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dimanche 20 avril 2014

Dans l'ombre de Mary

Durée : 2h05min
Réalisé par John Lee Hancock
Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Ruth Wilson ...
Genre : Biopic
Nationalité : Américain , britannique
Synopsis :

Inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire extraordinaire et méconnue de la création du film Mary Poppins. C’est aussi l’histoire de la relation houleuse qu’entretinrent le légendaire Walt Disney et l’auteure P.L. Travers, une relation si tendue que le film faillit bien ne jamais voir le jour…







Avis :


Dans l'ombre de Mary est un film dans lequel je n'ai trouvé qu'un défaut et ce défaut est minime : il y a un petit peu trop de lumière pour moi ! C'est tout ce que j'ai de négatif à dire à son sujet.

Tom Hanks et Emma Thompson sont fantastiques tout autant que les autres acteurs. Je ne connaissais pas PL Travers et Walt Disney personnellement donc je ne serais pas capable de vous dire s'ils ont bien été repris mais ils m'ont parus humains et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire à de vrais personnes.

Bon, si un biopic est fidèle (je ne connaissais absolument pas l'histoire que ce film raconte), le scénario n'est pas forcément très dur à réaliser mais franchement, toute cette histoire est extraordinaire. 

Le film ne suit pas d'ordre chronologique particulier et alterne le présent au moment de l'action et des flash-back sur une famille d'origine britannique installée en Australie du début du XXe siècle. La manière dont les scènes s'enchaînaient était très intéressante, tout d'abord pour la transition et ensuite, certaines réactions de PL Travers trouvent une explication un peu plus loin.

PL Travers est un personnage complexe et attachant, de prime abord, elle paraît très froide et peu chaleureuse (même si certaines de ses répliques sont excellentes), plus on avance dans le film, plus elle s'ouvre et on comprend les raisons qui la rendent si pointilleuse sur l'adaptation de son film.

J'ai adoré Ralph (son chauffeur) et la relation qu'ils partageaient. Un peu comme Levi de Fangirl (références à revoir, je sais), c'est la bonté personnifié et son parcours personnel ne fait pas de lui un personnage comme on n'en voit que dans les dessins animés.

Je ne sais trop quoi penser de Walt Disney. Tout d'abord il m'a paru trop gentil dans le film, c'est un PDG d'une entreprise énorme. Mais en lisant sa biographie, on apprend que c'est un homme simple parti de peu et dont faire des films est le principal objectif donc je ne trouve pas son air enjoué familial faux.

Si vous ne le saviez pas encore, j'adore les films vintages, j'entends par là des films récents qui se déroulent dans une époque passée, le XXe en particulier. Là encore, la décoration et les costumes sont géniaux. C'est un travail difficile, il faut passer tout en revu pour éviter les anachronismes (et non, on ne s'en fout pas) mais faire revivre une époque est une superbe prouesse.

Le film est assez émouvant, je ne peux le nier, mais il n'est pas arrache-larme et le but n'est pas d'éprouver de la pitié pour PL Travers mais d'expliquer ce qui l'a rendu ainsi. 

En résumé : Dans l'ombre de Mary est un film que je vous conseille si vous aimez les Disney et/ou les films vintage. Le duo Tom Hanks/Emma Thompson est très intéressant et je vous invite à aller le découvrir.

Note : 4.5/5 

   

mercredi 19 mars 2014

Livre numéro 100 : L'élégance du hérisson + Avis sur le film

 Auteure : Muriel Barbery
Edité chez : Gallimard
Résumé : 
 
" Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "


Avis :


L'élégance du hérisson est un roman que l'on aime ou que l'on déteste. Pour ma part je l'ai bien aimé.

Notre avis sur ce roman se base uniquement sur la façon dont on le perçoit. Certains le trouveront génial et d'une grande sagesse tandis que d'autres n'y verront qu'un étalage de culture et de la prétention de l'auteure. Il faut s'attendre à trouver un vocabulaire soutenu et une érudition qui n'est pas du goût de tout le monde.

Les deux personnages principaux que l'on rencontre sont bien singuliers et c'est par cette singularité que toute l'atmosphère du livre va se jouer.

J'ai beaucoup aimé ces deux personnages. J'ai préféré Paloma à laquelle je m'identifiais le mieux. Chacune a une vision du monde particulière et enrichissante pour le lecteur. L'une est concierge, l'autre collégienne mais toute deux dont très intelligentes et un peu pessimiste sur la race humaine. En tant que pessimiste notoire, je ne pouvais qu'être d'accord avec leurs commentaires sur la société. 

Avec Renée et Paloma s'ajoutent deux autres merveilleux personnages : Kakuro Ozu et Manuela. Tous les deux ont un cœur énorme et relèvent Renée d'une façon si altruiste. Comparé à tous les "hypocrites" de l'immeuble comme les décrit la concierge, c'est beau de voir des personnes si dévouées et désintéressées par-dessus tout. 

Les passages où Renée narre utilisent plus de vocabulaire précis (= qui vont vous faire aller chercher la définition) que Paloma et ces emplois fréquents en ont agacé plus d'un mais ils m'ont paru utiles. Si l'auteure qui, via Renée et Paloma montre son grand savoir et enrichit nos esprit de vocabulaire, pourquoi être agacé ?  (Mais c'est vrai, caser superfétatoire ou wabi dans une conversation courante n'est pas chose aisée)

Bon, je reconnais que je suis très vite passé sur certains passages mais je suis sûr qu'en s'y attardant un peu plus, ils doivent être superbes. Je pense que si j'avais pris mon temps pour découvrir ce roman, j'en serais ressorti beaucoup plus marqué que maintenant. Mais ainsi va le monde, trop rapide pour s'attarder sur les éléments, si intéressants soient-ils vous ne trouvez pas ?

En ce qui concerne l'histoire, le statu-quo est assez long. On découvre pendant une centaine de pages Renée et Paloma vivant leur vie chacune de son côté sans s'être jamais adressé la parole. Puis, Kakuro Ozu, un Japonais (sans blague ?) arrive et cette routine va se retrouver chamboulé, surtout pour Renée.

La relation entre Renée et Kakuro était très belle. La réunion de ces deux êtres que tout oppose et qui va changer Renée à tout les points de vue vaut le détour. Par l'intermédiaire de Kakuro et Paloma, le lecteur découvre la culture japonaise comme il a eu peu l'occasion de la découvrir. On sent cette timidité et cette maîtrise de soi en Kakuro et ces valeurs ressortent lors de ses rendez-vous avez Renée. Quand on sait toutes les étapes qu'a traversé la concierge, cet homme est tout à fait ce qu'il lui fallait, ce qu'elle a mérité après tant de labeur.
Ce que j'ai apprécié dans cette relation, contrairement à d'autres romans, c'est que Renée ne change pas du tout au tout en à peine une semaine. Elle reste distante et peu sûre d'elle comme elle le fut avant et ne va pas tout changer spontanément parce qu'elle est amoureuse. 

La fin... Comment vous dire ? La fin est ignoble, horripilante. Comme dans la vraie vie, quand tu as l'impression que le pire est passé et que le meilleur reste à venir VLAN l'Univers arrive en rabat-joie et ça donne ce que ça a donné.

En résumé : L'élégance du hérisson est un roman très enrichissant et qui grâce à la plume de l'auteure, se dévore rapidement. Le tout porté par des personnages attachants. Mais comme énoncé au début de l'article, on adhère ou pas. J'espère que vous y adhérerez.

Note : 3.5/5


Ce n'est pas fini, il reste un avis sur l'adaptation...

Réalisatrice : Mona Achache

Productrice : Anne-Dominique Toussaint

Scénaristes : Mona Achache, Muriel Barbery

Acteurs principaux : Josiane Balasko, Garance Le Guillermic, Togo Igawa

Sorti en 2009









J'ai préféré le film au livre mais c'est peut-être parce que je l'ai vu avant de le lire mais d'autres choses entrent en jeu.

L'histoire et les personnages sont fidèles au roman mais il y a eu quelques changements qui pour moi, ont été du meilleur effet.

Les acteurs jouent tous très bien et mention spéciale à  la jeune Garance Le Guillermic qui s'est merveilleusement approprié le personnage de Paloma.

Le personnage de Paloma est plus développée dans le film, j'ai l'impression. Dans le livre, ses interventions se font sous forme de "pensée profonde" ou "journal du mouvement du monde" c'est-à-dire des confessions écrites tandis que dans le film, elle se promène avec une énorme caméra donnée par son père. 

Par contre, Renée est moins développée, son passé tout du moins. Elle n'avoue qu'assez tard être veuve et je me suis plus attachée à elle dans le livre mais puisqu'elle est farouche, c'est compréhensible.

Ce qui diffère du roman et que j'ai adoré, c'est la créativité de Paloma. On la voit qui fait des dessins dans sa chambre si on n'en fait nullement mention dans le roman mais c'est tellement inventif et ça donne une belle esthétique du film.

En résumé : Honnêtement, je vous recommanderais plus le film que le livre car le rendu est le même, le film est plus court et qu'il présente des choses que j'ai préféré au roman mais je ne dis pas que le livre est inutile sauf que si vous hésitez à vous lancer, je recommande le film.

Note : 4/5

mercredi 12 mars 2014

Livre numéro 94 : It's kind of a funny story. Ned Vizzini. (VO)

Auteur : Ned Vizzini
Edité chez : Disney Hyperion (VO)
Pas de traduction en français
Résumé : Comme beaucoup d'ambitieux adolescents New-Yorkais, Craig Gilner voit son entrée au Lycée Pre-Professionnel exécutif de Manhattan (Manhattan's Executive Pre-Professional High School) comme le ticket pour son futur. Déterminé à réussir sa vie, c'est-à-dire intégrer la bonne université et avoir un bon travail, Craig étudie nuit et jour pour son examen d'entrée et il réussi. C'est à ce moment que les choses commencent à dégénérer.
Dans sa nouvelle école, Craig réalise qu'il n'est pas brillant comparé aux autres élèves, il est juste dans la moyenne et peut-être même en dessous. Il voit bientôt son futur parfait partir en fumée. Le stress devient insupportable et Craig arrête de manger et de dormir jusqu'à la nuit où il est proche de se suicider.
Ces envies suicidaires vont l'emmener dans un hôpital psychiatrique où ses nouveaux camarades sont un transsexuel nymphomane, une fille qui s'est scarifiée le visage aux ciseaux et le président auto-proclamé Armelio. C'est ici, à l'écart des pressions énormes dues à l'école et ses mais qu'il est capable de se confronter aux raisons de son anxiété.

Ned Vizzini qui a lui-même été interné dans un hôpital psychiatrique nous livre ici une histoire remarquablement émouvante sur les chemins inattendus qui mènent vers le bonheur. Pour un roman sur la dépression, c'est vraiment une drôle d'histoire.
(Traduction personnelle, merci de créditer si utilisation)


Avis :



Au moment où j'écris cette chronique, j'ai terminé le livre depuis plus de dix jours (procrastination quand tu nous tiens...) et je n'ai aucune excuse donc ne tardons plus une seconde de plus.

It's Kind of a funny story (C'est comme une drôle d'histoire en VF) est un roman qui traite d'un sujet peu abordé dans le YA : la dépression. Chez les adolescents qui plus est. Quand on sait que le suicide est la première cause de mortalité chez les adolescents, il est étonnant qu'on n'ait pas plus abordé le thème que cela.

Cependant, écrire sur la dépression chez les adolescents est pour moi quelque chose de difficile car les raisons qui poussent un adolescent à vouloir se suicider ne sont pas les mêmes qu'un adulte et ces raisons peuvent paraître irrationnelles.


L'introduction, bien qu'ayant une bonne construction (vie antérieure-entrée dans le lycée-problèmes liés au lycée) m'a paru trop longue. Bon, je ne me souviens plus ce qui m'a dérangé mais je me souviens que l'auteur expliquait un peu trop pourquoi Craig se sentait mal.

Ce que je retiendrai le plus de cette histoire ce sont les personnages.
Craig est merveilleux, il est intelligent mais vulnérable à la fois et on voit qu'il a beaucoup de choses à donner. Il fait des erreurs et s'attache aux mauvaises personnes et je reconnais que je suis un peu comme lui donc je me suis beaucoup attaché.
Noelle est fantastique elle aussi, la relation qu'elle entretient avec Craig vaut celle de Hazel et Augustus dans Nos étoiles contraires. Leur première rencontre et leurs rendez-vous étaient de supers passages. 

Je n'aime pas vraiment les psychologues mais le Dr Minerva est quelqu'un d'attentionné, à l'écoute et très avisée. Il ne devrait y avoir que des psychologues comme elle( je ne suis pas expert en psychologues donc je ne sais pas s'ils sont tous comme elle mais ça m'étonnerait).

Je serai incapable de nommer tous les internés mais c'est là qu'on voit que l'auteur connaît bien le sujet car ces personnages sont diverses et complexes comme le seraient de vraies personnes dans la même situation. Ce ne sont pas des fous qui rentrent dans des murs à longueur de journée. 
Ils paraissent normaux à l'extérieur et n'agissent pas tout le temps comme des aliénés mais il y a juste des moments où ils pètent les plombs, peu importe le moment. 
Ned Vizzini fait bien comprendre qu'avant d'être des internés, ce sont avant tout des humains et il nous apprend la tolérance à défaut de compassion. 
Et c'est une des raisons pour lesquelles j'aime lire et regarder des films : comprendre le monde qui m'entoure et la manière dont les choses sont faites. Comprendre les personnes même si je ne les apprécie pas, comprendre ce qu'elles ressentent et comment elles fonctionnent. Bien sûr je ne regarde pas que des films ou ne lit que des livres qui m'ouvrent l'esprit mais les mets (ou du moins j'essaie) plus en avant que les autres.

Après toute une histoire aussi rude, la fin m'a paru un peu trop Happy Ending (en même temps, une fin Happy Beginning ce serait dur, mais pas irréalisable). Spoiler alert que tout le monde devine: il va mieux mais (surlignez si savoir ce qu'il se passe ne vous incommode nullement) prévoir Aaron et surtout Nia dans son futur alors qu'ils font parti de la cause de sa dépression est un peu masochiste, non ?

En résumé : It's Kind of a Funny Story est un très bon roman qui, même si en VO, est assez accessible donc n'hésitez pas. Les personnages sont attachants et le tout remonte le moral. Je vous le conseille vivement.

Note : 4/5

Avis sur le film :


L'adaptation de ce film bien que très satisfaisante, ne brille pas par sa fidélité par rapport au roman. 
Cela ne m'a pas dérangé plus que ça mais certains afficionados crieraient au scandale.

Dans le film, la place qu'occupe Zach Galifianakis dans le rôle de Bobby est beaucoup plus grande que dans le roman. J'ai trouvé que Craig était beaucoup plus seul et dans ses pensées dans le roman.

Tandis que le livre se déroule dans un ordre chronologique, le film se déroule dans la période où Craig est interné avec des flash-back et ainsi, on s'attache moins à lui, on ne comprend pas forcément tout ce qu'il a traversé.

J'avais quelques appréhensions par rapport à Keir Gilchrist qui interprète Craig mais au final, il est très bien rentré dans le rôle. Emma Roberts qui joue Noelle a été excellente et leur duo est très beau. Même si Nia et Aaron sont moins présents dans l'adaptation, je les ai préféré dans celle-ci (c'est peut-être parce qu'ils sont moins présents), en particulier Nia. 
Par contre, la petite sœur de Craig a presque disparu, l'actrice a dit deux ou trois phrases pendant tout le film alors que dans le livre, elle est adorable et plein de sagesse. C'était dommage.

Au final, quelque soient les performances des acteurs ou la fidélité au roman, le film a le même esprit que le livre et c'est le plus important, non ? 

En résumé : Une drôle d'histoire est un bon film qui fait passer un bon moment, les personnages sont assez bien repris mais certains moins attachants que dans le roman. A ce jour, c'est le seul des deux qui soit traduit en français donc, pour certains, choisir entre le livre et le film ne sera pas un choix compliqué.

Note : 3.5/5


J'ai appris en lisant la biographie de l'auteur que ce dernier s'est suicidé en décembre dernier suite à une dépression. Ce roman est justement à propos de la dépression et le fait d'aller mieux. C'est dommage qu'après plusieurs séjours en hôpital ça n'ait pas fonctionné. 

https://twitter.com/PrettySkully/status/442010795715883008/photo/1

 

lundi 3 février 2014

Thématique numéro 1 : Un livre, un film

     Pour donner un côté plus original à mon blog, j'ai eu l'idée de faire des thématiques. C'est-à-dire que pendant une période définie (ou non), les livres et/ou films que je lirais ou verrais auront un lien plus ou moins visible.

    Je serais ravi que vous me joigniez lors de ces périodes thématiques si le cœur vous en dit. N'hésitez pas à me souffler quelques idées pour les thématiques à venir. Je suis ouvert à toutes propositions.

    En Février, j'ai eu l'idée de lire des livres qui ont été adaptés en film et donc de voir les adaptations puis de partager mes ressentis dans un article. 

     Un mois (surtout celui de Février) s'avère être trop court donc je propose d'étendre la période jusqu'au 1er Mai.
Les règles s'arrêtent ici, je propose tout simplement de lire des livres adaptés en film, peu importe le genre, peu importe l'auteur ou la nationalité. Ainsi, le choix est innombrable.

Voici quelques livres que je prévois de lire ce mois-ci :

Geisha. Arthur Golden. 

Qui a donné le film Mémoires d'une Geisha.















The (célébrissime) Shining. Stephen King.

Qui a donné The (encore plus célébrissime) film de Stanley Kubrick.














Harry Potter 1/and the sorcerer's stone. JK Rowling.
Le livre et le film en anglais.












Ensemble c'est tout. Anna Gavalda.















Into the wild. John Krakauer.


















Voilà quelques prévisions. N'hésitez pas à me dire si vous voulez (et allez) reprendre ce concept ainsi que les livres que vous voudriez lire. Je me fixe jusqu'en fin Avril mais sentez vous libre d'adapter cette règle comme bon vous semble. 

jeudi 26 décembre 2013

Film numéro 75 : Carrie, la vengeance

Durée : 1h 40min

Réalisé par Kimberly Peirce


Avec Chloë Grace Moretz, Julianne Moore, Judy Greer...


Genre : Epouvante-horreur , Drame
Nationalité : Américain


Synopsis :
Nouvelle adaptation du roman "Carrie" de Stephen King, dans lequel une jeune lycéenne, sur-protégée par sa mère, use des pouvoirs télékinétiques qu'elle a récemment acquis le jour où ses camarades vont trop loin.




Avis :


Bien que cela fait des mois que j'ai lu le roman, en regardant le film, beaucoup d'éléments me sont revenus en mémoire.

La mention "film d'horreur" m'a fait appréhender cette adaptation. Le film allait-il reprendre vaguement l'histoire en le mettant à la sauce américaine pour en faire un film pour ados ?
Je dis ça car pour moi, Carrie n'était pas un roman où j'ai eu spécialement peur. Certes la mère est un personnage effrayant et la scène du bal n'aurait pas sa place dans My Little Pony mais dans le fond, ce ne sont pas des explosions de sang à tout va.

Le film reste assez fidèle au livre et c'est d'ailleurs étonnant car vu la longueur du roman (à peine 260 pages) je ne voyais pas vraiment comment meubler un film d'une heure quarante mais la réalisatrice a très bien réussi sa mission. Après, il y a déjà eu des adaptations du film mais je ne les ai pas vues donc je ne peux dire si elle s'en est inspirée.

Chloë Moretz (l'actrice qui joue Carrie) ne cessera de m'impressionner rôle après rôle. De Hit-Girl, la tueuse masquée sûre d'elle et fougueuse à Carrie, une jeune fille effrayée par le monde et plus timide tu meurs, les rôles sont tout à fait différents.
A la fin du film, on voit Carrie, partagée entre la fureur et la peur, Chloë Moretz a très bien su jouer cet état d'esprit et ce n'est pas donné à tout le monde.
J'étais très étonné d'ailleurs lorsque j'ai appris qu'elle n'avait que 16 ans. Vous imaginez ? A seize ans, elle a une filmographie bien remplie et ce n'est que le début. Immense tirage de chapeau pour cette actrice.
D'ailleurs, dans le film, tous les acteurs qui jouent ses camarades ont l'air beaucoup plus vieux qu'elle. 

Les autres acteurs du film jouaient tous très bien leurs rôles. Juliane Moore (la mère de Carrie) qui, les rares fois où je l'ai vu, jouait des rôles de mère de famille douce et sympathique, m'a fait frissonner en fanatique religieuse et folle furieuse notoire.
Cependant, je m'attendais à ce que la maison soit plus glauque, avec des tableaux représentant Jésus et d'autres passages de la Bible partout alors que sur un papier peint vieux comme le monde se trouve un ou deux crucifix.
 
Mme Desjardin est vraiment adorable, je ne sais plus si elle était si protectrice envers Carrie dans le roman mais c'est vraiment une super prof.

Le gros bémol que je donne à ce film c'est le placement de produit. L'histoire originelle se passe dans les années 70 et j'ai cru qu'on y était jusqu'à ce que Chris sorte un Sony Xperia et poste la vidéo sur YouTube. C'est étrange car il y a une faille spatio-temporelle entre Carrie, sa mère, la ville et Chris et sa bande. (Chris est une fille au cas où vous vous poseriez la question)
C'est dommage qu'un cadre et une ambiance aussi bien respectés soient gâchés par une telle action marketing. Mais je reconnais que le sujet principal est l'harcèlement en milieu scolaire et ce qu'a fait Chris est une humiliation qu'on retrouve aujourd'hui. 

Pour la scène de fin, la réalisatrice a prit quelques libertés en changeant les évènements. Pour ceux qui comptent le voir. Je ne spoilerai donc pas mais une scène en particulier du livre qu'on retrouve différemment dans le livre m'a un peu manqué. Mais dans l'ensemble, l'adaptation est réussie.

En résumé : Carrie, la vengeance est une adaptation fidèle portée par un duo/trio (j'a beaucoup aimé Mme Desjardin) d'actrices surprenants.
Je le recommande à tous ceux qui ont lu le roman et conseille le roman ainsi que le film aux autres. Je vous assure que le film n'est pas une boucherie aux multiples explosions de sang, bien qu'il y en aient. 

Note : 4/5
 
 Avis aux intéressés : Dans Carrie vous pouvez voir la performance de Ansel Elgort qu'on retrouvera en 2014 dans l'adaptation de Divergent et l'adaptation de Nos étoiles Contraires.



dimanche 17 novembre 2013

Livre numéro 72 vs Film numéro 68 : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet. Reif Larsen.

Auteur : Reif Larsen
Edité chez : Le livre de Poche
Résumé : T.S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird et qu'il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

 Avis :

 

En voyant la bande-annonce du film au cinéma. J'avais très envie de découvrir le livre. Une fois le livre acheté, je n'ai pas mis beaucoup de temps avant de me jeter dessus.

L'écriture de l'auteur m'a emballé dès les premières lignes. Il n'était raconté qu'une soirée ordinaire mais déjà, je sentais que ce roman allait beaucoup me plaire.
Par contre, le début prend pas mal de temps à commencer, le narrateur s'éloigne trop de l'histoire par moments mais c'est pour planter le décor donc, on l'excuse.

On rencontre TS et sa famille, toute aussi hétéroclite que loufoque. Que ce soit son père, cow-boy dans l'âme, sa mère, entomologiste spécialisée dans les scarabées, sa grande-sœur Gracie, fille d'une petite ville rêvant de gloire et enfin Layton, le petit frère de TS, portrait craché de son père.
La famille Spivet m'a charmé, tous autant que les autres. Je déplore juste le fait de ne pas avoir vu plus sa mère dans le récit.

Le personnage de TS est vraiment unique et attachant. Ce jeune garçon de 12 ans à peine qui se passionne pour les sciences et qui écrit et dessine tout ce qu'il voit. Ce n'est pas moi qui irait faire ça. Il est tellement mature qu'à des moments, on oublie son âge.

Tout au long du récit, on trouve dans les marges des petits textes explicatifs, des schémas ou anecdotes comme dans les dictionnaires ou les encyclopédies et c'était vraiment une super idée de la part de l'auteur. Bien sûr, il est un peu dur de prendre le rythme au début et de s'arrêter dans la lecture pour lire les marges mais certains dessins et certains textes étaient géniaux.

Ce roman est un road-movie un peu particulier puisque le seul et unique passager s'avère n'avoir que douze ans et n'avoir jamais quitté sa ville natale. Le voilà parti pour sillonner les routes des États-Unis du Montana à Washington DC. Sur sa route, il croisera des paysages et des gens de tous horizons et c'est ce que j'aime dans les roads-movies. Les découvertes.

Pendant son périple, TS tombe sur un carnet de sa mère qui contient le récit de son arrière-arrière grand-mère Emma. Ces passages m'ont beaucoup plus car on y voit une autre scientifique et qu'on donne une touche de féminisme avec la scolarisation des femmes, la place des femmes dans la science... Dans les interviews bonus de Jean Pierre Jeunet, le réalisateur, à la fin du roman, il dit que ces passages vont être en parti enlevés et c'est bien dommage.

Arrivé à Washington, tout s'enchaîne très vite et je ne m'attendais pas du tout à cette fin mais c'est dans l'esprit du roman : inattendu et super. Les interviews que TS donne m'ont laissé un peu perplexe. Je n'aurais jamais dit ce qu'il a dit mais les adultes doivent lui pardonner le panache de l'âge.

En résumé : L'extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet est un roman qu'on peut lire à 12 ans comme à 30 tant la maturité du jeune garçon est déroutante. Il y avait quelques longueurs au milieu du roman mais ça ne m'a pas empêché de beaucoup aimer ce roman. J'ai très hâte de découvrir l'adaptation qui a été faite au cinéma. 


Note : 4.25/5



Réalisé par : Jean-Pierre Jeunet
Avec : Kyle Catlett, Callum Keith Rennie, Helena Bonham Carter
Genre : Aventure

Synopsis :
T.S. Spivet, jeune garçon surdoué vivant dans le Montana, reçoit un jour un appel l’informant qu’il a gagné un prix scientifique de renommée mondiale. Il quitte sa famille pour traverser seul les Etats-Unis en direction de Washington, afin de recevoir sa récompense décernée par un jury qui ne sait pas qu’il n’a que 12 ans...




Avis :

Wouaw.

Je reconnais avoir eu quelques appréhensions sur cette adaptation. Jean Pierre Jeunet nous confiait qu'il avait changé pas mal de choses et vu que j'avais beaucoup beaucoup aimé le roman, je trouvais ça dommage.

Quel menteur ! En effet, je crois que de toutes les adaptations vues cette année, celle-ci est la plus fidèle. Tous les détails s'y retrouvent, Gracie qui égraine le maïs, la fable de Deux Nuages jusqu'au 100 m de fil téléphonique et la conversation entre le Dr Clair et Layton (ceux qui ont lu le livre me comprendront ;-) chaque chose avait sa place et toutes les longueurs que j'avais déploré dans le roman se sont envolées.

Je suis épaté par le travail de Jean Pierre Jeunet qui pour moi, a réussi le défi un peu fou de concentrer tout l'esprit du roman de Reif Larsen ( qui fait 430 pages tout de même) en un film d'à peine 1h45. Certes, le passage de la traversée a été très édulcoré mais il a eu raison de le faire. L'essentiel se trouve dans le film.

Encore une fois, le film est bien à l'image du livre : unique. Les couleurs du film étaient magnifique et changeaient des autres choses qu'on a pu voir jusque-là. Les paysages étaient également fabuleux, le ranch de la famille à la maison rouge pétard, le relief de l'Amérique, c'était quelque chose de très beau à voir. Je n'ai pas vu le fabuleux destin d'Amélie Poulaine (le film le plus célèbre de Jean Pierre Jeunet) donc je ne sais si c'est sa marque de fabrique, ma mère m'a dit que les flashes lors de la remise des prix rappelaient Amélie Poulain mais sinon je ne sais pas.

Autre point qui m'a fait adorer ce film c'est la performance des acteurs. Helena Bonham Carter sort de ses personnages effrayants chez Tim Burton pour interpréter la mère de TS, une scientifique mais avant tout une mère. Beaucoup plus "humaine" et sentimentale que dans le roman et c'était une super idée de l'avoir fait apparaître plus longtemps.
Un chapeau bas pour Kyle Catlett, l'interprète de TS qui n'a même pas 12 ans. Il s'est vraiment approprié le personnage et pourtant la tâche était rude. Je crois que les acteurs de son âge qui se livrent à une telle performance se comptent sur les doigts d'une main. Certes, il était un peu moins perdu dans ses pensées que le TS que j'avais rencontré dans le livre mais je peux vous dire que jouer TS Spivet n'est pas donné à tout le monde.
Tous les autres acteurs ont réussi à donner vie aux personnages. Le père, Layton, Gracie, la sous-secrétaire et j'en passe.

Les dix dernières minutes sont totalement inventées par le réalisateur. Il a réinventé une fin et je l'ai tout autant aimé que le reste du film. 

En résumé : Cette adaptation s'annonçait être difficile mais Jean Pierre Jeunet l'a vraiment réussie. Si je n'avais qu'une chose à dire c'est : lisez le livre, allez voir le film. Offrez l'un ou l'autre à vos proches car ces œuvres méritent qu'on s'y intéresse.


Note : 4.5/5 

dimanche 27 octobre 2013

Livre numéro 70 vs Film numéro 62 : The Mortal Instruments 1/La Cité des Ténèbres. Cassandra Clare.

Auteure : Cassandra Clare 
Edité chez : Pocket Jeunesse 
Résumé : 

Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d'un seul coup!
Mais le pire reste à venir...Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.



Avis :

 

Puisque la sortie du film était imminente, je me suis dis qu'il fallait peut-être que je me bouge et que j'achète et lise ce livre (ça faisait 6 mois que je me disais qu'il faudrait que je l'achète, comme la plupart des livres en même temps).

Chose faite !

Bon. Après Amélie Nothomb, dur dur de s'habituer à un plume moins travaillé, ainsi je n'ai pas été charmé par l'écriture de Cassandra Clare mais je suppose que ce n'était pas son but premier.

La Cité des Ténèbres m'a rappelé certaines choses vues autre part, Buffy contre les vampires pour n'en citer qu'une. La boîte de nuit, les créatures venues de l'Enfer, le sac et les poches pleins de pieux et d'eau bénite... Après, je ne dis pas que Buffy est la référence suprême.

Ce livre n'est pas une lecture qui marque, cela fait 4 jours que je l'ai terminé et je ne vois pas beaucoup de points à traiter.

En tant que premier tome d'une saga, le décor et les éléments sont mis en place : les chasseurs d'Ombres, Idris le pays des chasseurs d'Ombres, les différentes créatures et l'Histoire de tout ce monde fantastique. Tout en y insérant de l'action et des bouleversements.

Un peu comme Aislinn dans Ne jamais tomber amoureuse (il faudrait que je termine ce roman d'ailleurs), Clary a la capacité de voir ce monde parallèle que le commun des mortels ne peut pas voir. 
L'enfant sans histoires qui découvre que son passé et sa vraie nature ne sont pas ceux qu'il croit, wouaw ! ça a été vu une centaine de fois, non ? Mais qui n'aime pas ça au fond ? 

J'ai peut-être la mémoire courte, mais il ne semble pas que Clary ait reçu un entraînement de chasseurs de démons, si ? Par rapport à Divergent, j'ai l'impression qu'elle ne faisait que traîner dans le manoir et suivre Jace, Isabelle et Alec pendant leurs missions.
La question est donc, si elle ne reçoit pas d'entraînement particulier, QU'EST-CE QU'ELLE A FAIT PENDANT LES 550 PAGES DU ROMAN ?
Je suis méchant, il s'est passé des choses dans le roman, pas énormément mais je pense que sinon 550 pages aurait été plus long que ça.

Au niveau des personnages. Je n'ai pas vraiment ressenti beaucoup d'empathie pour Clary, pour moi, elle s'est faite assez discrète quitte s'effacer. 
Jace est plus charismatique que Clary, ses réflexions m'ont bien fait sourire, son lourd passé l'a rendu froid mais sous sa carapace c'est un tendre, bien qu'à la fin, il était un peu trop crédule, mais il avait envie d'y croire. 
J'ai adoré les Lightwood, Isabelle et Alec, chacun à sa façon. Isabelle est indépendante et forte, Alec joue le dur mais il est très attendrissant.

Je suis assez dur avec ce roman. Ne croyez pas que je ne l'ai pas aimé. C'est juste que je l'ai lu en quatre jours et je n'ai pas forcément eu le temps de m'accrocher à l'univers et aux personnages. Franchement, je ne suis pas déçu de cette lecture. C'est juste les 21€ dépensés qui ne passent pas très bien.  

En lisant les cinquante dernières pages, j'étais "Non. C'est pas possible. Mais comment l'auteure a pu ?" Cassandra Clare est vraiment une tordue pour avoir pondu quelque chose comme ça. Je n'arrive pas à y croire.
Et si vous avez terminé la saga et que vous savez quelque chose que j'ignore, ne me spoilez pas parce que je pourrais devenir violent. Merci pour votre compréhension.

En résumé : La Cité des Ténèbres n'est pas le roman de l'année, mais j'ai très envie de découvrir la suite. Si vous aimez le Young Adult fantastique et Buffy contre les vampires, je vous le conseille.   
Note : 3.25/5






RESUME :
Film fantastique américain réalisé par Harald Zwart avec Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Aidan Turner

DUREE : 2H10
New York, de nos jours. Au cours d'une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d'un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux... Elle découvre alors l'existence d'une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d'Ombre. Le mystérieux Jace est l'un d'entre eux. A ses côtés, Carly va jouer dans cette aventure un rôle qu'elle n'aurait jamais imaginé. 

Avis :

 

Si je n'étais pas convaincu par la totale originalité du roman, le film m'a conforté dans l'idée que les clichés étaient monnaie courante.

Tous ceux qui ont vu le film avec moi étaient d'accord sur le fait que les réalisateurs ont pris tous les films à succès et l'ont mis dans un film. De l'Institut calqué sur Poudlard à "Je suis ton père"  toute les éléments de la culture y passent. Mais le moment le plus WTF du film était quand même le rapprochement entre les chasseurs de démons et Bach. Qu’est-ce que ce pauvre compositeur leur a fait ? 

En plus, il semblerait qu’il n’existe que la rune angélique dans le monde des chasseurs d’ombres, ça y est, à peine ils en trouvent une, ils sont contents, ils la réutilisent en veux-tu, en voilà.

Cette fois-ci, Clary interprétée par Lily Collins m’a beaucoup plus convaincu que le personnage originel. J’étais surpris de voir que l’actrice n’était pas trop vieille pour jouer une lycéenne. Mais dans son flash-back, a douze ans, elle a quand même totalement changé de couleur des yeux. On y croit.

Par contre, cette mise en valeur a empiété sur celle des autres. Ainsi, on ne fait que croiser Isabelle, Alec et Hodge à l’occasion. A peine trente secondes après que Clary croise Alec, elle l’a déjà cerné. 
Isabelle qui, dans le roman, est une bombe aux formes généreuses, s’est transformée en une fille mignonne mais banale. 
Et Jace… Le massacre ! Si certains disent que Robert Pattinson est laid, je ne le trouve pas si mal à côté de Jamie Campbell Bower. 
Je sais c’est superficiel et je ne suis pas en position de faire des commentaires sur le physique mais il m’a fait pensé à un croisement entre Charlize Theron et un cadavre. Pour interpréter un personnage charismatique et tombeur, je n’ai pas du tout adhéré.


En ce qui s’agit du film en lui-même. Il y avait de l’action, de l’amour, de l’humour, de la magie et une bande originale très plaisante. Des indices sur l’intrigue étaient disséminés un peu partout pour donner un côté dramatique au tout. La recette d’un blockbuster commercial américain. Je ne suis pas un hipster qui reproche le côté commercial des films mais alors, je n’étais pas du tout dans ma période blockbuster pour ados donc le charme n’a pas vraiment opéré. Je me suis même ennuyé à vrai dire. Peut-être qu’en le regardant dans quelques temps je l’apprécierais mieux mais il m’a fait clairement comprendre que 16 lunes/Sublimes Créatures à côté, c’est beaucoup mieux.



En résumé : l’adaptation ne bat pas des records de fidélité, surtout la fin qui fait en sorte que le film se suffise à lui-même et qu’une suite n’est pas forcément nécessaire même s’il va y en avoir une. Je ne le déconseille pas mais ne vous attendez pas à être subjugués par son originalité.

Note : 3/5 


Pour conclure :
Je n’ai été convaincu ni par le livre ni par le film. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé, je voulais aimer The Mortal Instruments, vraiment mais je reste vraiment mitigé. Je ne continuerais pas cette saga en livres, j’irais peut-être voir le second film. Cependant, je ne le vous déconseille pas si vous aimer Harry Potter ou Twilight ou 16 lunes ou Buffy, enfin, vous voyez le genre.

Je ne pourrais même pas vous dire lequel gagne l'affrontement, j'ai mieux noté le livre d'un quart de point mais j'avoue avoir passé un bon moment et je ne voulais pas paraître trop sévère.