quand on sait à quoi ça conduit. 

En résumé : Abandon est un livre que je n'ai ni aimé ni détesté, je lirais la suite car je l'ai sous la main mais j'ai trouvé l'ensemble sans consistance mais je ne me suis jamais ennuyé pendant ma lecture. Je le conseille aux fans de Meg Cabot et je le déconseille aux autres qui s'attendent à de l'action ou quelque chose de spécial.

Note : 2.5/5




lundi 25 mars 2013

C'est lundi que lisez-vous ? 1




Bonjour à tous et bienvenus pour mon premier C'est lundi, que lisez-vous du blog.

Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un rendez-vous hebdomadaire où je parle de mes lectures de la semaine passée, ma/mes lectures présentes et ma/mes lectures futures.


Passé :


Depuis lundi dernier je n'ai pas énormément lu (reprise de la rentrée après 2 semaines de glandage totale = fatigue + flemme aigüe)  mais j'ai fini un livre. Il s'agit de Six jours pour (sur)vivre de Philip Webb édité chez La Martinière jeunesse. Ma critique ici. 
En quelques mots, ça a été une déception. Je ne m'attendais pas à ce truc de science fiction/ space opéra avec des trucs durs à comprendre mais qui ne servaient pas à grand chose (en même temps, je n'avais pas trop envie de réfléchir et c'est mal tombé). Bref. Ce livre ne m'a pas du tout plu.

Présent :


En ce moment je lis Abandon 1/ Abandon de Meg Cabot édité chez Hachette collection Black Moon. Emprunt auprès d'une amie. Je l'ai commencé avant de faire cet article et malgré les passages du passé au présent, des scènes d'actions à une description de sa famille. En gros, on s'y perd facilement. Mais c'est Meg Cabot (auteure du journal d'une princesse), ça se laisse lire et j'écoute Florence & the Machine donc je ne m'énerve pas trop si je ne comprend pas. Je pense que dans le courant de la semaine, il sera fini.

Futur :


Après Abandon, je ne sais pas du tout ce que je vais lire. Les livres de ma PAL ne me disent absolument pas mais si je devais choisir, je prendrais Une Place à Prendre de JK Rowling.
 



Voilà voilà. J'espère que vous avez eu de belles lectures et à lundi prochain pour savoir ce que je lirais finalement. 

vendredi 22 mars 2013

Livre numéro 20 : Six jours pour (sur)vivre. Philip Webb.

Auteur : Philip Webb
Edité chez : La martinière Jeunesse
Résumé :
Dans un Londres post-apocalyptique, quatre adolescents partent en quête d'une mystérieuse relique très puissante, sur laquelle repose l'avenir de l'humanité. Ils ont six jours pour combattre les forces du mal...











Avis :

 

Six jours pour (sur)vivre m'avait l'air vraiment pas mal. Le résumé était sympa et m'intriguait. Malheureusement, ça a été une énorme déception. 
J'ai trouvé l'histoire sans intérêts, molle, les personnages sont très plats pour moi. 
L'histoire suit quatre adolescents : Cass, son petit frère Willbur, Peyto et Erin. Cass et Willbur ont toujours vécus dans les décombres de Londres après une guerre qui a ravagé la planète, ils sont, comme la majorité des habitants, des Excaveurs. Ceux qui détruisent les vestiges d'avant la guerre afin de trouver "l'artefact", un objet précieux qui n'a jamais été vu par quiconque. Les recherches sont vaines depuis bien des années, le grand-père de Cass et Willbur ne l'a jamais vu en cinquante ans d'Excave. 
Sur leur route, ils croiseront Peyto et Erin, frère et sœur qui viennent d'on-ne-sait-où. L'artefact que cherche les Excaveurs est en réalité un "farfaleur", un médaillon qui appartient à des personnes bien spéciales vivants dans un vaisseau spatial, cryogénisés. Ils doivent retrouver le farfaleur pour réparer leur vaisseau qui est fait de tissus humains.

Voilà ce que j'ai compris. Si vous n'avez pas suivi jusque là, vous serez perdu dans cette histoire de science-fiction que j'ai trouvée impossible à comprendre. J'étais largué 80% du temps et je ne faisais que lire des mots sans en chercher le sens. 

Outre l'histoire, les personnages ont été vraiment très ennuyeux pour moi. Cass est une pâle copie de Katniss Everdeen, qui soit-disant ne sait pas lire et passe sa journée à faire un travail de péquenots, mais qui a un vocabulaire très approfondi et de superbes tournures de phrases. Par rapport à Saba, ange de la mort, la crédibilité est vraiment inexistante.
Les autres personnages aussi étaient dans ce genre. On se demande vraiment à quoi sert Erin, c'est la nana qui n'est jamais d'accord et qui passe son temps à exprimer son opposition sans rien apporter à l'histoire.
La pseudo romance entre Peyto et Cass m'a laissé de marbre et je trouvais le temps long.

En résumé : Six jours pour (sur)vivre m'a convaincu que les sf qui se passent dans l'espace ne sont pas pour moi. J'ai trouvé l'ensemble très plat et ennuyeux.       

 

Note : 1/5


mercredi 20 mars 2013

Film numéro 17 : Amitiés Sincères

RESUME :
Comédie dramatique française réalisée par
Stephan Archinard, François Prévôt-Leygonie avec Jean-Hugues Anglade, Gérard Lanvin, Wladimir Yordanoff

DUREE : 1H44
Walter Orsini aime faire des grands gestes et parler fort, un peu. Il aime la pêche, la cuisine et les bons vins, beaucoup. Il aime Paul et Jacques, ses amis d'une vie, passionnément. Il aime surtout Clémence, sa fille de 20 ans, à la folie. Mais il n'aime pas le mensonge, mais alors pas du tout. "Dans la vie, on se dit tout" voilà ce qu'il déclare à qui veut l'entendre et même aux autres... Mais il est bien seul à respecter ce principe. Aussi, comment Walter, le fort en gueule, va-t'il réagir quand il découvrira que ceux qu'il aime tant lui mentent effrontément? 


Avis :

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la promotion de ce film n'était quand même pas mal. On en parlait dans les émissions, on pouvait voir des interviews dans les journaux, il y a eu une "grande" avant-première et le film sponsorisait même des programmes télés. A l'américaine, quoi. Pourtant, j'ai trouvé que ce film était bien français.

L'humour subtil dû aux comiques de situation est quelque chose que je vois rarement dans le cinéma Hollywoodien, ces moments de quiproquo/ de gaffes sont plus présents dans le cinéma français pour moi. 
D'ailleurs, les concours de circonstances dans ce film sont un peu énormes pour moi. 

Mon premier avis est que j'ai bien aimé ce film, il était très divertissant, amusant et qui pousse à réfléchir. Le personnage de Walter est une figure courante dans nos vies et qui pousse à réfléchir. Cette tête de mule qui croit vivre dans le meilleur des mondes mais qui se rend compte que ce n'est pas le cas. Il se dit trompé sauf que c'est lui qui ne veut pas accepter la vérité. La scène où il rend visite à son père au cimetière est le plus bel exemple de cette mauvaise fois qui le ronge et dont il ne remarque rien. 
Les acteurs sont également tous très bons, ils jouent vraiment bien. Zabou Breitman est vraiment très douée, je l'ai vue dans No et moi où elle joue la mère dépressive qui reprend goût à la vie, dans ce film-ci, elle joue l'ex-femme qui est partie chassée par son mari qui ne voulait rien entendre et rien comprendre. Elle est vraiment très posée et plus mature que son ex. Vous aurez compris, ces deux rôles sont vraiment très différents mais elle les interprète très bien.

L'humour et le casting passé, si on analyse le reste. C'est très bancale. Le scénario est assez moyen. Je ne vois vraiment pas ce qui pourrait justifier 1h45, je ne l'ai pas remarqué lorsque j'étais en train de le regarder mais en y repensant, il n'y avait rien de bien intéressant jusqu'aux dernières quinze minutes du film. On les voit déjeuner à la librairie, Walter se plaint du retard de Léon, ils ouvrent des bouteilles de vins, ils vont à l'île de Ré, la librairie, le vin, la garçonnière, le restaurant, la librairie, le vin. Vous l'aurez compris, ce n'est pas très palpitant. On est au courant des secrets au début et il faut attendre les quinze dernières minutes pour que Walter le sache et qu'on lui dise ses quatre vérités. Rien de très captivant.

Les amours de ce film ont été un petit peu trop romancées à mon goût. Je n'y connais que très peu de chose mais ça ne doit pas arriver très souvent dans la vraie vie. Entre le quinquagénaire qui réussi à tomber amoureux et sérieusement, comme ça en un baiser, c'est un peu trop. Je m'attendais à un peu de vérité, il serait retourné avec sa femme. Je ne suis pas sûr que dans ces situations, le mec plaque tout pour les yeux d'une jeunette. Il faut être réaliste, ce n'est qu'une passade et pas l'amour d'une vie, surtout que les personnages n'ont vraiment rien en commun et la fille, c'est juste un fantasme de gamine. Enfin bon. Ce n'est pas très clair tout ça. Je n'y crois pas une seconde.
Jacques aussi c'était quelque chose. Je ne sais pas à quelle vitesse il s'emballe mais de là à ce qu'après trente ans et une goujaterie de la pire espèce, il soit encore amoureux de cette personne... Surtout que leur histoire n'a pas fait long feu non plus. Encore qu'il soit devenu moine ou pasteur, passe encore. Mais qu'il soit encore amoureux, c'est trop. A ce point là, ce n'est plus du masochisme mais du suicide. 

En résumé : Amitié Sincères est une bonne comédie française à condition de ne pas trop réfléchir. Si vous analysez, le charme tombera et vous serez déçus. 
Note : 3/5

dimanche 17 mars 2013

Film numéro 16 : Le monde fantastique d'Oz

Durée : 2h7
Réalisé par Sam Raimi
Avec James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz
Genre : Aventure , Fantastique , Action
Nationalité : Américain

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Theodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

Avis :


Le magicien d'oz est un film Disney comme  je les aime. Comme  le Alice au pays des merveilles de Tim Burton, c'est un merveilleux mélange entre acteurs et effets spéciaux. Ce film était époustouflant. Quoiqu'il ne soit pas sans rappeler l'autre Disney mentionné plus haut je trouve. Après, l'ambiance n'est pas du tout la même. Lorsque l'on voit pour la première fois le monde fantastique d'Oz, on est émerveillés alors que le monde d'Alice aux pays des merveilles est plus sombre que beau. 

Le début de l'histoire est en noir et blanc, on suit Oscar qui est magicien dans un cirque itinérant au début du XX e siècle, c'est un séducteur invétéré, un escroc pas tenté, un sale type si vous préférez. Après avoir séduit une énième femme, le mari de celle-ci, un des gars baraqués du cirque, ce dernier veut faire la peau à Oscar. Pour échapper à cette brute, Oz de son surnom s'échappe à travers une montgolfière d'un de ses collègues. Malheureusement une tornade l'emporte et il se retrouve dans un endroit mystérieux. À ce moment-là le film passe en couleur.

La montgolfière passe par des montagnes majestueuses et s'échoue dans une rivière à la végétation somptueuse. Tout est si beau. 

A son arrivée, il rencontre Theodora, une gentille sorcière. Celle-ci est bien différente du stéréotype, elle est même magnifique. Un nouveau cœur à saisir pour Oz, il saute sur l'occasion, fait son baratin et l'emballe. Mais Theodora qui n'a jamais été aimé auparavant tombe vraiment amoureuse. 
Non seulement, il séduit Théodora mais il se fait passer pour le Grand Magicien de la prophétie. Celui qui sera là pour sauver le royaume d'Oz de la méchante sorcière alors que celui-ci n'est qu'un prestidigitateur avec ses colombes et ses manches truquées. 
Traîné dans la cité d'émeraude, Oz fait la connaissance d'Evanora, la sœur de Théodora tout aussi jolie. Est offert au magicien le trône du pays d'Oz et la fortune royale. Une gigantesque montagne d'or. Cependant, avant d'accéder au rang de roi, il devra vaincre la méchante sorcière. 
Il se met en route avec un singe ailé comme partenaire et rajoute une petite fille de porcelaine dans son équipe. 
Arrivée à l'antre de la "méchante sorcière", ils se rendent compte que celle-ci est la gentille et que la vraie méchante est Evanora. 
Pour vaincre Evanora, Oz va encore se faire passer pour le magicien tant attendu et va diriger la ville de . Sauf que la tâche sera plus dure que prévue. Oz décide d'apprendre ses tours de passe-passe.
Pendant ce temps, Evanora convainc sa sœur de rejoindre sa cause en lui faisant comprendre que celui qu'elle aime n'est qu'un séducteur de pacotille. C'est le cœur brisé que Théodora se transforme en sorcière hideuse sans cœur. 

Ce film nous apprend que même si on est un pauvre type sans grande morale comme Oz au début du film, il est possible de se repentir et de faire quelque chose de bien. 

En résumé : Le monde fantastique d'Oz est un super film très agréable à regarder et que plus jeunes comme plus vieux pourront apprécier. Si vous avez aimé Alice au pays des merveilles de Tim Burton et l'imaginarium du docteur Parnassus, il n'y a aucune raison pour ne pas aimer ce film. 

 

Note : 4.75/5

vendredi 15 mars 2013

Livre numéro 19 : Running Man. Stephen King.

Auteur : Stephen King écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman
Edité chez : Le livre de Poche.
Résumé :  Premier quart du XXIe siècle. La dictature s'est installée aux 
États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c'est " La Grande Traque ". Ben Richards, un homme qui n'a plus rien à perdre, décide de s'engager dans la compétition mortelle. Pendant trente jours il devra fuir les redoutables " chasseurs " lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation. Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards... Dans ce livre terrifiant, le maître incontesté du suspense, le grand écrivain américain Stephen King, alias Richard Bachman, nous fait vivre cette diabolique course contre la mort sans nous laisser un instant de répit. Fascinant. 

Avis :

 Commencé le 15/03 Terminé le 15/03

Imaginez-vous vivre dans le monde décrit par Stephen King dans dix ou quinze ans
Des quartiers dévastés et pollués au possible partout. Une population touchée par la pauvreté. L'accès aux bibliothèques est réservée aux plus riches seulement. Achetez des livres ? Quelle idée saugrenue ! Le salaire que vous touchez vous permet d'acheter des pilules nutritives au maximum. Le travail que vous faites est dans un lieu très exposé aux radiations dans le meilleur des cas. Dans le pire, surtout pour les femmes, celles-ci sont obligées de se prostituer pour survivre. Enfin, survivre est un grand mot, les clients louches qui est votre seule clientèle vous refilent des M.S.T. S'il vous reste de l'argent, vous pouvez acheter de la drogue pour échapper à cette misère quelques temps. Vous commencez à avoir de plus en plus de difficultés à respirer et autour de vous, des personnes meurent "d'asthme" selon les médecins. Tout cela recommence chaque jour.
Dans votre deux pièces miteux, entre les meubles complètement rongés par les parasites et la chambre commune où votre enfant tousse à cracher ses poumons. Sans que vous pouviez faire grand chose. Si ce n'est économiser et se serrer la ceinture pour acheter un peu de médicament afin de le soulager quelques temps, se trouve un Libertel, une télévision que le Gouvernement a offert à chaque foyer qui diffuse des programmes en continu. Qu'est-ce que vous faites ? Vous regardez le Libertel pour espérer sortir de votre vie abominable. Quoi de mieux pour se remonter le moral que de voir des personnes lâchées dans un bassin de crocodiles ou des cardiaques accrochés à un moulin qui est près à accélerer à chaque mauvaise réponse aux questions posées par l'animateur. Toutes ces personnes tentant de gagner de l'argent pour chaque minute à tenir dans ces jeux. Quel plaisir de voir des personnes aussi débiles prêtes à renoncer à leur dignité et certaines parties de leurs corps ! C'est très drôle et rassurant jusqu'au jour où, après des années de chômage, une vie peu recommandable et une fille de 18 mois atteinte d'une pneumonie sans argent pour la soigner, la seule solution est de participer à une de ces émissions.

C'est le cas de Ben Richards, notre protagoniste qui traverse les rues de sa ville dévastée par la pollution, la pauvreté et les délinquants afin de se rendre à la société de production de ces jeux.
Après une batterie de tests médicaux, psychologiques et ceux qu'on trouve dans les écoles, Richards est retenu parmi la foule de prétendants présents lorsque Richards a pénétré les locaux de la société. Ses résultats aux tests et une enquête sur son passé l'ont conduis au jeu de "La Grande Traque". Le principe est simple. Le concurrent en lice doit survivre des Chasseurs à ses trousses, les Chasseurs doivent tuer le concurrent. Le concurrent touche cent dollars par heure de cavale. Sa traque s'arrête au bout de trente jours et le concurrent touche un milliard de dollars. Mais personne jusque-là n'a réussi à tenir les trente jours.
  Le jeu se passe dans tous les Etats-Unis, ainsi, lorsque l'émission commence, une image du concurrent est diffusée à travers tous les Libertels, ainsi si les téléspectateurs remarquent un concurrent, ils peuvent appeler la société et leur fournir le renseignement, ils toucheront cent dollars, mille si la piste permet aux Chasseurs de tuer le concurrent. 
C'est une idée révoltante ? Dégradante ? Animale ? Cruelle ? Sachez que La Grande Traque est le programme le plus suivi de la société.

          Running Man a été très surprenant, très haletant, très facile à lire. Le concept est vraiment bien recherché, le fait que le jeu de chasse à l'Homme ne se passe pas dans une arène coupée du monde comme Hunger Games ou les combats de gladiateurs de l'Antiquité mais dans tous les Etats-Unis est très originale. Ainsi, le concurrent doit faire preuve d'une ingéniosité superbe pour survivre. Ou sinon, il est complètement désespéré/fou et se jette à corps perdu dans la foule qui va le livrer. Richards est dans la première catégorie, il doit gagner de l'argent pour venir à aide à sa famille, surtout sa fille Cathy. Aussi, mieux vaut ne pas faire n'importe quoi
Il rivalise de plans pour traverser les Etats-Unis sans se faire repérer par la population ne voulant qu'une chose : sa chute
Ainsi, avec un peu d'argent, il utilise toutes les combines possibles : déguisement, fausses-identités, circulation dans les quatre coins des Etats-Unis... 
Dans son périple, il rencontre Stacey (un garçon) et son grand-frère Bradley, des noirs de Boston qui sont dans la même classe sociale que Richards. Bradley, qui vole des livres à la bibliothèque, explique à Richards, qui se planque chez eux, que l'air est tellement pollué qu'il provoque des maladies aux personnes qui le respirent. D'ailleurs, la petite soeur de Stacey et Bradley est atteinte d'un cancer des poumons à seulement cinq ans. Le Gouvernement a inventé un filtre nasal qui est censé immuniser son propriétaire de la pollution de l'air. Mais le filtre nasal a un prix très élevé et seuls les riches peuvent en bénéficier.
Richards va profiter de son succès médiatique pour faire circuler un message de propagande grâce aux enregistrements qu'il doit envoyer quotidiennement aux studios. Bien sûr, les studios truquent ces enregistrements pour faire monter la haine des téléspectateurs envers Richards. 

Ce livre a été une dystopie comme je les aime. Sombre avec un message : les médias de masse détournent la population de problèmes plus graves. La vie est devenue si insupportable que le Libertel est devenu la seule source de "bonheur" des personnes. Elles sont si désespérées qu'elles seraient prêtes à se battre contre des crocodiles ou dénoncer quelqu'un pour le mener dans le couloir de la mort afin de gagner quelques sous. Ainsi, le Gouvernement est sûr de maîtriser sa population pour éviter les révoltes.

J'ai eu l'occasion de lire deux autres histoires qui traitaient le sujet de la télé-réalité qui diffuse des programmes "barbares" et déshumanisant. Hunger Games qu'on ne présente plus et Acide Sulfurique qui se passe dans un camp de concentration. Les trois sont très intéressants et font réfléchir à leur façon. Acide Sulfurique est celui qui se concentre plus sur l'envers du décor, la production de ces programmes, il fait plus mention d'audimat, de nouvelles idées, c'est celui qui est le plus explicite sur le côté marketing de la télé-réalité mentionnée. Hunger Games est le plus centré sur la terreur et Running Man est le plus explicite sur la lobotomie que la télévision inflige. Chacun présente un point très intéressant sur la société et la dégradation de nos programmes, mêlme aujourd'hui. Je pense bien sûr à ça, vous l'aurez deviné :

Après ce genre de "démonstration d'intelligence", il n'est pas incongru d'envisager le programme dont on a eu droit dans Running Man, Hunger Games ou encore Acide Sulfurique.

La seule chose que je reproche à Stephen King c'est d'avoir été si pessimiste sur notre évolution. L'an 2030 pour lui est très similaire aux années qui ont précédés la première parution du livre, à savoir 1982, c'est-à-dire que les femmes n'ont pas changé de statut social, ce sont les ménagères et éducatrices des enfants, les homosexuels sont encore des rebuts de la société. Il y a les voitures qui marchent à l'air comprimés apportent du futurisme mais selon Stephen King, en 2030, le monde ne fait que se dégrader sans grandes améliorations. Le pilote automatique est de la technologie de pointe que personne n'a déjà vu. ça m'a fait sourire de voir que la caméra la plus high-tech du livre pèse trois kilos et marche avec des cassettes. 


En résumé : Si vous avez aimé Hunger Games (ou plutôt Battle Royale car la fin est vraiment très peu adaptée à un public sensible) ou si vous aimez les dystopies qui renvoient un message moralisateur et très critique de notre société. Running Man est parfait. Il est vraiment très facile à lire, il m'a fallut quelques heures pour en venir à bout. Comme Stephen King a dit pour Hunger Games "On n'arrive pas à lâcher ce livre". Le suspense est vraiment prenant. Moins que nos fameux jeux de la faim mais prenant quand même. Le maître du suspense a préparé une fin plus que surprenante et qui n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. J'ai été sur le cul.         

Note : 4.5/5